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  • L’entretien de corégulation en éducation thérapeutique du patient (2/5) | Marc Nagels
    dimensions de la vie du patient L asymétrie de la relation n a pas pour autant disparue Chaque médecin ou soignant négocie comme il peut avec ses croyances ses buts et son expertise support de son identité professionnelle Le but des professionnels dans une relation de service n est d ailleurs pas de renoncer à l expertise mais d effectuer un déplacement du monde soignant vers le monde du patient pour s y adapter pragmatiquement L expertise biomédicale n est plus une fin en soi mais le moyen d écouter le ressenti du patient et une ressource pour établir un plan d action Ce travail de diagnostic résulte bien d une position asymétrique et de l expertise qui l accompagne mais nous observons aujourd hui plutôt la combinaison en situation de service de plusieurs expertises L une d entre elles sollicite la médiation du patient pour élaborer le diagnostic et le plan d action Le diagnostic doit se poser avec les mots et le ressenti du patient et non comme s il s agissait exclusivement d un diagnostic technique et biomédical Les éducateurs comme les réceptionnaires automobiles avec leurs clients Mayen 1998 font parler les patients Le savoir faire conversationnel est déterminant pour établir et maintenir la coopération soignant soigné D ailleurs l intention de coopérer est un objet de travail en soi lors des rencontres avec le patient Au fil de son expérience le soignant construira progressivement les ressources pour reconnaitre et maintenir l intention de coopérer du patient au programme d éducation thérapeutique 2 5 Le rôle du langage Il est logique que le langage constitue un axe d analyse privilégié des activités de service L interaction verbale est tout à la fois un produit d une activité humaine une activité humaine et un instrument des activités humaines On passe d un registre à l autre parler est une activité caractéristique des relations de service mais les relations de service sont décrites et analysées par le langage en tant que produit du travail Le langage n est pas seulement le moyen de l activité de service c est l objet même du travail avant les aspects techniques ou matériels Même lorsque l activité comporte une forte composante motrice nous pensons aux rééducateurs le langage accompagne chaque acte technique chaque manipulation corporelle Les interactions verbales constituent ainsi la meilleure part du travail et des activités de service L interaction verbale est en effet toujours et simultanément une activité interagir converser un produit d une activité conjointe et un instrument psychologique et symbolique d une activité Kostulski 2005 p 114 Par ailleurs il est notable que la formation des professionnels des relations de service passe par le langage quasi exclusivement Lorsque la formation se fait active et renvoie aux situations professionnelles dans le cas des simulations d intervention par exemple le langage tient une place prééminente lors de l expression préalable des scénarii pendant l activité simulée et plus encore après lors du débriefing Mayen 1998 Le langage technique lui même est source d apprentissage c est un indice de la compétence La maîtrise du langage technique par les formateurs est une condition à la formation Le langage est un instrument de communication c est aussi un artefact sans cesse confronté aux organisateurs de l activité possédés par le sujet c est à dire les schèmes qui guident les dimensions représentatives et opératoires de l activité Les schèmes d utilisation constituent les entités psychologiques organisatrices des actes instrumentaux au sens où l entend Vygotski Rabardel 1999 Si Vygotski différencie deux types d instruments les instruments techniques pour transformer sur le monde et les instruments psychologiques qui exercent une influence sur le psychisme propre ou sur le comportement Vygotski 1997 il n est pas utile de distinguer ces deux types d instruments le langage est un instrument technique et psychologique Il change le monde de manière déclarative en même temps il transforme le sujet sur un mode réflexif Pour cette raison l analyse du langage représente une voie d accès pour mieux comprendre la structuration cognitive de l activité Du langage nous pouvons en inférer une certaine manière de construire et de réguler l activité professionnelle De cette relation étroite du langage avec d une part la structuration cognitive de l activité et d autre part les comportements effectifs eux mêmes il peut être efficace d intervenir sur le langage opératif et de le modifier pour éliminer certaines caractéristiques indésirables du point de vue de la performance telles que des ambiguïtés ou des confusions Falzon 1994 p 300 Agir sur le langage c est agir potentiellement sur l activité et les communications fonctionnelles qui en deviennent la part observable Savoyant Leplat 1983 Pour autant tout le travail n est pas contenu dans les communications fonctionnelles il s accompagne d une bonne dose de communications