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  • Courte-Focale.fr : Critique de Les Bien-Aimés
    retrouvera l écho en fin de film les Madeleine et les Vera d hier et d aujourd hui comprenez de 1978 et de 1997 se passent le relai le temps d une chanson pleine de mélancolie Tout est si calme on entrevoit déjà toute la richesse du chassé croisé qui suivra et qui nous confirmera que la première petite heure n était qu une mise en place nécessaire Dans ce moment charnière mère et fille incarnée par les vraies mère et fille Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni posent un regard différent sur celles qu elles étaient respectivement vingt ans auparavant Leur différence nous sera confirmée plus tard par la chanson Une Fille légère Madeleine a été une jeune femme insouciante et une amoureuse passionnée dans les années 1960 à une époque pas forcément plus facile qu aujourd hui mais où les démons de la guerre et de la privation étaient trop proches dans le temps pour que l on vive gravement et où l avenir paraissait ne pouvoir qu être meilleur que le passé la présence dans le rôle de Jaromil âgé du cinéaste tchèque Milos Forman nous renvoie d ailleurs aux premiers films de celui ci qui saisissaient un peu ce paradoxe dans la Tchécoslovaquie communiste des années 1960 Elle est restée chante t elle une femme légère et semble avoir comme maxime Jamais faire pitié juste envie rester désirable et disponible au va et vient du désir des hommes quitte à vivre dans la frustration causée par les caprices de ces derniers Véra elle dit avoir voulu devenir une fille légère Mais c est bien son époque qui paraît le lui refuser comme si elle avait loupé le coche Son époque c est celle qu Honoré connaît Le regard qu il pose dessus n est plus comme pour les années 1960 et 1970 évasif presque fantasmatique et aussi forcément un peu cinéphile la première heure évoquait bien plus que la seconde Truffaut ou Demy et peinait même à sortir de leur ombre Il se fait plus grave et disons le d une belle acuité Car le cinéaste parvient à saisir comme dans Non ma Fille tu n iras pas danser une certaine mélancolie du présent qui toucherait toute une génération un flottement lié à l incertitude de l avenir Et le rétrécissement des ellipses de 1997 on passe à 1998 puis à 2001 et enfin à 2007 exprime par la forme ce que le thème du sida évoque dans le fond la réduction des possibles l accentuation des dangers liés à l amour Madeleine et Vera aiment des hommes qui passent ou qui restent et qui les aiment plus ou moins en retour Tandis que pour Madeleine même le plus persistant des triangles amoureux demeure affaire de légèreté Catherine Deneuve Milos Forman et Michel Delpech sont simplement réjouissants d une fraîcheur incroyable pour Véra le premier coup de cœur d un soir s emballe pour dégénérer en tragédie Il semble que même l ampleur de la catastrophe du

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  • Analyse : Bienvenue À Gattaca (Andrew Niccol)
    sont justement surnommés les hoovers en référence à la fois à ces aspirateurs hoover en anglais et au dirigeant mythique de la CIA J Edgar Hoover interprété par Leonardo DiCaprio dans le nouveau film de Clint Eastwood J Edgar En s attachant ainsi au corps Bienvenue à Gattaca redécline et pousse à son extrême un motif récurrent de la SF d autant plus glaçant que l on sait bien que nos sociétés n y échapperont pas la surveillance maximale ou du moins la possibilité de sa mise en œuvre Ici l appréhension par les autorités de l espace et des informations qu il contient est décuplée par les technologies mises à leur service De sorte que les personnages sont leurs empreintes leurs poils leurs peaux mortes leurs cils etc Et presque rien de plus c est là l aberration contre laquelle Vincent se révolte Il suffit d un échantillon dérisoire de son corps pour dire de lui la seule chose qui a une importance aux yeux de la société dans laquelle il vit s il est Viable ou Non Viable Ainsi les plus grands moments de suspense du film et ou de panique du personnage sont engendrés par ces détails qui n en sont plus un cil de perdu qui peut fonder toute une suspicion un contrôle d identité pour lequel