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  • Festival : Fenêtres sur Courts 2014
    Un sentiment renforcé par la présence d un directeur de la photographie professionnel en la personne de Laurent Dailland Astérix Obélix Mission Cléopâtre Pour le reste l auteur de ses lignes pourra difficilement parler d un court constituant la dernière partie d une trilogie sur le mariage forcé dont il n a pas vu les deux premiers actes Il pourra toutefois dire qu il a fort apprécié Drôle De Guerre de Simon Panay et considère absolument mérité son grand prix Pendant que sa mère doit subir un traitement médical un enfant va habiter un temps chez son grand père Dans une campagne bucolique il tente de s occuper comme il peut En fouinant dans les affaires de l ancêtre il trouve quelques reliques de la seconde guerre mondiale Le court séduit d emblée par son grand soin visuel Très joliment photographié composant formidablement avec les décors à disposition et minimisant judicieusement les dialogues dans sa première moitié Panay arrive à dépeindre avec brio cet esprit de l enfance La seconde partie où le garçon raconte à sa sauce le passé de son grand père est moins performante mais la mise en scène demeure pleine de charme Loin d être aussi extraordinaire De Bon Matin d Anthony Lecomte profite lui aussi d un paysage campagnard joliment filmé et offrant là un décor parfait pour cette petite histoire classique Série J de David Ribotti Comme expliqué plus haut la durée d un court métrage peut permettre de faire fonctionner une histoire Mais l inverse est aussi possible C est ce qui arrive avec Série J qui souffre de son format réduit Le réalisateur David Ribotti raconte le parcours de Julien Kelyan Blanc plus connu pour être la voix française de Daniel Radcliffe qui est amené à enquêter sur le passé de son grand père et par extension de son père Luc Bernard qui prêta lui sa voix à Dolph Lundgren Il se construit un récit d investigation tout à fait passionnant dans ses intentions mais gangréné par un certain manque de développement N ayant jamais trop le temps d explorer les motivations du héros et de mettre en place les obstacles apparaissant sur sa route le court finit par manquer de cohérence Une durée plus conséquente aurait très certainement permit au scénario de mieux respirer et de bénéficier d une structure narrative plus solide A côté d autres réalisateurs se permettent de manipuler un peu trop consciencieusement le format court pour des résultats d une grande vacuité C est le cas de Lucky Loser de Cécile Vuiallat petite fantaisie à l imagination inodore Quant à IDrogue de Nicolas Fluchot il charge de manière simpliste l utilisation abusive de l Iphone à grands coups d effets fincherien Ce sens de la critique facile se perçoit aussi dans Déchainez de Lucie Mouquet et son discours contre ce démoniaque objet de formatage qu est la télévision Toutefois le court tire son épingle du jeu par son approche documentaire La réalisatrice interviewe plusieurs habitants du village de Bouilland Ils évoquent leurs activités au sein du village et concluent en faisant part de leurs sentiments vis à vis de la télé Si on pourra reprocher au court la banalité un brin honteuse du propos la sincérité transparaissant de ces entretiens a quelque chose d attachant Compétition Européenne Cadet de Kevin Meul Au sein de la compétition européenne on trouvera un autre représentant de cette mouvance avec le danois Le Triangle Du Bonheur de Jannik Dahl Pedersen Le court ne vit que pour sa critique envers une famille bourgeoise ruinée tentant à tout prix de maintenir l illusion quant à son statut social Il a toutefois le mérite de bénéficier d un plaisant sens comique C est également le cas de l espagnol Democracia de Borja Cobeaga où un PDG désire revigorer l esprit d entreprise en organisant un enterrement forcé Un efficace abattage comique et une chute maligne assurent le spectacle Le reproche de la critique facile est par contre totalement évité par le belge Cadet de Kevin Meul Une atmosphère glaçante se dégage de ce film déclare le programme Or ça n est précisément pas le cas et c est ce qui constitue la force du court métrage Il aurait été pourtant aisé de jouer justement cette carte avec cette histoire autour d un père entraînant son fils à l athlétisme et le dopant à son insu Par là aurait pu se construire le sévère discours d individu obsédé par la quête de perfection et aveugle face à la destruction qu elle engendre Meul offre quelque chose de bien plus élaboré et arrive à marier plusieurs tonalités qui enrichissent ce discours basique Naviguant entre le drame et des aspects plus comiques il n hésite pas à dépeindre les sentiments véritables entre le père et son fils malgré le caractère irresponsable de la situation Du beau travail qui touche énormément I Love Hooligans de Jan Dirk Bouw Ich Hab Noch Auferstehung de Jan Gerrit Seyler L espagnol 0 60 MG de Gerard Marti Rodriguez n atteindra pas le même résultat La faute a une écriture virant trop à l exercice de style dans son élaboration du suspense Dommage puisque de celui ci découle une relation entre frères vraiment attendrissante Emouvant l est également Luminita d André Marques court métrage portugais tourné en Roumanie On pourra certes dire qu on a vu mille fois ce type d histoire fait de réunion familiale donnant lieu à des règlements de comptes suivi de réconciliations Le film fonctionne par une photographie travaillée une interprétation de qualité et la création de moments silencieux qui en disent long L anglo espagnol No Kissing de Manuel de la Cuerda et l italien Piume d Adriano Giotti s en sortent eux aussi par des qualités disparates comédiens formidables dans le premier mise en scène rigoureuse chez le second qui compensent une écriture ronflante No Kissing aura néanmoins bien plus convaincu le jury qui lui octroiera le grand prix de cette compétition On s avouera plus

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  • Dossier : Halloween, le mal au visage unique