non fonctionnelles les interactions langagières qui ne servent pas même lointainement la production et de communications méta fonctionnelles qui traitent du travail lui même et la manière de s en acquitter sans que ces communications n aient d effets directs ou à court terme sur la production Les dialogues ressortent de ces trois catégories fonctionnelles non fonctionnelles ou méta fonctionnelles La fonction des dialogues à travers leur intentionnalité et leur co construction est essentiellement d engager et de maintenir un processus de coopération Dans le cas de l éducation thérapeutique du patient nous remarquerons que l intervention du professionnel s articule avec l intervention du patient L activité est conjointe et pas seulement simultanée dans le but de coopérer Le dialogue est indispensable à la coopération et la coopération est indispensable à un dialogue réussi L activité conjointe autour de l éducation thérapeutique du patient est une co construction une construction mutuelle qui suppose d identifier et de traiter le problème posé de s entendre sur une planification et de partager de connaissances communes À cet égard le terme d éducation thérapeutique rend malaisément compte de cette construction collective si du moins l éducation est l action

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  • L’entretien de corégulation en éducation thérapeutique du patient (3/5) | Marc Nagels
    non verbale Ce n est d ailleurs pas tant la norme de politesse et de bienséance qui compte il s agit plutôt d assigner des rôles et de rendre explicite la relation d asymétrie Les types d interaction langagière sont des formes sociales normalement connues des usagers et des professionnels pour se comporter de manière adéquate avec les soignants ou avec les soignés et s inscrire dans le programme d éducation thérapeutique du patient L analyse des jeux de langage permet d inférer le niveau de maitrise des compétences relationnelles exigibles en situation de relation de service Les entretiens de corégulation font apparaitre deux dimensions Elles sont essentielles pour analyser la relation soignant soigné dans le cadre de l éducation thérapeutique du patient mais aussi vraisemblablement pour toute autre relation de service la première est celle des concepts organisateurs respectifs qui guident les activités du soignant et du soigné la deuxième est celle des jeux de langage qui caractérisent la co activité ils sont institutionnalisés et ils témoignent des comportements de coopération qui visent à coproduire l action 3 3 Les concepts organisateurs du soignant La fonction des concepts organisateurs est d orienter et guider l activité Ils permettent de diagnostiquer la situation et de prélever l information pertinente pour ajuster l action à l évolution de la situation Pastré 2008 Les concepts organisateurs du soignant sont liés à ses représentations des finalités du processus et des résultats de l éducation thérapeutique du patient Ils se présentent sous la forme d un répertoire de connaissances sur la dimension technique et humaniste de l intervention éducative L éducation thérapeutique du patient de ce point de vue est une attitude visant à reconnaitre et à soutenir la personne soignée L enjeu est de comprendre le patient un point clef dans le travail des soignants et des éducateurs Caroly Weill Fassina 2007 p 88 Ce qui semble aller de soi pour les soignants recouvre en fait des conceptions favorables à la capacité de décision des patients sur leur santé leur maladie et leur vie quotidienne Par son accompagnement centré sur la dimension bio épistémique le soignant ne se substitue pas au patient lorsqu il est souhaitable de penser et d agir de manière autoréférente et agentique Bandura 2001 Les concepts organisateurs se constituent vraisemblablement à la croisée des modèles biomédicaux et éducatifs Baeza 2011 Ils conduisent le soignant à se représenter le patient comme agissant sur la situation en cherchant à comprendre son rôle Le soignant est amené à identifier les variables et les indicateurs qui sont associés aux concepts organisateurs l état psychologique et physiologique du patient en rapport avec le vécu de la maladie chronique les éventuels facteurs de dégradation 3 4 Les concepts organisateurs du patient relatifs à la gestion de sa santé Les concepts organisateurs des patients qui orientent et guident son activité dans le cadre de la relation sont authentiquement à considérer pour que l éducation thérapeutique du patient ne devienne pas une prescription soignante de plus La personne soignée est à la fois unique et indépendante mais aussi interdépendante car en relation avec d autres Il existe dans l action éducative une forme d imprévisibilité et d incertitude multifactorielle à prendre en compte ce qui justifie d appréhender cette complexité autrement Alglave 2012 p 36 et l auteure d en appeler à la liberté d autoréguler sa santé En fait la liberté du patient est imprescriptible sauf à introduire dans l éducation thérapeutique du patient l injonction paradoxale Sois libre Les personnes