Vincent doit se débarrasser de ses lentilles de contact colorées quitte à risquer la mort quelques minutes après en traversant une voie rapide qu il voit trouble ou encore des cheveux laissés dans le lit de son amante après qu ils ont fait l amour De manière plus générale le corps est placé au cœur de nombreuses séquences Parce qu en plus de Vincent qui se sert du sien comme outil de sa supercherie il y a aussi Irene la collègue avec laquelle il débute une relation et qui se sent inférieure aux autres en raison d une insuffisance cardiaque et bien sûr Jérôme Eugène Morrow noté son deuxième prénom où le mot gène est encore là son complice paraplégique Tandis que la perte de souffle de la jeune femme décuple l intensité d une scène de course poursuite l handicap de Jérôme sert le beau suspense d un passage où l inspecteur de police vient vérifier la présence de Vincent Jérôme chez lui et où Jérôme doit monter en rampant les escaliers menant à sa chambre où il est censé être convalescent Ces corps que la société dans laquelle ils évoluent considère comme défaillants n ont qu à être présents dans le champ confrontés les uns aux autres pour que se dégage des images un sens une dénonciation des absurdités du système GATTACA Il y a ce passage où suite à une horrible opération destinée à alonger ses jambes de quelques centimètres afin de faire exactement la même taille que Jérôme Vincent est allongé près de celui ci avec un dispositif métallique qui n aurait pas grand chose à envier à l appareil de contention avec lequel évoluait le personnage de Rosanna Arquette dans Crash de Cronenberg La construction de l image suffit à souligner le fait que Vincent doive descendre plus bas que Jérôme pour espérer usurper l identité de celui ci et connaître ainsi un changement de statut social L absurdité c est celle de l enjeu quelques centimètres pas plus Tout ça pour ça Il y a aussi le concert auquel assistent Vincent et Irene Un concert un peu particulier où le magnifique Impromptu op 90 n 3 de Schubert récurrent dans Trop belle pour toi de Bertrand Blier est joué dans une version enrichie de quelques notes aiguës On s en étonne comme Vincent jusqu à ce qu Irene montre à celui ci l affiche de la soirée le pianiste n a pas dix doigts avec lesquels une telle performance aurait été impossible mais douze En plus d être d une grande beauté ce passage musical se solde par un constat d injustice par le protagoniste pourquoi l anormalité propulse certains au sommet lorsqu elle le prive lui de la réalisation de ses rêves Signe que l on intègre vite les instincts qui fondent la société dépeinte dans le film on suppose instantanément que les parents du dit pianiste auraient choisi que leur enfant naisse ainsi dans l optique d en faire un prodige ou un freak c est selon De fait si chaque couple peut choisir le meilleur embryon il peut bien en choisir un présentant une anomalie si celle ci est envisagée comme profitable pour l avenir Par moments on entrevoit les implications terribles et vertigineuses des pratiques qui ont cours dans cette société là et dont le scénario ne peut bien entendu montrer que quelques cas de figure Andrew Niccol a le bon goût de le faire parfois sur le ton de l humour le médecin qui teste régulièrement Vincent lui dit en le regardant uriner Vous ne vous cachez jamais Vous pissez sur commande En même temps je vous comprends très bel équipement Je me demande pourquoi mes parents ne m en ont pas commandée une comme celle la Mais le tout fait surtout froid dans le dos D autant plus que le cinéaste tend moins vers une déclinaison futuriste des grands totalitarismes du XXe siècle que vers un réalisme une vraisemblance qui nous fait relativiser le caractère science fictionnel de la société qu il peint Le régime décrit demeure une démocratie et l on apprend au détour d une réplique que la discrimination y est encore condamnée par la loi Il n y a ni haine ni violence Par contre il y a une dérive discrète et insidieuse de la volonté toute légitime d améliorer le sort de l humanité La société dont le centre spatial GATTACA offre un aperçu est une utopie de l excellence que ses aspects arbitraires transforment en cauchemar Il suffit d avoir un seul prélèvement bénin du corps d un individu pour pouvoir obtenir en un rien de temps dans un centre de test

