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  • Critique : Kingpin (Farrelly bros.)
    du bas corporel amour du road movie De Dumb and Dumber à Mary à Tout Prix de L amour extra large à Deux en Un c est une même voie celle d un politiquement incorrect qui ne s arrête pas aux croisements de la transgression mais explose ce carrefour pour mieux rappeler à nous spectateurs ce qui se cache derrière la toile de vrais personnages brillamment brossés une ode au moins que rien au loser au craignos Passionnante est la comédie selon les Farrelly puisque comme le démontre Kingpin il ne sera pas seulement question de vriller vers la cruauté l essence même du slapstick mais d assumer l humanisme d un cinéma hilarant qui comme les balades de Jonathan Richman déborde de Foi en l homme Ainsi comme pour mieux expliciter ce qui fait le petit plus d un Kingpin ces moments où entre gêne et rires c est l enrichissement du personnage de Woody Harrelson qui détonne passant de ridicule à attachant les Farrelly se sont concrètement dirigés à partir de Mary à Tout Prix vers ce que ce sont tous leurs films depuis les origines vers un genre cinématographique qui se maintient sur la notion d évolution la comédie romantique initiatique Romances où le parcours des personnages aussi bêtas soient ils comptent plus que tout Bien sûr rigolos comme ils sont les frérots pourront nier jusqu au bout cette sentimentalité par un ultime virage plein de dérision Pourtant cette galerie de figures rimant avec Pathos un winner dont on a brisé les rêves une belle femme bien paumée un jeune candide c est l incontestable mixture de tout un art du Grotesque entre premier et second degré où le cynisme est inexistant et où les gags physiques vous échauffent les zygomatiques pour mieux vous révéler une vision optimiste et émouvante du plouc du freak du ringard de celui qui reste sur le banc de touche Comme chez Ricky Gervais The Office la happy end ici se mérite dans ce flot de séquences qui ont même surpris Roger Ebert ce disbelieving comme l écrivait le critique où le Tragique s insinue parfois dans l antre du portnawak pour donner consistance aux protagonistes Ce que la critique semble avoir découvert avec Deux en Un Frank Capra était beaucoup cité est la base même d une fresque qui s étale à force de répétitions depuis 1992 l adaptation constante d un panorama reconnaissable entre mille par la musique la traversée dépaysante de l Amérique les interprétations outrancières qui n est que nib sans son impact philosophique Et oui philosophique Quand des potacheries délirantes causent de l amitié à toute épreuve Dumb et Dumber Les trois corniauds Deux en Un de l amour au delà de l apparence L amour extra large Kingpin de la difficile recherche de Soi Fous d Irène Kingpin de la victoire contre les traumas d un passé Mary à Tout Prix Kingpin pour mieux affirmer son existence présente et repartir à zéro Kingpin again c est

    Original URL path: http://www.courte-focale.fr/cinema/critiques/kingpin/ (2015-10-11)
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  • Critique : Kingsman (Matthew Vaughn)
    bande ou à se faire rabaisser par son alcoolique de beau père Il est aisé de se retrouver dans un tel personnage Du coup lorsqu on lui offre l opportunité d intégrer une formation d espion le concept germe dans notre esprit nous aussi pourrions devenir Bond Après tout Sean Connery n est il pas un rustre maçon écossais avant que Terence Young ne taille ce diamant brut pour en faire le célèbre espion Ce qui pouvait devenir quête de réalisme grisâtre et de psychologie à deux sous s oriente alors vers une ambiance à la limite du conte Néanmoins l idée aurait pu surtout tenir de l opportunisme pur et simple du calcul pour se mettre l audience dans la poche à peu de frais se rappeler comment Joss Whedon fait du geek collectionneur de cartes la motivation de ses super héros dans Avengers Mais Kingsman est bel et bien une œuvre sincère faisant de ce lien entre le héros et le public une véritable source de jubilation Il est d ailleurs conseillé ne pas seulement voir Kingsman mais aussi de le lire Dans les grandes lignes les deux œuvres sont semblables Le déroulement est similaire les enjeux sont identiques les rebondissements peuvent être