soignées participantes aux programmes d éducation thérapeutique du patient exercent elles leur liberté Plus exactement dans quel est rapport bénéfice risque peuvent elles se situer alors que la maladie induit toujours une certaine forme de dépendance à autrui Les concepts organisateurs du patient expliquent en partie les raisons qui le conduisent à s adresser à un soignant et qui vont le mettre en situation de dépendance de tensions et de déséquilibre la relation soignant soigné étant nécessairement asymétrique Le sentiment de liberté dans la relation éducative est aussi construit sur des calculs intégrant le prix de la prestation des compromis et des négociation sur la relation instrumentale fin moyen et sur la résistance aux possibles tentatives de manipulation d autrui Les patients présentent toute la gamme de comportements qui va du refus de soin et de l opposition aux soignants donc du désengagement du processus d éducation thérapeutique du patient à la coopération pleine et entière en passant par la collaboration polie avec les soignants Il s agit pour le patient d agir et de mettre fin à une situation problématique autrement dit de faire en sorte que ses expériences dans son milieu de vie reviennent à l intérieur des normes favorables au maintien et au développement de sa vie Canguilhem 1966 Le milieu devient consistant pour un sujet dès lors qu il individualise le monde externe l incorpore à son fonctionnement le milieu s offre ainsi comme le prolongement de l organisation du sujet Il existe une cohérence interne au sujet entre ses besoins et les effets recherchés dans le milieu lesquels se définissent selon ses concepts organisateurs Il est vraisemblable que les situations d éducation thérapeutique réactivent chez le patient une dynamique de normativité vitale en vue de la production d un milieu de vie plus favorable Les concepts organisateurs du patient sont relatifs au processus de normativité vitale ancré biologiquement chez l individu et à l orientation de ses comportements 3 5 Les jeux conversationnels et les comportements de coopération Un soignant ne soutient pas ou n éduque pas un patient comme il le ferait pour un membre de sa famille ou un ami proche La situation professionnelle est intégrée et avec elle les buts de la relation ainsi que la nature du service rendu A la différence de la sphère domestique l institution préconise des modes d action en indiquant de quelle manière les actions doivent être réalisées et avec qui Tout cela trouve sa concrétisation dans les échanges langagiers qui

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  • Évaluer les compétences avec des cartes mentales. C’est possible ! (1/2) | Marc Nagels
    de la qualité à l hôpital a énoncé deux concepts organisateurs Le respect des procédures et L efficience des pratiques A la lecture de sa carte nous pourrons suspecter une représentation de la qualité plutôt normative et tournée vers la satisfaction des besoins institutionnels en termes d efficacité et d efficience Il était pourtant attendu qu un concept organisateur centré sur le management des équipes et la mobilisation envers une culture partagée de la qualité soit énoncé Le choix d un concept organisateur plutôt que d un autre signe deux postures de manager différentes Dans la carte mentale les concepts organisateurs sont mis en relation avec une série d éléments qui permettent de les préciser et de les opérationnaliser C est le cas pour Les procédures à suivre Les métiers de soin sont des métiers très protocolisés les étudiants ont ils repéré les protocoles les procédures voire les us et coutumes ou les habitudes du service implicites ou explicites qu ils doivent appliquer En ont ils connaissance Qu en retiennent ils Ce questionnement porte sur la tâche redéfinie Leplat 2000 ce que les étudiants se proposent de faire et ce qui oriente leur activité Par exemple un étudiant cadre face à un problème d absentéisme à traiter évoquera l existence d une procédure dégradée voire dans certains cas l absence de procédure ce qui le renvoie à une négociation avec l équipe soignante Les savoirs à mobiliser Il est important ici de ne pas laisser les étudiants se focaliser uniquement sur les savoirs académiques lesquels seront de toute façon pragmatisés pour reprendre l expression de Pastré c est à dire sélectionnés transformés mis à l épreuve de la pratique Tous les savoirs ne posséderaient pas une utilité pratique et courent le risque de tomber dans l oubli Lorsqu un étudiant cadre cite des savoirs en psychologie et en sociologie pour gérer une parasitose il ne se trompe sans doute pas mais ses réponses vagues et très générales laissent penser que la conceptualisation dans l action pourrait être plus aboutie Les actions à effectuer Les actions renseignent sur le couplage entre les méthodes les savoirs et les informations à prendre sur la situation Là encore l organisation logique des actions dans le temps leur niveau de précision et de pertinence les conditions de mise en œuvre sont de vrais critères d évaluation du degré d opérationnalisation Les variables