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  • Critique : Birdman (Alejandro Gonzalez Iñarritu)
    pour un coup du hasard Sauf que non sur le fond Iñarritu n a pas changé Son idée de transposer l un des plus beaux films de John Cassavetes le fameux Opening night à l ère du numérique aboutit certes à une mise en abyme vertigineuse du rapport à la fiction mais ne le dépossède pas pour autant de son point de vue supra pessimiste sur une humanité qui à bien des égards n a de cesse que d aboutir à des impasses existentielles desquelles elle ne réussit pas à s extraire Ce qui fait la différence et qui contribue à tirer le film vers le haut tient en si peu de choses l humour Ou plutôt un cynisme corrosif et réjouissant que n auraient pas renié Bret Easton Ellis et Frédéric Beigbeder contrastant du même coup avec la douce empathie qui caractérisait le film de Cassavetes Et comme le manque de subtilité n est pas forcément corollaire d un regard cynique Iñarritu choisit d intégrer de la nuance dans le moindre échange humain évitant ainsi à ses personnages de ressembler à des stéréotypes d individus misanthropes dépossédés de toute porte de sortie A une époque où la célébrité s efface et se redessine au gré de l accélération du temps où Internet devient le terreau des échanges humains où les réseaux sociaux redéfinissent chaque information jusqu à en pervertir le sens et où le quart d heure de notoriété devient prétexte à une guerre d ego entre artistes il y avait de quoi promettre un tableau tout sauf flatteur de la faune du spectacle le cinéma est ici convié autant que le théâtre Toute la smala qui enveloppe Riggan suinte la névrose sa fille Sam Emma Stone qui exprime violemment son mal être son ex femme Sylvia Amy Ryan qui le met face à ses responsabilités de père sa petite amie Laura Andrea Riseborough qui souffre en silence d un manque d attention son agent Jake Zack Galifianakis qui gère très mal les imprévus sur les répétitions de la pièce l acteur égocentrique et surdoué Mike Shiner Edward Norton qui lui vole la vedette au risque de partir en vrille dans l improvisation l actrice Lesley Naomi Watts qui craque émotionnellement à chaque petit souci Sans parler d un autre ensemble braquant son regard sur tout ce petit monde des journalistes avides d exégèses voyeuristes un artiste se retrouve porté en triomphe après avoir manqué de se tuer sur scène en plus d être plus ou moins incultes qui ne connait pas Roland Barthes des artistes ratés qui se font critiques élitistes pour mieux s imaginer au dessus des artistes des fans transis tout juste bons à faire des selfies pour avoir leur petit moment de gloire des vieux friqués qui patientent devant une pièce de théâtre en réfléchissant à l endroit où ils iront dîner après et des clochards dont la gueulante antisociale cache peut être d aspirants acteurs en pleine déchéance Alors donc toujours aussi misanthrope le réalisateur de 21 grammes Que nenni Ce qui est énoncé ci dessus n est que l image que les personnages renvoient quand ce n est carrément pas celle qu ils s imaginent voir chez leurs semblables Ce que révèle Birdman est un vrai théâtre de contradictions et de nuances pour le coup très éloigné d un étalage racoleur de tout ce que l humanité peut faire de plus borderline C est l humour dévastateur du scénario qui permet d abord cela entre de discrètes piques expédiées sur la petite taille du pénis de Mike ou sur le sourire de psychopathe de Riggan et c est vrai que Michael Keaton peut faire peur quand il sourit on jubile d une poignée de dialogues cyniques à travers lesquels Iñarritu se la joue observateur acerbe Dénigrer une journaliste du New York Times pour ses goûts vestimentaires On dirait qu elle a taillé une pipe à un clochard oser une définition gonflée de la popularité la cousine racoleuse du prestige d après Mike ou digresser sur un abominable trauma d enfance en réalité un énorme pipeau est ici affaire de résignation à affronter le côté plombant de la vie par le cynisme autant qu un moyen détourné de prendre l avantage sur l autre Parce que les