    insectes et un serpent Une scène pour le moins traumatisante qui a bien sa place dans le panthéon du cinéma d horreur Kneale lui n appréciera pas du tout le résultat Face à tant de violence il réclame que son nom soit retiré du générique Un avis assez radical mais qui pointe un certain problème du produit final Au delà d un rythme un brin mou Halloween Le Sang Du Sorcier n arrive pas à combiner brillamment les aspects purement horrifiques et humoristiques Une problématique qui culmine dans une des dernières scènes où le héros subit les multiples assauts d un robot mal en point mais toujours acharné Un comique de répétition bien géré aurait pu sauver une scène juste embarrassante à l écran Reste néanmoins que le spectacle a ses qualités entre une fin désespérée rappelant les meilleurs films de Carpenter et le travail sérieux de ses techniciens Carpenter reste à la musique Cundey à la photographie HARDER NOT BETTER FASTER STRONGER Il est généralement considéré que c est à partir de cette détestable réception que Carpenter s écarte de la franchise C est toutefois quelque peu inexact Effectivement l impopularité de ce troisième opus bloque la franchise Pour la faire repartir il faudrait pouvoir revenir aux racines et réussir à proposer une nouvelle histoire Carpenter et Hill trouvent alors un concept porteur qui pourrait satisfaire tout autant les spectateurs qu eux mêmes Il s agirait de revenir à Haddonfield plusieurs années après le massacre et de voir quel a été l impact sur la ville Le pitch revient ainsi aux origines de la franchise tout en ouvrant de nouvelles possibilités pour explorer la notion de mythe En 1986 Menahem Golan et Yoram Globus sont intéressés pour récupérer les droits de la série et en produire une suite comme ils ont fais pour Un Justicier Dans La Ville ou Massacre A La Tronçonneuse Carpenter leur soumet son idée mais celle ci ne fait pas mouche et l affaire tombe à l eau Carpenter comprend là que tout espoir est perdu quant au potentiel de la série Apparemment son seul avenir est de répéter le même sempiternel schéma comme se fut le cas avec le deuxième opus Carpenter laisse donc l intégralité des droits à Moustapha Akkab Sans attendre la production d un quatrième opus est lancée Sur le principe c est fort simple on refait le premier mais en plus grand De manière pratique ça l est moins Myers et Loomis sont morts carbonisés à la fin du second opus Comment les faire revenir Originellement une introduction est prévue dans le but de réinventer la fin de cet épisode et voir comment les protagonistes survivaient à l explosion L idée coûteuse est abandonnée et le film s ouvre sans explication avec les personnages à peine brûlés au troisième degré Myers est dans le coma depuis tout ce temps et va profiter d un transfert pour s échapper Il se rend à Haddonfield pour aller tuer euh pour tuer qui au fait En effet il est hors de question de faire revenir le personnage de Laurie Strode Jamie Lee Curtis en a assez soupé du slasher et l actrice est trop attachée au rôle pour pouvoir être remplacée On nous sort donc un nouveau personnage avec Jamie Lloyd la fille de Laurie tout juste âgée de dix ans et incarnée par la craquante Danielle Harris Quant à Laurie elle est morte dans un accident de voiture comme nous en informeront les dialogues Voilà Myers a un membre de sa famille à zigouiller l excuse est posée tout peut péter Et ce ne sont pas des paroles en l air Le choix du réalisateur synthétise grossièrement cette approche La réalisation incombe en effet à Dwight H Little dont le domaine de prédilection est plutôt l action Il le démontrera dans la suite de sa carrière en filmant les exploits de Steven Seagal dans Désigné Pour Mourir et de Brandon Lee dans Rapid Fire Voilà qui donne une idée de ce à quoi s attendre Virant le raffiné cinémascope au profit d un ratio 1 85 plus rentre dedans Michael Myers est transformé en un véritable clone de Terminator Un comble puisque le cyborg du film de James Cameron s inspire en partie de notre tueur de la Toussaint Myers ne fait donc pas dans la dentelle Il fait exploser une station service poursuit ses victimes jusque sur le toit d une maison bute des péquenauds en s accrochant à un pick up roulant à fond la caisse et finit par périr après qu une dizaine de rednecks aient vidés leurs pétoires sur sa gueule Une surenchère aussi ahurissante qu amusante mais omettant juste que le film est censé verser dans l horreur Ce que viendront rappeler les projections test entraînant quelques reshoots Little n y est pas convié et c est le maquilleur John Carl Buechler également réalisateur de Vendredi 13 Un Nouveau Défi qui est chargé de rajouter du gore L apport le plus important sera ce passage où Myers broie la tête d un type à mains nues Bref Halloween Le Retour De Michael Myers est uniquement animé par ce désir d exacerber de la manière la plus superficielle possible la recette initiale Le propos même de la franchise passe à la moulinette de cette machinerie pachydermique Loomis a définitivement abandonné toute caution scientifique pour jouer les hystériques de service beuglant à qui veut l entendre que le mal est parmi nous La massue est enfoncée lorsqu il croise un prêtre zarbi qui lui confie traquer également une autre forme du malin Ce qui s avérait une subtile réactualisation et réflexion sur les légendes vire au prêchi prêcha religieux gentiment ridicule Quant à la fin voulue choquante elle offre une illustration inexplicablement littérale de la contamination par le mal Après la mort de Michael Myers Jamie va ainsi tuer sa mère adoptive de la même manière que son oncle au début du premier opus Le seul mérite de ce flot d énormité est d être constant et donc ne pas laisser le temps de s ennuyer On n aura pas droit à ça pour le film suivant À LA CROISÉE DES CHEMINS Après avoir pratiqué la surenchère vers quoi peut s orienter la série Une bonne question à laquelle les producteurs peinent à répondre A force de surenchérir le grotesque risque non pas d être