à surveiller dans l action Elles représentent une véritable difficulté pour les novices qui font des efforts pour les identifier correctement Souvent peu accessibles à la conscience elles ne font pas toujours l objet d une transmission explicite L expérience et la routine masquent souvent les variables à surveiller Elles sont pourtant essentielles pour expliquer l adaptation en situation Par exemple un infirmier signale que la surveillance des paramètres vitaux est indispensable pour identifier un arrêt cardio respiratoire dans un service de soin J ai indiqué plus haut que l un des problèmes de l évaluation des compétences réside dans le risque de réussite ou d échec abusif La compétence étant surtout une affaire de couplage avec la situation nous comprendrons que le type de situation puisse aider ou desservir l étudiant Avant même d agir il faut mettre la situation à sa main Mayen 2012 composer avec ses caractéristiques pour ensuite pouvoir la transformer Ajoutons à cette difficulté le fait qu il est toujours possible de réussir sans comprendre et parfois de comprendre sans réussir comme l a montré Piaget 1974 Il existe pourtant un moyen simple de supprimer la part de hasard dans l évaluation des compétences De Ketele 2006 c est de la faire refaire Trois fois suffisent on ne réussira pas par hasard deux fois sur trois Ce principe peut être adapté facilement avec les cartes mentales une première carte propose une situation prototypique un problème bien identifiable avec une seule solution possible une deuxième carte travaille sur une adaptation facile à réaliser La troisième exige un niveau d adaptation élevé Ces trois situations font partie de la même classe de situations elles sont à la fois proches et différentes Les évaluateurs règlent la complexité de la situation en ajoutant ou en retranchant des informations dans l exposé de la situation et en proposant des problèmes plus ou moins identifiables et avec des solutions uniques ou multiples Jean Marie de Ketele suggère également d applique la règle des ¾ c est à dire de considérer que la satisfaction des critères minimaux vaut les trois quarts des points Les 25 restants rémunèrent les critères de perfectionnement Avec les cartes mentales il est facile de décider ce qui dans la structure de la carte ou son niveau de détail ou son contenu répond aux critères minimaux L usage des cartes mentales augmente la pertinence de nombreuses évaluations Prenons deux exemples Le premier est celui de l unité d enseignement Sciences biologiques et médicales dont la modalité d évaluation est une évaluation écrite des connaissances Dans la pratique de nombreux IFSI laissent les médecins en charge des enseignements utiliser leurs QCM Il n est pas certain que cela réponde tout à fait aux critères de compréhension des mécanismes ou de rigueur du raisonnement critique Une évaluation avec une carte mentale permettait de mettre en lien les connaissances théoriques et les connaissances acquises en stage avec les réflexions sur le circuit du médicament et la responsabilité infirmière Un QCM n est pas l outil le plus adapté pour travailler sur les conséquences dans la pratique des glissements de tâche dans la distribution des médicaments entre infirmière et aide soignante Or les glissements de tâches s expliquent par l état d un certain nombre de variables organisationnelles relationnelles temporelles dans les services Une carte mentale fait apparaître de quelle manière un étudiant intègre ces variables dans son activité Là où un QCM privilégie la simplicité d approche une carte mentale restitue un peu de la complexité rencontrée dans les situations ordinaires Le deuxième exemple est celui de l unité d intégration Évaluation d une

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  • Évaluer les compétences avec des cartes mentales. C’est possible ! (1/2) | Marc Nagels
    la pensée réflexive distanciée critique est bien une ressource au service du développement des compétences Le premier obstacle est celui de la notion de compétence non pas qu elle souffre d une absence de définition mais plutôt d une surabondance de significations A un premier niveau celui qui nous intéresse ici la compétence expliquerait les performances régulières et reproductibles La compétence est la manière d organiser l activité pour produire un comportement observable c est à dire la performance Vergnaud évoque depuis plus de vingt ans Vergnaud 1990 une organisation invariante de la conduite dans une classe de situations donnée un schème qui rend compte de la performance Vergnaud fait volontiers de cette organisation invariante un synonyme de la compétence Le Boterf et Tardif si souvent cités par les cadres de santé formateurs n ont fait que vulgariser ces avancées conceptuelles et avec le risque de la vulgarisation justement Mais nous pourrions tout aussi reprendre avec profit une ancienne définition celle du sociologue Lichtenberger La compétence c est la traduction d un surcroît d exigence vis à vis du salarié du technicien jusqu à l opérateur celui d avoir à s organiser lui même