modifiés pour certains mais conservent une fonction équivalente Toutefois chacune comporte des détails spécifiques qui leurs confèrent une personnalité propre Chez l auteur de Wanted on se la joue naturellement méchant garçon Millar affiche son esprit frondeur et sa rafraîchissante immaturité en crachant son message à la gueule du lecteur si tu veux être Bond bouge toi le cul Commence par lâcher cette connerie de BD et sortir de chez toi pauvre tache va Si Vaughn et sa coscénariste Jane Goldman ne rejettent pas cette attitude rebelle ils vont grandement l affiner Un exemple représentatif serait la nature de l organisation Kingsman Dans la bande dessinée il s agit d une agence d espionnage classique et assez anonyme que l on suppose affiliée au gouvernement Vaughn et Goldman vont lui octroyer un historique bien plus précis Fondée à la fin du XIXème siècle Kingsman était en premier lieu une prestigieuse entreprise de tailleurs La donne changera avec le déclenchement de la première guerre mondiale Les associés verront leurs progénitures partir au combat pour ne jamais revenir Disposant d une richesse qu ils ne pourront plus léguer ils choisissent de l utiliser pour créer un organisme capable de prévenir de telles catastrophes Kingsman est ainsi né en marge des gouvernements par l action civique de quelques simples citoyens Dans l exposition cette genèse peut paraître comme un détail anodin mais celui ci prend tout son sens vis à vis de la menace du film Vaughn conserve le plan machiavélique imaginé par Millar mais en modifie judicieusement l exécution Bien que le méchant reste cette figure d entrepreneur à la Steve Jobs dans les deux médias celui ci affichait avec plus de véhémence ses préoccupations de geek Ainsi les kidnappings rythmant la première moitié de l œuvre

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  • Critique : Kung Fu Panda 2 (Jennifer Yuh)
    Oubliez les paysages ensoleillés la poésie véhiculée par la beauté des cadres la mort de maître Oogway demeure la meilleure séquence du premier opus ou le superbe travail photographique que l on admirait autrefois Kung Fu Panda 2 se pose d emblée comme une œuvre résolument plus sombre Littéralement plus sombre On ne saurait imputer ce parti pris comme annonceur des mésaventures que vivra Po bien que l on puisse en être tenté pour le justifier L évocation de Tai Lung le bad guy un vrai pas celui de Megamind à peine capable de rajouter des moustaches à la Joconde de Kung Fu Panda n empêchait pas les décors d être noyés dans une lumière et des couleurs somptueuses Tout n est pourtant ici que ciel nuageux et pénombre avant même que la menace du film ne fasse son apparition Une impression d épure persiste même en termes de détails et de composition des plans comme si l on avait opéré une modification significative de la charte graphique de la saga Parallèlement le ton de cette suite a sensiblement évolué Plus d humour mais beaucoup moins bon et plus répétitif Si l on aimait originellement le Po gaffeur et maladroit en dehors de gags vraiment efficaces c est parce que Kung Fu Panda avait trouvé un réel équilibre dans son humour ne le laissant par exemple intervenir que partiellement au sein des combats On retrouve ici les mêmes situations Po a faim Po est fatigué Po a du mal à monter les escaliers Po se prend un mur etc parsemées avec plus d insistance dans l action mais sans l homogénéité qui leur réussissait tant Pour ainsi dire Kung Fu Panda 2 a perdu en tout cas en partie de ce qui faisait la substance du premier Le background mythologique est relayé au second plan les Furious Five ne sont plus vraiment des mythes la spiritualité en prend un coup l évolution psychologique se fait sur le tas quand elle se faisait consciencieusement auparavant et les combats se comptent au sein de péripéties n ayant qu un lointain rapport avec le kung fu Certes la première heure est loin d être totalement désagréable le charisme et la drôlerie des personnages sont intacts et participent d un spectacle débridé hautement appréciable Le paon se révèle être une figure maléfique digne de ce nom bien qu en dessous de la présence de Tai Lung et affublé d un trauma trop similaire pour satisfaire pleinement Seulement il y avait dans Kung Fu Panda un univers total parcouru de symboles et de légendes qui le rendaient fascinant Il est dans cette suite comme dreamworksisé délesté d une part de son imagerie pour se conformer au tout venant de la production animée actuelle dans lequel celui ci n est plus un personnage à part entière mais un simple support à grand spectacle Il n est qu à peine incarné dans la notion de paix intérieure conditionnant l évolution de son héros Comme si l on