atteint ça c est déjà fait mais d atteindre un point de non retour Il conviendrait donc de renouveler la série Sauf que la réinvention ça a donné Le Sang Du Sorcier que tout le monde a détesté En l absence de force créative en présence la situation est pour le moins tendue et se sent globalement sur ce cinquième opus L action reprend un an après les événements du précédent film Jamie est dans une institution suite à l agression de sa mère adoptive Elle n en garde aucun souvenir et est désormais muette Loomis la surveille en sachant très bien que le mal va resurgir De ce point de base simpliste la série tente de jongler entre exploitation passive des codes de la série et un renouvellement de ses composantes Bref ça fait à peu près tout et rien Globalement l épisode est plus que classique dans son déroulement Myers a pu s échapper après la fusillade du quatrième opus est resté dans le coma jusqu au 31 octobre se réveille bute le mec qui l a soigné tout ce temps petit ingrat va et débarque en ville pour tuer du djeunz La formule opportuniste et sans inspiration est bien employée La technique du bigger louder reste partiellement présente C est le cas dans la caractérisation de Loomis virant au psychotique et allant jusqu à agresser la petite Jamie ainsi que dans les scènes d horreur Myers coursera ses victimes en voiture L opportunisme de l épisode est d autant plus frappant que la série finit par plagier ses propres copieurs Dans le premier acte Rachel belle sœur de Jamie ayant survécu au précédent opus se fait tuer Une manière de rappeler que personne n est à l abri et qui a déjà été employée dans les suites de Vendredi 13 et Les Griffes De La Nuit La scène de la grange où Myers liquide d un coup plusieurs adolescents n est guère éloignée du troisième Vendredi 13 Même les quelques tentatives de réinvention proviennent d ailleurs Dans le sixième Vendredi 13 sorti l année précédant ce cinquième épisode il était introduit un personnage aux pouvoirs télékinésiques Halloween La Revanche De Michael Myers s engouffre dans la voie du parapsychique en collant un lien télépathique entre Jamie et Michael Une idée qui nous vaut des scènes de transe pour le moins désolantes Il en va de même pour cet homme en noir qui traverse tout le film Débarquant sans prévenir dans le récit ce personnage mystérieux ne montrera jamais son visage et ne dira pas un mot Qui est il Que fait il ici Que veut il On ne sait pas et probablement lui non plus Son lien avec Michael Myers demeurera inexplicable et il servira juste au final à faire évader Myers de prison après sa capture Au bout du compte le personnage apparaît comme une sorte de sonde chargée de voir si le spectateur est prêt à accepter l incursion de nouvelles pistes dans la franchise En l état c est un élément aussi incongru que ridicule Reste toutefois une section du film où le renouvellement présente un véritable embryon d idée Dans le dernier acte la police tente de monter un piège en attirant Myers dans sa maison par le biais du lien télépathique avec Jamie Bien sûr rien ne va et Myers bute tout le monde Ne reste plus que Michael et Jamie qui vont devoir régler leurs différends dans la bâtisse familiale Un angle d attaque pour le coup assez pertinent et même touchant qui culmine lorsque Myers accepte d enlever son masque pour montrer son reste d humanité à Jamie Il est d ailleurs à noter que la production hésita entre laisser le visage dans l ombre ou le montrer Le débat durera même un certain temps et le studio KNB travaillera sur un projet de visage défiguré Il sera toutefois décidé de laisser le visage hors champ Un choix judicieux et permettant de conserver l intérêt d un des rares moments d inspiration de cet opus TOUT EST CONNECTÉ OU PRESQUE Malgré un succès commercial qui ne se dément pas le public a bien du mal à suivre les élucubrations de la franchise A l issu de ce cinquième opus la série est donc mise en veille Elle ne se réveillera qu avec l arrivée dans la danse d un nouveau protagoniste le studio Dimension A l instar de la Cannon dans les 80 s Harvey et Bob Weinstein désirent récupérer les droits pour produire de nouvelles suites Les frangins ont déjà pratiqué cette opération avec la franchise Hellraiser L affaire est conclue et la conception d un sixième épisode est lancée Oui mais comment La question reste éternelle et insoluble Avec amusement Carpenter propose un pitch où Myers est capturé et comme il ne peut être tué serait projeté dans l espace un sort que connaîtra finalement Jason Voorhees quelques années plus tard C est pourtant une optique sérieuse qui est envisagé Le scénariste Daniel Farrands se met à la tâche en exploitant l absence totale d explications sur l homme en noir du précédent épisode Par ce dernier il désire construire un épisode qui redonnera toute sa cohérence à la franchise Il inclut par là Le Sang Du Sorcier L homme en noir devient ainsi le chef d une secte assez similaire à celle de cet épisode déconnecté du parcours de Michael Myers La secte a lancé une malédiction sur ce dernier pour qu il devienne une arme capable de rependre une peur ancestrale oubliée Enfin ça c est plus une interprétation des faits contenus dans le film Ce que veut véritablement la secte reste plus ou moins flou Quant à la manière d atteindre ce but déjà peu déterminé il est encore plus abscons Il faut dire que Farrands n aura pas eu l opportunité d offrir une version finale à son script et la conclusion du film sera constituée par une combinaison de plusieurs manuscrits De ce fait les manigances de la secte deviennent pour le moins nébuleuses On se demandera ainsi pourquoi il convient d accorder tant d importance au bébé de Jamie engrossée par Michael et oui c est glauque alors que l objectif serait de reporter la malédiction sur un autre enfant lié à la famille Strode Le concept de la secte pouvait déjà être difficile à accepter et en partant dans tous les sens le scénario rend l idée d autant plus saugrenue Le film se partage ainsi entre une logique de slasher