à prendre sur lui pour répondre aux insuffisances du travail prescrit face aux fluctuations des demandes des clients et à la variété des évènements en production Lichtenberger 1999 Cette définition reste très actuelle vu l évolution du monde du travail Sa force réside dans l accent mis sur les adaptations en situation Le surcroît d exigence est devenu fondamental En effet la compétence ne se juge pas seulement à la réussite dans une situation mais à la réussite potentielle dans une variété de situations ce qui requiert des capacités d adaptation La notion de compétence se complexifie d autant raison de plus pour retourner aux auteurs qui donnent les clés Au delà de cette définition cognitive de la compétence nous pourrons aller encore un peu plus loin avec une perspective agentique celle de la maîtrise des usages professionnels Albero Nagels 2011 La compétence est aussi un jugement social une attribution un étiquetage dont nous bénéficions Cette fois ce n est plus seulement les conditions d apparition de la performance qui nous intéressent mais notre rapport stratégique à l environnement avec l enjeu de faire reconnaître par autrui nos compétences réelles ou supposées Il est parfois aussi facile de signaler ce que n est pas la compétence Elle n est pas Une tâche ou un objectif C est une combinaison de ressources pour agir et s adapter du point de vue d un professionnel en particulier pour répondre aux tâches qui sont des exigences adressées aux professionnels qualifiés Un savoir La compétence est tournée vers l action Les savoirs académiques et pragmatiques ne sont que des ressources parmi d autres pour réussir les tâches dans des situations réelles Une performance La performance est une transformation physique ou symbolique du milieu professionnel Elle est en principe observable parfois avec difficulté Pour autant l essentiel est peut être ailleurs

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  • La fin des organismes de formation ? Oui, mais pour qui ? | Marc Nagels
    plus à certains qu à d autres Les apprenants standards peuvent ils marcher au pas des autodidactes La percussion des compétences Une fois de plus la notion floue des compétences bouscule les certitudes établies Depuis le moyen âge les savoirs s apprenaient en centre de formation et à l école mais dans notre époque post moderne où s apprennent les compétences Et d ailleurs interrogent les hyper modernes les compétences s apprennent elles vraiment Un bon professionnel je veux dire celui qui est tout à fait conforme aux attentes du management n attend pas qu on l envoie en formation pour s adapter Conscient de l évolution de son entreprise il adhère pleinement à ses intérêts et se mobilise pour générer les compétences qui lui font défaut ben tiens Il valorise son expérience professionnelle pour combler l écart entre les compétences requises et les compétences acquises De ce point de vue il ne faut pas abandonner la critique radicale de la notion de compétence et celle de l autodidaxie également si elle conduit les salariés à se perfectionner en devançant les attentes et sans même avoir besoin de recourir au droit pourtant durement acquis à la formation La notion de compétence dotée d un étrange pouvoir d attraction a rapidement perfusé les milieux de la formation Ils vivent maintenant dans la dépendance des entreprises la production à flux tendu de référentiels de formation a été l instrument de cette mise sous tutelle du monde de l éducation et de la formation Faut il se méfier des superpouvoirs des autodidactes Les autodidactes apparaissent comme des apprenants surentrainés et performants Comme les autres ils ont besoin de certifications et de validations mais ils réfutent la formation institutionnelle qui conduit au diplôme Au nom de cette compétence particulière de genèse professionnelle inégalement distribuée je le rappelle nous pourrions être tentés de décréter la fin des organismes de formation Il est vrai que certains sont moribonds et ne tiennent que sous perfusion Ce serait oublier un peu trop vite le rôle éminent d accompagnement qu ils jouent pour le plus grand nombre d apprenants plus faiblement autodirigés et moins compétents que les autodidactes Laissons encore aux centres de formation une chance de prouver leur valeur et de montrer qu ils sont capables de nouer un dialogue constructif avec les entreprises ou les conseils régionaux Ils le feront ils le font déjà en reprenant une saine distance critique basée sur le long terme et la volonté de construire des identités professionnelles solides L adaptation hyper réactive aux supposés besoins des entreprises n est pas la ligne d horizon Les entreprises elles mêmes sont finalement bien incapables de définir leur stratégie à moyen et long terme Ne militons pas trop vite pour la fin des centres de formation Leur mission de développement professionnel de construction d une identité collective fondée sur un savoir faire actualisé de renforcement de l autonomie des acteurs tout cela pourrait disparaitre si l on n y prend pas garde Le plus