personnages de Birdman de par leur facilité à installer le conflit dans chaque échange verbal sont sans cesse à cheval entre la vie et le spectacle telle une perfusion sanguine scotchée à leurs veines Il suffit d une poignée de scènes pour prendre le pouls du vertige suscité par le scénario et c est généralement le personnage de Sam qui en est le pivot Dans une scène grandiose la voilà qui hurle ses quatre vérités à son père dans un monologue enragé à faire frémir les votants aux Oscars l occasion de constater à quel point Emma Stone est une actrice prodigieuse Mais a t elle pour autant raison sur tout notamment quand elle explique qu être contre les hamburgers et ne pas avoir de page Facebook est synonyme de ne pas exister dans ce monde Ne s est elle pas construite elle même un personnage de fille fragile et fracassée comme lui fait remarquer Mike au cours d un Action ou Vérité sur le toit du théâtre N est elle pas en train de jouer un rôle au point de ne pas voir qu il lui est impossible d espérer passer inaperçue ainsi Et comment ne peut elle pas voir que son arrogance n apparaît aux yeux des autres que comme un cache destiné à dissimuler quelque chose de plus beau de plus vrai Une file d attente d hypothèses qui en implique très vite une autre puisque l interlocuteur Mike est peut être en train de jouer lui aussi un rôle celui du confident comme pour prouver à l autre son propre talent d acteur Le fait de mentir dans la vie de tous les jours et de dire la vérité quand il est sur

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  • Courte-Focale.fr : Critique de Biutiful
    arrêt la fatalité au coin du visage mais la bonté de chacun peut faire office de porte de sortie temporaire c était déjà le sujet en filigrane de ses précédents films Soit mais derrière tout ça où le cinéaste veut en venir Nulle part Très vite on discerne très nettement sur quels points précis le film va se transformer peu à peu en une croûte abominable à tous points de vue En effet pas une seule scène pas un seul plan ne se déroule sans qu Iñarritu ne s attarde sur un détail crado ou pauvre aidé par une caméra qui bat des records dans la complaisance Exemple pour montrer la douleur occasionnée par un cancer de la prostate il ne lui suffit pas de montrer Javier Bardem pissant du sang dans une cuvette mal nettoyée il faut en plus rajouter un plan où le héros qui a un peu pissé sur les bords de la cuvette essuie les gouttes d urine sanglante avec un Kleenex usagé Et je ne vous parle pas de la récupération d un vieux cercueil dans un cimetière délabré qui se résume en quatre plans le décor d une saleté indescriptible le chariot élévateur couvert de rouille le cercueil rongé par les mites et le cadavre en évidente décomposition Bref le monde est une décharge à ciel ouvert et tout est moche là dedans Merci pour l info Violence coke vomi sang pauvreté insalubrité prostitution maladie noirceur amertume putréfaction la liste est trop longue et tout le film suit cette logique y compris dans ses rares moments de calme Et le mot calme ça il est évident qu Iñarritu ne sait pas trop ce que ça veut dire On savait déjà que son cinéma était sans arrêt dominé par une tension sous jacente mais là c est juste un brouhaha terrifiant qui procure un mal de tête terrible sans enjeux ni objectif C était déjà perceptible dès la scène d ouverture où un homme mime le bruit du vent et de la mer puis les deux en même temps de façon un peu trop bruyante mais le cinéaste semble habité par l envie de sursignifier le moindre son de rendre le volume proportionnel à l agacement suscité par les images Une façon de camoufler le vide abyssal de son projet derrière une surcharge d effets en tous genres comme il l avait déjà fait par intermittences dans Babel Peut être mais peu importe la raison sur 2h30 qui semblent faire le triple Iñarritu sombre sans cesse dans les pires poncifs du film dramatique à savoir un scénario qui enfile des séquences atroces pour refléter quelque chose d atroce une esthétique visuelle volontairement cradingue pour que le film prenne des allures d Odorama putride et des effets sonores assourdissants pour donner l impression qu il se passe quelque chose alors que non Même dans son montage c est dire si le film chute de plusieurs étages pour schématiser sans trop faire de vagues imaginez simplement que