pour le moins plan plan et des palabres explicatives fort peu convaincantes Il faut dire que Farrands n est guère épaulé par le travail peu inspiré du metteur en scène Originellement les Weinstein projettent de remettre la réalisation à Peter Jackson ou Fred Walton Ils rejettent toutefois rapidement l idée d engager un cinéaste à trop forte personnalité Ils ont déjà eu assez de problème comme ça sur Hellraiser Bloodline Confié initialement au maquilleur Kevin Yagher la production fut une catastrophe totale Absolument insatisfait par le travail de Yagher les Weinstein le vireront pour rendre le projet plus commercial à leurs yeux Une bonne partie du film fut ainsi retournée par Joe Chappelle C est tout logiquement qu ils choisiront ce valet obéissant pour tourner Halloween La Malédiction De Michael Myers Ça leur sera utile par la suite De manière prévisible les projections test s avèrent être un désastre Le principe de la secte ne passe définitivement pas Le bon sens voudrait que la copie soit revue pour réarranger l histoire et lui donner une véritable cohérence Il est toutefois décidé que le résultat est ennuyeux car son statut de slasher n est pas assez prononcé Une large série de modifications est ainsi planifiée Farrands n est absolument pas convié à l opération et Chappelle se chargera de satisfaire le cahier des charges tout seul Le moins que l on puisse dire c est que le bonhomme n aura pas peur de pousser le gore jusqu à l absurde le plus complet Par exemple un personnage meurt électrocuté dans le premier montage Et bien maintenant la force de l électrocution est telle que sa tête explose Mais c est surtout la fin qui est radicalement modifiée Les références à la secte qui ont dérangé le public sont éliminées au maximum La conclusion remplace le rite sacrificiel par une plus traditionnelle scène de massacre dans l hôpital Ne s accordant guère avec le reste de l histoire et alignant plein de détails bizarres tels des fœtus dans des aquariums cette nouvelle fin rend l affaire encore plus incompréhensible Chappelle en profitant au passage pour se lâcher encore plus dans les effets clippesques le résultat s enfonce un peu plus dans sa débilité La fin initiale d un côté et la fin améliorée de l autre pas exactement la même ambiance Cette version corrigée opportunément nommée Director s Cut arrivera pourtant à remplir son contrat sous l angle économique En effet elle récupérera trois fois sa mise sur le sol américain Ça ne l empêchera pas de se faire huer de toutes parts Si le montage originel nommée Producter s Cut est aujourd hui largement trouvable sur le net il reste un produit fort médiocre dont le seul mérite est de clarifier les intentions d origine Un an plus tard Scream viendra donner un grand coup de balai dans le genre pour le meilleur et le pire N empêche qu à l aune de machins pareils celui ci était définitivement utile ON NE CHOISIT PAS SA FAMILLE Après une telle débâcle il allait falloir remonter la pente Dans un premier temps rien n indique toutefois que ça sera le cas Engager pour écrire le scénario Robert Zappia travaille sur un traitement très traditionnel où Michael Myers exécute les étudiants d un pensionnat isolé et déserté pour les vacances Tout va changer lorsqu une conjoncture particulière se met en place Si Scream se voulait le chant du cygne pour le genre il relance la popularité du slasher Par ailleurs le film de John Carpenter va prochainement fêter son vingtième anniversaire Il convient donc de célébrer l événement avec un film digne de ce nom Tout s emballe lorsque Jamie Lee Curtis fait part de son intérêt à revenir dans la franchise Du coup il est décidé de réviser le script de Zappia Le contexte est conservé mais l intrigue est entièrement revue pour y intégrer Laurie Strode Cette réécriture massive ne sera toutefois pas offerte à Zappia mais à Kevin Williamson tout auréolé du succès de Scream Ce dernier ne bénéficiera toutefois que d un poste honorifique de producteur au générique En effet le syndicat des scénaristes considérera que le crédit du scénario revient avant tout à Zappia Plutôt rancunier suite à son éjection ce dernier refusera l arrangement financier de Dimension pour retirer son nom du générique Préférant lui prévenir les risques de se plonger dans un merdier John Carpenter décline la proposition de prendre en main la réalisation Celle ci incombera à Steve Miner qui se sera illustré dans le genre avec les deux premières suites de Vendredi 13 Halloween 20 Ans Après nous présente donc Laurie Strode désormais directrice d école et mère célibataire d un ado de dix sept ans Elle a changé d identité et sa mort rapportée dans les épisodes précédents n était qu un subterfuge pour échapper à son passé Néanmoins elle demeure toujours hantée par le souvenir de son assassin de frère dont le corps n a jamais été retrouvé Il est ainsi à noter que le long métrage

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  • Courte-Focale.fr : Analyse de Jurassic Park - La Trilogie
    secondé dans son entreprise par le directeur de la photographie Dean Cundey les premières minutes du film où les éclairages favorisent le caractère insoutenable de l attente et le compositeur John Williams signant un thème principal aussi inusable que ceux de Star Wars et Indiana Jones Au bout du compte si Spielberg a voulu donner un fond à son film celui tiendrait principalement à son média Car la réflexion sur la technologie de Crichton alliée à l emploi des CGI par Spielberg conduit Jurassic Park à se teinter d une parabole sur le septième art Spielberg détourne les questionnements de Crichton pour les faire siens et s interroge sur la technologie particulière qu il utilise Il n y a qu à prendre les attitudes paradoxales du personnage de Grant Ce dernier est atteint de cyberphobie et voit d un très mauvais œil ces outils qui enlèveraient tout le plaisir qu il voit dans son travail Pourtant il se montrera tout aussi impressionné que le spectateur face aux dinosaures recréés par cette même