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  • Courte-Focale.fr : Critique de Kuzco, L'Empereur Mégalo
    Il lui manque une grande piscine Aucun souci on convoque le chef du village voisin on lui annonce en trente secondes chrono que son village va être rasé dans une semaine pour laisser place à la résidence secondaire de l empereur et on se fiche éperdument du reste Sauf que le jour où Yzma irritée par le comportement de cette tête à claques couronnée le transforme en lama sans le faire exprès lors d un assassinat déguisé en pot de départ il n y a plus que le chef du village voisin nommé Pacha pour espérer remettre Kuzco sur le trône et sur le droit chemin tant qu on y est Voilà pour l intrigue très simple et pas si éloignée que cela du schéma évolutif propre aux héros de Disney il ne fait aucun doute que Kuzco finira par évoluer au fil de son aventure laissant de côté son égoïsme et son nombril pour se découvrir une âme généreuse et trouver l amitié auprès de ses congénères Heureusement la morale ne bouffe jamais la part laissée à l humour et au rythme ce qui la rend obsolète et inexistante les chansons grandiloquentes sont dégagées au profit d un seul tube groovy entonné en début de métrage et par Tom Jones en plus et les personnages sont tellement typés qu on en oublie tout ce qui les entourent Et les personnages secondaires parlons en pour servir la soupe à un Kuzco sacrément cynique et déglingué ici épaulé par un Pacha qui fait autant figure de bonne conscience que de partenaire d un buddy movie déjanté les scénaristes ont frappé très fort donnant ainsi vie à deux mémorables créatures D un côté Yzma la conseillère de l empereur sorte de mocheté préhistorique à côté de laquelle Médusa et Cruella d Enfer pourraient concourir au titre de Miss Univers la méchante du film se caractérise par une voix pas possible merci à Eartha Kitt la Catwoman de l époque un maquillage excessif qui devrait effrayer le plus ardent sosie de Lady Gaga et une silhouette filiforme assez incroyable De l autre côté Kronk le sympathique associé d Yzma sorte de Chippendale lobotomisé qui vole la vedette à tout le monde par sa folie sa connerie et ses caractéristiques en plus d être encore plus con qu un robinet il sait parler écureuil adore la mode et la corde à sauter fait des mots croisés en admirant les perroquets invente des plats pas possibles doit vivre avec ses deux anges l un positif l autre diabolique et plein d autres trucs si insensés qu il vaut mieux ne pas trop en dire Rythmé à la manière d un authentique buddy movie shooté au gaz hilarant le film fonce à pleine vitesse sans jamais regarder dans le rétroviseur Pas un seul temps mort ne vient gâcher le visionnage du film et la moindre seconde de relâchement se voit vite contrebalancée par un nouveau gag Des gags qui ici touchent au sublime les auteurs n

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  • Courte-Focale.fr : Analyse de Là-Haut
    quand il crève un pneu de sa voiture il se blesse les empêchent de rejoindre les chutes du paradis lieu où celui ci avait pourtant promis d emmener sa dulcinée Les notions de promesse et de culpabilité autres facteurs psychologiques qui permettront à Carl de s accomplir Il est désormais vieil homme n a plus goût à rien répète machinalement les mêmes gestes jusqu à s installer devant chez lui l image nous dévoilant l envers du décor d une maison entourée par un chantier de travaux immobiliers Nous sommes ici toujours dans la logique Pixarienne qui donne tout pouvoir à l image et véhicule plusieurs informations en très peu de temps Le fait que la maison soit la seule de la rue traduit ainsi l attachement profond du vieil homme envers elle par extension envers sa femme disparue par le biais de la boite aux lettres et illustrant de fait un deuil impossible Un côté borné propre à