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  • Courte-Focale.fr : Critique de The Blackout
    double maudit qui à force d installations plastiques et de vidéos cochonnes d un racolage à peine envisageable s apparente à un manipulateur vicieux sorte de Mephisto au pays des images trafiquées Ce jeu sur les formats d image et les ambiguïtés qu ils suscitent constitue en soi une démarche artistique fulgurante que le cinéaste réutilisera à nouveau par la suite avec une maîtrise bien plus évidente dans son meilleur film le définitif New Rose Hotel Dans sa première partie le film semble renouveler les figures déjantées de l univers ferrarien le cinéaste filme avant tout des corps et des silhouettes tous égarés dans le grand vertige des images et des perceptions Mais dès que le film s écarte d une possible narration classique pour basculer dans un état de transe incontrôlable le brouillage du sens et des sens opère à plein régime et heureuse surprise Ferrara prend le risque de dérégler ce qu il avait mis en place pour basculer dans la mélancolie dark dans un océan tellement noir et impénétrable qu on finit par s y noyer la scène finale en témoigne à la puissance mille De quoi contredire totalement les reproches adressés au film lors de sa présentation au festival de Cannes en 1997 certains ne voyant dans cette intrigue gigogne qu un prétexte prétentieux pour permettre à Ferrara de faire n importe quoi avec sa caméra ou encore de s imaginer qu un casting aussi audacieux n était qu une banale astuce commerciale involontairement renforcé par cette affiche racoleuse où Claudia Schiffer et Béatrice Dalle s enlacent l une contre l autre Une affiche royalement mensongère par ailleurs puisque les deux actrices ne se rencontrent jamais dans la même scène On pourra mettre ça sur le compte d un coup marketing mais d un autre côté cela paraîtra presque logique comment ne pas y voir une image fantasmée par l inconscient de Matty une hallucination tout droit sortie de sa mémoire fragmentée Au delà de tout ce processus métatextuel on en oublierait presque ce qu Abel Ferrara raconte au premier degré à savoir l enquête d un homme sur ce qui a constitué sa nuit de défonce après une rupture avec sa petite amie Et on pourrait presque croire au fait que le type loin de se limiter à un simple jeu sur les apparences ait aussi souhaité bousculer les attentes du spectateur Un exemple simple le simple fait de faire jouer à Claudia Schiffer une jeune femme aimante et pure pour la désérotisation d une star glamour que pouvait on rêver de mieux très éloignée du cliché du mannequin engagé dans une grosse production en tant que joli supplément décoratif est en soi une audace assez bienvenue Mais c est surtout la performance de Béatrice Dalle qui entre en jeu dans le principe de métamorphose établi par Ferrara la belle brune incendiaire révélée par 37 2 le matin est ici le seul personnage capable dans cet univers de débauche de résister à l appel de

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  • Analyse : The Blade (Tsui Hark)
    Man Sing et Koan Hui Production Raymond Chow Compositeur Raymond Wong Photographie Keung Kwok Man Montage Tsui Hark et Kam Ma Origine Hong Kong Année de production 1995 1995 Chiu Man cheuk Hong Kong Moses Chan Tsui Hark Wuxiapian Xin Xin Xiong Laisser un commentaire Annuler la réponse A propos de l auteur We are sorry but the author did t entered any information in his profile Tweets de CourteFocale

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  • Analyse : Blade (Stephen Norrington)