technologie Grant sert d ailleurs tout autant de point d ancrage pour le spectateur que pour l équipe du film Spielberg mettra ainsi dans sa bouche la réplique que lâcha Tippett lorsqu il découvrit les tests en CGI Don t you mean extinct La fin est également merveilleuse et constitue la note d intention du cinéaste A bord de l hélicoptère qui les ramène vers le monde moderne Grant sert dans ses bras les enfants qu il a accompagnés durant tout son périple Lui qui au début du film détestait les gosses semble finalement s y être attaché et prendre plaisir à les avoir auprès de lui Après un échange de sourires avec sa petite amie il ira contempler par le hublot le vol de quelques uns de ces oiseaux qu il considère comme les descendants des dinosaures Sans dialogue Spielberg rappelle qu un film aventure peut transformer notre perception du monde Certes nous nous sommes émerveillés devant ces dinosaures ressuscités mais cela ne veut pas dire que l on ne peut plus retrouver ce même émerveillement face au spectacle de la nature la plus simple Lorsqu il laisse partir l hélicoptère dans le soleil couchant il annonce juste là un avenir s ouvrant sur toutes les possibilités Film d aventure passionnant malgré quelques joyeuses invraisemblances la mort de Samuel L Jackson entre autres choses Jurassic Park s analyse avant tout comme un film sur le pouvoir de l illusion Il n y a qu à voir la transformation du personnage d Hammond par rapport au roman Celui ci perd son statut de pseudo docteur Moreau pour celui d une sorte de Walt Disney désireux d abolir la frontière entre réalité et imaginaire l anecdote du cirque des puces et son artifice devenant vérité pour celui qui ne le voit pas Sommet de maîtrise artistique exhibant avec virtuosité toute la puissance de son médium Jurassic Park sera bien perçu à sa sortie comme l œuvre précieuse qu elle est S il y aura quelques réactions désobligeantes une bataille rangée dans nos contrées entre le film de Spielberg et le Germinal de Claude Berri le long métrage deviendra le plus grand succès au box office de Spielberg REALISATION Steven Spielberg PRODUCTION Universal Pictures Amblin Entertainment AVEC Sam Neill Pete Postlethwaite Julianne Moore Richard Attenborough Joseph Mazzello Arliss Howard Vince Vaughn SCENARIO David Koepp PHOTOGRAPHIE Janusz Kaminski MONTAGE Michael Kahn BANDE ORIGINALE John Williams TITRE ORIGINAL The Lost World Jurassic Park ORIGINE Etats Unis GENRE Science fiction Aventure DATE DE SORTIE 22 octobre 1997 DUREE 2h09 BANDE ANNONCE Synopsis Quatre ans après le terrible fiasco de son Jurassic Park le milliardaire John Hammond rappelle le Dr Ian Malcolm pour l informer de son nouveau projet Sur une île déserte voisine du parc vivent en liberté des centaines de dinosaures de toutes tailles et de toutes espèces Ce sont des descendants des animaux clônes en laboratoire D abord réticent Ian se décide à rejoindre le docteur quand il apprend que sa fiancée fait partie de l expédition scientifique Il ignore qu une autre expédition qui n a pas les mêmes buts est également en route Logiquement le public en veut plus et appelle une suite A cet exercice Spielberg ne s y est attelé lui même qu une seule fois avec la trilogie Indiana Jones Sentant le potentiel non encore exploré de sa création il accepte l idée d un nouvel opus Mais il se voit toutefois obligé de respecter le congé sabbatique fixé par sa femme sans ça il serait perpétuellement en tournage Cela laisse d ailleurs le temps à Michael Crichton pour trouver une bonne histoire à conter Quatre ans plus tard l idée est trouvée et Spielberg peut reprendre sa caméra Avec amusement on peut considérer qu il reprend les choses là où il les avait arrêtées L année 1993 sera en effet pour lui celle d un doublé magnifique Le bouleversant La Liste De Schindler suivra de peu la sortie de Jurassic Park L année 1997 verra également l apparition d un doublé composé d un film dit académique Amistad et d un grand divertissement populaire Le Monde Perdu donc Pourtant si le double programme de 1993 figure parmi les œuvres les plus admirées du réalisateur celui de 1997 comprend ses œuvres généralement les moins appréciées Dans le cas du Monde Perdu le trop plein d attente est fortement en cause Souvent décrié pour quelques détails les détracteurs du film mettent TOUJOURS en avant la séquence de gymnastique une simple révision permet de mettre de l eau dans son vin Car certes très loin d égalé son aîné cette suite n en manque pas moins d intérêt ne serait ce que dans ses intentions Le concept proposé par Crichton est simple site B Il imagine en effet que la société créatrice des dinosaures dispose d une autre île avec une usine où étaient créés les dinosaures avant d être exposés dans l île du premier film Suite à la débâcle advenue précédemment la société a abandonné ses installations et libéré les animaux déjà arrivés à terme Ainsi a vu le jour le monde perdu du titre Il s agit bien sûr d un hommage au classique d Arthur Conan Doyle qui aura inspiré ce que Crichton nomme un techno mythe la science ayant détruit les anciens dieux et leurs mythologies elle s en est créée de nouveaux A l instar du précédent opus ce pitch donnera lieu à deux œuvres finalement très différentes En l occurrence Crichton écrira le roman alors que David Koepp planchera sur le script En conséquence les divergences sont nombreuses Seuls les grandes lignes deux groupes aux ambitions distinctes parcourent une île peuplée de dinosaures et certains évènements clefs l attaque de la camionnette par les Tyrannosaures sont communs entre les deux Là encore il s agit pour Spielberg de faire valoir son point de vue sur celui de Crichton L écrivain ressuscitera donc le personnage de Malcolm pourtant clairement laissé pour mort dans le roman et se lancera à nouveau sur une réflexion autour du chaos cette fois appliquée au principe de l évolution Les préoccupations de Spielberg sont elles encore cinématographiques Désireux d éviter la redite Spielberg abandonne l émerveillement