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  • Comment les IFSI seront intégrés à l'université en 2013 | Marc Nagels
    un des scénarios suivants a Ouvrir des accès passerelles à la deuxième ou troisième année des études de santé à partir de généralistes b Créer une licence santé généraliste c Mettre en place des parcours LMD correspondant aux quatre grands domaines de formation en santé Les soins infirmiers sont l un des quatre grands domaines à coté du médical du pharmaceutique et de la rééducation Comment dire plus clairement que le grade de licence n est pas suffisant et que la formation professionnelle organisée par les IFSI est un obstacle si l université doit organiser ses quatre filières de santé La tentation est toujours la même le premier cycle de trois ans du nouveau dispositif d étude en soins infirmiers vient à peine de se terminer l évaluation est en cours qu il faut déjà penser à le mettre à bas D autres scénarios avec des partenariats respectueux par exemple auraient pu être envisagés entre les instituts de formation et les universités La proposition numéro 24 ne s embarrasse ni de détails ni d arguties Accélérer l intégration universitaire des formations sanitaires et sociales pour regrouper toutes les études de santé au sein de l université Une fois les étudiants titulaires d une licence se verront proposer des masters dans une filière des métiers de la santé réorganisée par l université Les arguments sont ici très généraux et le discours ne porte pas spécifiquement sur les filières de santé mais sur l articulation licence master Le message est clair les métiers de la santé ne doivent pas être traités autrement que tous les autres Les problèmes d insertion professionnelle des étudiants en psychologie ou en sociologie sont étendus à tous les autres y compris à ceux qui ont vocation à s universitariser rapidement C est sans doute ce que le

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  • La meilleure façon de dévaluer l'évaluation | Marc Nagels
    réflexion sur la croissance Fort bien J observerais toutefois comme la Revue de la communauté polytechnicienne que la question de la recommandation vise à mesurer la fidélité des clients vis à vis d une entreprise Notion très utile je ne la discuterai pas mais de l appréciation de la fidélité à l évaluation des apprentissages Nous ne sommes ni sur le même niveau de complexité ni dans le même univers conceptuel Si le but est de faire prospérer l entreprise la fidélité des clients est cruciale et nécessite des stratégies commerciales performantes pour augmenter la fidélité et maximiser les profits Plutôt que de rechercher à l infini des nouveaux clients il est certainement préférable de ne pas négliger les clients prêts à renouveler l achat La méthode est simple les réponses à l unique question sont classées une échelle de 0 non jamais à 10 oui très certainement ce qui permet de dégager trois groupes de clients les détracteurs les neutres et les prescripteurs Les détracteurs se sont ainsi dénoncés d eux mêmes et l entreprise va chercher à contrôler leur pouvoir de nuisance Dans le cadre des formations supérieures professionnelles quelle est l entreprise Qui sont les clients fidèles Que des étudiants recommandent leur centre de formation à un sens en effet mais le rapport que les étudiants ont entretenu à chaque intervention des enseignants non permanents ne se résume pas dans ce type de recommandation Enfin si la formation est une relation client fournisseur comme une autre c est alors le centre de formation qui pourrait logiquement recommander un fournisseur un enseignant vacataire à son réseau À qui des étudiants peuvent ils recommander un intervenant et avec quelles chances de succès Une des clés du problème se trouve dans le courrier d accompagnement le centre recherche en fait une mesure de la satisfaction Ah Le retour de la satisfaction en formation sous couvert du pragmatisme entrepreneurial Il me semble pourtant qu il est possible de recommander quelque chose à autrui sans être satisfait personnellement et réciproquement simplement parce qu on estime que les besoins de son collègue ne sont pas identiques aux siens mais aussi pour de nombreuses autres raisons qui n ont rien a voir ni avec la satisfaction ni avec les besoins Nous savons depuis les travaux de Kirkpatrick et Kirkpatrick dans les années 50 que la mesure de la satisfaction ne rapporte aucun élément fiable pour le pilotage des dispositifs de formation Un apprenant peut être satisfait et n avoir rien appris et la réciproque est tout aussi exacte Évaluer une formation repose sur quatre dimensions La première est une réaction face aux conditions de formation et correspond à la satisfaction perçue Pour autant un étudiant satisfait a t il appris quelque chose Ses compétences sont elles avérées Contribue t il au développement des organisations dans lesquelles il agit Ces trois dernières dimensions renvoient véritablement à l efficacité et à la signification des formations Un score plutôt que rien Le calcul du score n est

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