    permettre de jouissifs excès l utilisation d un produit anticoagulant permettant de littéralement faire exploser les vampires Le scénario de Goyer est bien sûr l élément clef de cette gestion Avec Blade Goyer voulait livrer un équivalent au Batman de Tim Burton qui demeurait à l époque LE comic book movie par excellence Visuellement les deux films ne sont absolument pas raccords Norrington veut donc du réalisme alors que Burton se laissait aller à tous ses délires expressionnistes Toutefois outre la reprise tout aussi discutable d un défaut obligatoire le personnage féminin servant de point d ancrage au public et apportant une romance guère judicieuse les deux super héros se montrent similaires Se sont deux justiciers solitaires hors la loi perçus comme une menace par les autorités traditionnelles et qui suivent un même parcours psychologique Suite aux meurtres de ses parents Bruce Wayne luttait contre le crime comme une façon d exprimer ses psychoses Blade a un passé équivalent la mort de sa mère mordue par un vampire et avoue lui même que sa lutte contre les suceurs de sang est un moyen de récupérer son humanité Une bonne illustration de cela serait la préparation au combat final Couramment ce genre de scène bénéficie d un montage au cordeau montrant le héros ajustant chaque pièce de son armement Il s agit de mettre en avant la détermination d un héros qui sait que le point de non retour a été dépassé et qu il n a plus qu à embrasser la fin qui lui est destinée Ici au contraire la scène est très calme Aucune poussée d adrénaline n est voulue et le regroupement des armes est mis en parallèle avec la méditation bouddhiste du héros La scène montre comment cette préparation permet au personnage d atteindre une paix intérieure Une paix qui sera redéfinie lorsque Blade devra faire face à certaines révélations et mettre en œuvre un précepte zen selon lequel la délivrance nécessite de tuer père mère et Bouddha à noter que le concept fut apporté par Fincher lorsqu il plancha furtivement sur le projet On touche ainsi à une autre qualité du script la définition des personnages par l action Goyer rappelle dans son commentaire audio qu il est parfois inutile d écrire des dialogues tant une image suffit Blade brille souvent par cette qualité de résumer la personnalité des personnages grâce à quelques images efficaces On regrettera toutefois que Goyer n ait pas maîtrisé cette compréhension jusqu au bout et que certains dialogues s avèrent particulièrement redondants Deacon Frost affirmera un nombre incommensurable de fois qu il a besoin de Blade vivant Honnête Goyer admet lui même qu il a commis quelques erreurs Il rappelle également l importance de trouver une bonne fin Car si un film est réussit sur ses trois quarts il suffit que la dernière ligne droite ne convainque pas pour que le long métrage laisse une mauvaise impression Le plus gros reproche fait à Blade provient justement de son rythme decrescendo Alors

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  • Courte-Focale.fr : Analyse : Le Projet Blair Witch / Blair Witch 2 : Le Livre Des Ombres
    Witch Les maigres compétences de caméraman des acteurs ont donné quelques splendides accidents Heather Donahue pensait avoir parfaitement cadré son visage pour le célèbre plan de la confession mais cela est réducteur par rapport au fondement de l effroi qui suinte du film Les acteurs ont donc filmé tout ce qui leur était soumis avec ce qu ils avaient autrement dit sans aucune indication La caméra devient l extension de leur regard découvrant au fur et à mesure les évènements En choisissant de reproduire telles quelles les vidéos les réalisateurs nous forcent à épouser leur point de vue à partager l incompréhension qui les étreint face aux évènements et la panique grandissante qui en découlent C est cette absence d explication qui rend l objet si terrifiant malgré les multiples révisions Cloverfield REC Diary Of The Dead et même le père fondateur Cannibal Holocaust sont des films démonstratifs dans leur manière de faire naître l horreur En dépit du propos plus ou moins développé de ces films il y a le risque de tomber dans l impression d un train fantôme Agréable la première fois celui ci perd de son intérêt lorsqu on y replonge puisque tous ces effets sont éventés Ça n est pas le cas de Projet Blair Witch car on s interrogera toujours sur la nature de ces effets On ne sait pas d où proviennent les bruits dans la forêt et qu est ce qui les produit On ne sait pas comment les personnages ont pu faire pour se perdre On ne sait pas quelle chose a bousculé la tente On peut revoir et revoir le film on restera avec le même sentiment d incompréhension Toutes