contemplatif inhérent à Jurassic Park Il tourne même littéralement le dos à l ambition de ce dernier Avec Jurassic Park le réalisateur souhaitait à tout prix éviter l écueil du film de monstre Désormais que le public est convaincu de la crédibilité de ses créatures il va embrasser le genre à pleine bouche au travers du Monde Perdu D ailleurs toute la structure du film s avère calquée sur King Kong A l époque de Jurassic Park Spielberg avait d ailleurs utilisé le monument de Merian C Cooper et Ernest B Schoedsack pour expliquer en quoi son film n appartient pas au même registre Un juste retour des choses donc qu il y rende hommage lorsqu il décide de s atteler véritablement à ce genre Le Monde Perdu entretient donc des ficelles narratives similaires Un groupe de personnages débarque sur une île dominée par un bestiaire ancestral lutte pour sa survie capture et ramène chez lui une créature à noter que le bateau transportant le T Rex est le S S Venture le même navire qui véhicula Kong qui va se libérer et semer le désordre en ville Une base en forme de clin d œil que Spielberg va développer de manière étonnante Peut être est ce par rapport à cette joie de s exercer au genre mais Spielberg fait ici preuve d une décomplexion qu on soupçonne rarement chez lui On le sent donc prendre un plaisir redoutable lors d une séquence de safari où il filme dans un même plan des jeeps et des motos avec ses dinosaures Il y a là un anachronisme jubilatoire qui évoque d autres bizarreries cinématographiques comme La Vallée De Gwangi où une bande de cow boys tombe sur une vallée où règnent les fameux sauriens Plus que son sadisme récurrent le remake gore du baiser de La Belle Et Le Clochard Spielberg se permet même des privates jokes Par exemple lorsque le bus détruit le vidéoclub on peut remarquer plusieurs affiches de films bidons avec Robin Williams et Tom Hanks ainsi qu une version du Roi Lear avec Arnold Schwarzenegger dans le rôle titre clin d œil à Last Action Hero qui subira le contrecoup du succès de Jurassic Park Rien n est en même temps étonnant lorsqu on se souvient qu il produisait à l époque des séries animées délicieusement absurdes comme Les Animaniacs où il n hésitait pas à se tourner lui même en ridicule voir l épisode de Freakazoid où il tourne E T 2 Mais derrière le film d aventure décomplexé Spielberg se montre toujours aussi consciencieux Il prend donc soin à inclure en background les thématiques du roman de Crichton Délaissant le rapport à la technologie développé précédemment Ce dernier utilisait le sujet pour évoquer la frontière entre modernité et primitivité Peu désireux de reprendre toute l étude anthropologique du livre le cinéaste choisit juste d en faire de belles illustrations Par exemple lors d une scène d action les deux personnages féminins creusent un passage dans la terre afin de s enfuir d un hangar alors que les vélociraptors font de même de leurs côtés pour y entrer En un simple passage de suspense Spielberg met en perspective comment l urgence de la situation renvoie l homme civilisé à un état animal Son bagage évolutif a beau le faire croire supérieur aux sauriens il se trompe lourdement C est ce qu apprendra un des chasseurs qui inculquera la peur de l homme à un petit bestiau avant que celui ci ne vienne se venger en groupe En reniant son statut animal l homme adopte un comportement et un fonctionnement stupide par rapport à l ordre naturel des choses L arrivée du T Rex à San Diego en est un bon exemple Spielberg joignant en un seul plan les premiers pas en ville de la créature avec la situation de douaniers aux prises avec des immigrés clandestins À ceci Spielberg ajoute sa maestria de la mise en scène Celle ci reste remarquable dans sa recherche d implication et de spectaculaire Il tente là d exploiter au maximum les possibilités d interactions des dinosaures numériques ou animatroniques avec les acteurs pour rendre plus palpable le sentiment de danger Alors que Jurassic Park jouait sur cette idée de barrières de protection s effondrant Le Monde Perdu montre immédiatement un univers où les deux espèces sont mises au même niveau Après la contemplation il faut désormais de l immersion ce qui tend à justifier le remplacement du directeur de la photographie la douceur élégante de Dean Cundey cède la place au plus sec Janusz Kaminski Du côté des effets spéciaux la multiplication de la charge de travail c est simple tout est deux fois plus grand n enlève rien à la quête de perfectionnisme voulue par Spielberg impossible de deviner que le plan d hélicoptère sur le colisée à été réalisé avec une maquette Pour ne rien gâcher John Williams réinvente brillamment sa partition originale Mais pourquoi diantre ce film semblant si parfait ne jouit t il pas d une meilleure réputation Un sentiment de lourdeur peut être Lourdeur dans l introduction tout le monde s accordera à dire que les dialogues entre Hammon et Malcolm sont loin d être les séquences les plus captivantes du film mais également dans tout son déroulement C est comme si le côté décomplexé de l entreprise qui aurait dû libérer le film pesait dessus On aura ainsi du mal à passer outre la superficialité des personnages tellement traités par dessus la jambe qu on peine à s y attacher pour un Pete Postlethwaite charismatique combien d insignifiants Vince Vaughn Une déficience se résumant à elle seule par le choix du héros Que Crichton ait choisi de profiter du fait que Spielberg ait laissé vivant Malcolm à la fin du premier film c est assez logique Bien que son retour par rapport à la trame littéraire est ridicule une mauvaise blague sert à justifier cette réapparition digne de celle de Bobby dans Dallas Crichton le justifie par l affection qu il porte à ce personnage par lequel il peut exprimer tous ses questionnements scientifiques On peut douter que ce soit le cas de Spielberg surtout lorsqu on voit le traitement initial qu il fera du personnage Jeff Goldblum est d ailleurs au sommet de son art avec ce rôle de rock star multipliant les