un personnage noyé dans la nostalgie que l on retrouve plus simplement dans son character design Ce personnage fait de figures géométriques rappelle les partis pris de John Lasseter au temps de ses premiers courts métrages en images de synthèse Il s agit ici d une caricature synonyme de raideur de personnalité obtus Soit l exact opposé d un Russell aux allures circulaires dont on perçoit nous mêmes très vite le caractère Deuxième opposition de style donc mais qui n est cette fois ci pas de la même nature Les cinéastes évoquent brillamment la complémentarité du duo via les badges du jeune garçon Dans Arrietty le petit monde des chapardeurs Shô est un adolescent en manque d amour maternel et se voit ainsi symboliquement souffrir d une maladie cardiaque Dans Là haut le manque affectif de Russell que l on apprendra par la suite se distingue par l emplacement du badge manquant à sa collection On constate cependant qu en dépit de personnalités contraires Carl finira par représenter la figure paternelle manquant au scout le badge donné par Ellie en début de film est situé au même endroit que celui manquant à Russell Que le dernier badge nécessaire soit celui de l aide aux personnes âgées ne laisse par ailleurs aucun doute sur la nature de leur relation et sur les faits futurs Dans Là haut chaque personnage a un trauma une obsession qu il devra guérir ou combler pour évoluer Charles Muntz n est ainsi pas le méchant absolu tel qu on le connait habituellement Brad Bird nous avait déjà fait le coup dans Les indestructibles la figure maléfique est avant tout désenchantée Muntz est une personne obsédée par la quête d une gloire perdue passant par la capture d un oiseau rare Carl est un vieil homme qui ne pense qu à réaliser la promesse faite autrefois à sa belle celle de finir leurs jours au sommet des chutes du paradis Pour lui sa maison EST Ellie il lui parle la regarde la réconforte En cela les deux personnages

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  • Analyse : Last Action Hero (John McTiernan)
    entre elles plongée littérale dans le grand écran Réalisation John McTiernan Scénario Zak Penn Adam Leff Shane Black et David Arnott Production John McTiernan et Stephen J Roth Compositeur Michael Kamen Photographie Dean Semler Montage Richard A Harris et John Wright Origine Etats Unis Année de production 1993 1993 Action Arnold Schwarzenegger John McTiernan Shane Black USA Zak Penn Laisser un commentaire Annuler la réponse A propos de l auteur

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  • Critique : Laurence Anyways (Xavier Dolan)
    diverses tonalités au sein d une narration qui se voit sans cesse travaillée comme de la pâte à modeler et Xavier Dolan mange ici du même pain sans forcément éparpiller sa narration façon puzzle seule la voix off coïncidant avec la fin de l histoire suit l ensemble des scènes tel un leitmotiv En vérité c est le film lui même qui est un puzzle à part entière avec son alternance de plans tableaux parfaitement cadrés et composés de scènes de ménage tour à tour hilarantes et remuantes de digressions oniriques qui dégagent une vraie force expressive de passages plus authentiques à un moment Laurence se met à côtoyer une assemblée de drag queen un peu déglinguées d envolées poétiques et d intermèdes musicaux totalement euphoriques de même que sa durée très longue son cadre 1 37 assez inhabituel pour un film au lyrisme si ample ses personnages qui filent droit devant sans réfléchir et sa bande son totalement électrisante où se mêlent Beethoven Visage Depeche Mode The Cure et The Funeral Party Il fallait bien tout cela pour refléter la construction progressive d une nouvelle existence étape par étape La narration a beau pouvoir se structurer en deux phases précises d abord la relation commune entre Fred et Laurence ensuite leur relation à distance elle reste d une grande liberté de ton et d action Outre un art du dialogue qui fait preuve d une vraie audace les mots sont percutants et très travaillés Xavier Dolan prend parfois soin de ralentir ou d accélérer le rythme jouant également sur l ellipse temporelle un cut qui fait un saut entre plusieurs années ou sur l esquive onirique comme en témoignent la plupart des séquences musicales précisément celles