les spéculations sont possibles et il se crée une peur inextricable face à l indicible On notera d ailleurs que le seul moment où s amorce un embryon de réponse et où les personnages commencent à comprendre ce qui leur arrive correspond à la fin Heather et Mike explorent l ancienne maison de Rustin Parr Mike disparaît et Heather le retrouve à la cave dans un coin Cette configuration correspond à celle des meurtres de Parr tels que décris en début de film un enfant est mis au coin pendant qu un autre est tué Comprenant qu elle vient définitivement de rentrer dans la mythologie de son reportage Heather hurle avant que quelque chose ne la force à lâcher sa caméra Au regard de cette fin il faut considérer que le film reste brillamment construit L escalade de l horreur est ainsi parfaitement gérée d une situation confortable on progresse vers des événements étranges mais anodins jusqu à arriver à l agression physique et la nature de cette horreur favorise constamment les interrogation sur la frontière entre le mythe et la réalité Si la campagne publicitaire jouera un rôle déterminant Le Projet Blair Witch deviendra le gigantesque phénomène que l on a connu grâce à l investissement d un casting qui releva brillamment le défi leur interprétation n a probablement jamais été saluée à leur juste valeur et une parfaite connaissance du médium employé Le succès est indéniable que ce soit au niveau du box office des centaines de millions de dollars pour un budget de plusieurs dizaines de milliers ou de la culture de cette fin de siècle on ne comptera plus le nombre de parodies engendrées L argent appelant l argent Artisan Entertainment distributeur du film sur le territoire américain réclame une suite Toutefois le studio se heurte au désistement de Myrick et Sanchez Ces derniers ne sont pas intéressés par l affaire et souhaitent au contraire prendre quelques distances avec leur bébé qui les a largement dépassé ils annonceront d ailleurs à l époque plancher sur une comédie romantique pour leur second long Les deux bonhommes se contenteront juste d un poste honorifique de producteur et du chèque qui va avec Le studio doit donc faire sans les géniteurs originels Plusieurs scripts sont ainsi développés avant que ne soit embauché le réalisateur Joe Berlinger Berlinger n a alors réalisé aucun film de fiction mais a derrière lui une longue et fructueuse carrière de documentariste Inutile de dire pourquoi le studio a vu en lui le candidat parfait Pourtant Berlinger va leur jouer un mauvais tour il refuse d utiliser le procédé du first shot person Bien qu il reconnaît avoir apprécié le premier film surtout pour son aspect psychologique il se dira très mécontent de la perception du public qui a avalé bouche bée le dispositif du film Il est tout particulièrement ennuyé par le raccourci caméra à l épaule documentaire qui lui paraît puéril au regard de la manière dont se conçoit un véritable documentaire C est cette perception de l image par le public qu il souhaiterait aborder Rejetant les scripts proposés Berlinger et son scénariste Dick Beebe La Maison De L Horreur développera sa propre histoire à travers un film plus traditionnel même si il inclura une grande partie des composantes du Projet Blair Witch Le plan du générique de fin résume assez bien la démarche de Berlinger La caméra survole la forêt et dans un élégant mouvement s éloigne jusqu à ce qu on ne distingue plus que des formes abstraites Bien qu il soit tourné de manière dite classique et qu il devrait en conséquence nous donner plus de recul que le premier opus le dispositif nous laisse toujours autant dans l expectative quant à ce que l on voit Blair Witch 2 Le Livre Des Ombres ne cherchez pas le dit livre dans le film y en a pas s inscrit dans la veine de l horreur néo popularisée par le Scream de Wes Craven quelques années plus tôt L ouverture du film nous ouvre ainsi les porte d une méta réalité avec un montage d archives nous présentant le phénomène Projet Blair Witch En dépeignant l impact du premier film en introduction Berlinger renoue avec l idée du brouillage entre réalité et fiction Le film suit un groupe de touristes

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