pics sarcastiques Au regard de l orientation donnée à cette suite le professeur Grant semblait le choix le plus logique pour mener une exploration sur l île aux dinosaures Malcolm se montre de manière prévisible un chef d équipe dépassé et peu à l aise dans l aventure Les quidams plongés dans des situations extraordinaires ne sont pas nouveaux chez Spielberg mais on atteint ici un tel degré de nonchalance que ça en devient impardonnable Moins impardonnable cela dit que la problématique quant à l enchaînement des péripéties Car c est finalement là le souci et le grand drame du long métrage les scènes d actions sont incroyablement bien filmées mais jamais poignantes Difficile en effet de trépigner devant l action et surtout d y croire lorsque celle ci devient si abracadabrantesque la caravane suspendue dans le vide et ce passage nonsensique de la vitre se fissurant ou au contraire si maigrement exploitée On citera là notamment le dernier acte très bancal Tout comme dans Jurassic Park cette fin fut modifiée en cours de route Originellement le scénario se concluait en effet sur l île avec une attaque de ptérodactyles En choississant d aller à fond dans la référence à King Kong Spielberg promettait de grande chose Mais la catastrophe attendue s avère fort minime puisque le T Rex se contente de provoquer quelques accidents de la route et de dévorer le scénariste David Koepp qui passait par là le temps d un caméo Faut il d ailleurs voir là dedans un signe des temps à venir où quantité de yes men laisseront les effets spéciaux dévorer un véritable travail d écriture Vu la lucidité sur le medium dont a fait preuve Spielberg jusqu ici il n y a qu un pas à franchir pour répondre par l affirmative En l état ce second opus reste un succès au box office malgré une ambiance de frustration appelant un nouvel épisode pour corriger le tir Si on ne sait pas ce que Spielberg pense de cette suite certaines légendes attribuent même la paternité du film à Koepp qui fut également directeur de la seconde équipe il semble clair que son désistement de la réalisation du troisième épisode marque sa volonté d explorer à nouveau des horizons inédits Une saine initiative que d autres auraient dû suivre plus tôt REALISATION Joe Johnston PRODUCTION Universal Pictures Amblin Entertainment AVEC Sam Neill Alessandro Nivola William H Macy Tea Leoni Laura Dern Trevor Morgan Michael Jeter SCENARIO Peter Buchman Alexander Payne Jim Taylor PHOTOGRAPHIE Shelly Johnson MONTAGE Robert Dalva BANDE ORIGINALE John Williams Don Davis ORIGINE Etats Unis GENRE Science fiction Aventure DATE DE SORTIE 08 août 2001 DUREE 1h32 BANDE ANNONCE Synopsis Huit ans après les événements surréalistes survenus lors de sa visite au Jurassic Park du richissime John Hammond le paléontologue Alan Grant se rappelle toujours de sa rencontre d abord magique puis effroyable avec ces dinosaures ramenés à la vie grâce aux incroyables progrès de la génétique À l origine ces créatures de la Préhistoire n étaient pas censées se reproduire ni survivre mais elles ont déjoué les plans des scientifiques Elles sont probablement toujours en vie sur l île Isla Sorna Alan étudie l intelligence des vélociraptors Cependant il manque de subventions pour financer ses recherches Paul Kirby et sa femme Amanda un couple richissime lui proposent alors une grosse somme d argent s il leur fait survoler la fameuse île Alan accepte leur offre Mais celui ci flaire une entourloupe lorsque le pilote amorce sa descente sur l île Il découvre alors les vraies raisons de l excursion organisée par les Kirby sauver Eric leur fils disparu dans les environs Ces derniers avaient besoin de son aide car il est le seul à connaître l île et ses mystérieux occupants Cependant au moment où l avion s apprête à redécoller un spinosaure tente de piétiner l appareil Spielberg passe donc le relai à Joe Johnston Dès la sortie du premier opus Johnston fit part au réalisateur des Dents De La Mer de son envie de réaliser une hypothétique suite Johnston semble un choix idéal puisqu après tout il s y connaît en effet spéciaux Son Chérie J ai Rétrécit Les Gosses est presque un manifeste des effets spéciaux réalisables à son époque il a un certain sens visuel l esthétisme de Star Wars lui doit beaucoup et il aime l aventure

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  • La Planète Des Singes - L'Intégrale
    Dehn chargé de succéder à Rod Serling et Michael Wilson Auteur des scripts de Goldfinger et Le Crime De L Orient Express version Sidney Lumet il optera pour la méthode de facilité Après avoir fait disparaître Taylor sous un prétexte idiot donnant lieu à quelques ignobles effets optiques Dehn s attèlera à livrer un simple remake du premier épisode Nous suivons ainsi John Brent astronaute qui comme Taylor se sera écrasé sur ce monde à l envers on notera que James Franciscus a du être engagé plus pour sa ressemblance avec Heston que pour ses talents de comédien Brent sera capturé par les singes se libèrera et découvrira la même vérité que Taylor cet enfer est la Terre Une réalité se dévoilant au travers d une scène au combien moins puissante que l original Brent visitera ainsi le centre de New York désormais enseveli sous terre Une séquence ambitieuse visuellement mais complètement gâchée par des trucages écœurants Même si la production se targue d avoir soigné au possible ses suites et ne pas juste livrer des sous produits cela ne l empêche pas d avoir réduit pratiquement de moitié le budget La rentabilité se cherche partout que ce soit par des moyens judicieux la réutilisation des décors du premier film ou simplement honteux réemploi de prothèses en latex à usage unique pour les maquillages Sentant que la situation ne risque pas d être aisée Schaffner quitte le navire En remplacement le studio choisit Ted Post faiseur capable du meilleur Magnum Force comme du pire Le Commando Des Tigres Noirs mais qui a l avantage de ne pas être contraignant De manière prévisible Post s attelle de manière trop sage à la mise en image