qui faisaient autrefois passer Dolan pour un jeune branché qui adore se regarder filmer Ici chaque intention de montage chaque morceau musical chaque effet de style est utilisé avec intelligence qui plus est sous une impeccable forme technique Une intro lancinante et mystérieuse où Laurence marche au ralenti et de dos épié par des regards tour à tour étonnés et indignés à ce moment là l identité reste un mystère que le film va alors tenter de percer Une ballade là encore au ralenti dans un paysage hivernal et sous une pluie de vêtements colorés ce décor de l Île au Noir étant celui que Laurence et Fred projetaient d aller voir depuis longtemps on ressent ici chez eux l exaltation et la joie de satisfaire un désir réciproque même s il ne sera que passager tout en laissant derrière eux leurs vies étriquées Une scène de bal kitschissime en clip musical sur fond du tube planétaire Fade to grey où Fred rencontre son futur époux au cours d une danse lascive là encore aucune gratuité dans la forme et aucune échappée dans la narration puisque tout y est effervescent et clairvoyant de cette vision complètement décalée d une Cendrillon moderne qui trouverait son prince charmant jusqu aux ralentis clippesques qui reflètent les

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  • Critique : LifeForce, l'étoile du mal (Tobe Hooper)
    Mars ou la suite totalement hilarante de Massacre à la tronçonneuse c est bel et bien le fameux Lifeforce qui aura connu le plus de désagréments autant dans sa conception que dans sa réception Alors que le résultat enfin disponible en Blu Ray dans sa version intégrale de 116 minutes se révèle désormais à contre courant de cette image de nanar foutraque en plus d avoir étonnamment bien vieilli A la base de Lifeforce il y a le roman Les vampires de l espace écrit par l écrivain existentialiste Colin Wilson à travers lequel la Cannon voit déjà les prémices d un gros blockbuster au budget conséquent environ 25 millions de dollars Et outre le choix d un cocktail d horreur et de science fiction le choix du scénariste Dan O Bannon pour concevoir le script ne laisse d ailleurs aucun doute sur le souhait du tandem Golan Globus d empiéter sur un territoire déjà magistralement labouré par le Alien de Ridley Scott Reste que la production vire au chaos le plus total O Bannon tente d implanter sa patte au projet tout en voyant son script subir de nombreux changements sans en être averti le casting vire au casse tête infernal Klaus Kinski et Billy Idol avaient été envisagés le tournage démarre avec une mouture inachevée du scénario pour se poursuivre avec pas mal de difficultés le film finit par être remonté à n en plus finir la version exploitée en France aura été tronquée et un résultat jugé trop fourre tout achèvera de pousser le film vers l échec commercial à l époque le public privilégia Cocoon de Ron Howard Revoir le film aujourd hui anéantit pour de bon ce jugement faussé Certes le film prend vite l allure d un vaste melting pot thématique allant de l expédition spatiale en terre inconnue encore et toujours Alien jusqu à une invasion extraterrestre à la sauce Body Snatchers sans compter quelques détours inattendus du côté de la réflexion philosophique interrogation centrale notre force vitale perdure t elle encore après la mort du thriller à énigme du zombie movie du gothisme flashy du trip psychanalytique du film de vampires modernisé de l érotisme soft et même du spectacle psychédélique où se déchaîne un torrent d effets spéciaux Ça fait beaucoup Or si la greffe fonctionne c est parce que Hooper fait mine de prendre son sujet improbable au sérieux tout en se lâchant comme un petit fou sur les ingrédients antagonistes qu il propose à chaque scène Ainsi donc le cinéaste sort l artillerie lourde dans le déferlement visuel et pyrotechnique donnant même parfois à son film le relief d une curieuse anthologie du genre qui mélange tout et son contraire sans jamais perdre de vue la ligne narrative qu il s est fixé Une générosité totale qui au bout du compte génère chez le spectateur une sorte de double effet Kiss Cool adhérer pleinement au mixage glouton de plusieurs tonalités ou s amuser ironiquement du premier degré avec lequel

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