du script et ne réussit pas à tirer le film par le haut Sa mise en scène n est pas déshonorante mais est complètement inoffensive par un étalage des acquis du premier opus auquel toute l agressivité de Schaffner a été retirée Inutile de dire que la partie remake ne présente qu un intérêt limité Le résultat est d autant plus ennuyeux qu il y a un véritable rabaissement du propos Le Secret De La Planète Des Singes n a pas la portée métaphysique de son aîné et concentre son propos sur sa toile socio politique L aspect le plus pertinent du film est d ailleurs l introduction du spectre de la guerre du Vietnam avec ces gorilles va t en guerre un bon humain est un humain mort qui foutront une raclée au passage à des chimpanzés organisateurs d une manifestation pacifiste Une manière également d appuyer le principe de segmentation sociale de la société simiesque présenté dans le premier film les gorilles constituent la main d œuvre ouvrière les chimpanzés la middle class et les orangs outans sont les érudits à la tête du pouvoir Tout ceci éveille la curiosité même si on regrettera de ne pas renouer avec la profondeur du message initial Cela vaut toujours mieux que ce qui suivra Après avoir donc visité les entrailles de la planète des singes le héros découvre une nouvelle société composée d humains mutants télépathes Vêtus d accoutrement que n aurait pas renié la secte de Raël ces personnages font tomber le film dans le kitsch le plus complet Déjà handicapé par de sérieux problèmes d effets spéciaux le film devient d un mauvais gout qui semble sans limite tant il s accroit de minute en minute L étonnement face à certaines idées tient moins de leur caractère audacieux que déroutant Difficile en effet de savoir si ces hommes vouant un culte à la bombe atomique constituent juste une bonne blague ou un sérieux devenu involontairement drôle Celle ci arrivera pourtant à nous conduire à une fin apocalyptique absolument stupéfiante Bien qu il accepta de tourner dans la suite Heston ne veut guère qu on le sollicite lui ou ses collègues à l avenir Du coup il fait une proposition de fin à Jacobs que ce dernier acceptera Alors que les hommes et les singes s entretuent Taylor qui a perdu tout espoir dans les deux espèces active la bombe et fait exploser la Terre Une conclusion ultrapessimiste qui repousse la noirceur de l original à un point inimaginable Pourtant cette fin nihiliste ne mettra pas un terme aux idées du studio 4 6 LES ÉVADÉS DE LA PLANÈTE DES SINGES Don Taylor USA 1971 1H38 La Twentieth Century Fox a trouvé la poule aux œufs d or et ne va pas la laisser mourir sur le seul caprice d une star Si les critiques ne sont guère tendres avec ce second opus l opération reste fort rentable commercialement Ni une ni deux un nouvel épisode est commandé Paul Dehn rempile au scénario mais se heurte à un casse tête encore plus rocambolesque que précédemment Taylor Brent le professeur Zaius et toute la population terrestre sont morts Difficile de voir comment la franchise peut repartir dans ces conditions Dehn trouve une porte de sortie avec l excuse du voyage temporel Celui ci impliquera Zira et Cornelius deux chimpanzés qui aidèrent nos héros dans leur quête de vérité Alors que se déroule l intrigue sous terraine du second épisode ces deux personnages retrouvèrent le vaisseau spatial de Taylor qui avait sombré au fond d un lac au début de la série Ils le réparent et se lancent dans un vol d essai juste au moment où la Terre est détruite par la bombe nucléaire L explosion crée alors un trou noir qui les projette dans l Amérique des seventies Ne nous voilons pas la face ce pitch repousse toutes les limites de la vraisemblance que ce soit au niveau scientifique n importe quel prétexte est bon pour rentrer dans la quatrième dimension que dans la cohérence filmique vu leurs agissements dans le second épisode on doute que Zira et Cornelius aient pu préparer longtemps à l avance leur évasion Bien sûr on peut voir clairement ce qui a séduit le studio dans un tel pitch Désireux de rogner encore un peu plus le budget ce script offre quelques atouts économiques Le contexte contemporain évite d investir dans de couteux décors et il n y a désormais plus que trois singes à maquiller contre les dizaines précédemment requis Cela permettra au maquilleur John Chambers de souffler un peu lui qui tentera difficilement de maintenir la qualité des maquillages sur le second opus grâce à l expérience acquise initialement cela n empêchera pas quelques abominations d apparaître à l écran Cela dit au delà d un argument misérable Les Evadés De La Planète Des Singes amorce un surprenant et agréable retour à la source En effet le script de Dehn reprend plusieurs aspects du roman de Pierre Boulle qui avaient été délaissés dans le film initial suite aux réécritures de Michael Wilson Ainsi dans le livre le héros avait réussi à prouver son intelligence et se voyait accepté par la société simiesque C est ce schéma narratif qui est ici adopté mais à l envers Ainsi ce sont les singes échoués sur la Terre d aujourd hui qui sont accueillit au sein de la société humaine En soit ce renversement de valeurs aurait tendance à rabaisser encore un peu la portée du message Jusqu à présent les singes servaient à stigmatiser certaines attitudes humaines Maintenant il n y a plus le paravent de la métaphore imaginative pour transporter les idées Lorsque l on veut pointer du doigt des comportements humains néfastes on montre juste des hommes prenant de mauvaises décisions Cela nous pousse bien sûr à affirmer toute notre sympathie envers les singes En même temps difficile de ne pas s attacher à Cornelius et Zira dont les nombreuses prises de bec ne manquent pas de piquant L interprétation de Kim Hunter et Roddy McDowall n est pas non plus indifférente à cette appréciation En soit le film se veut globalement d une certaine légèreté pendant sa grande majorité L intégration des singes à la société contemporaine nous réserve quelques moments cocasses Zira à la tête d un groupuscule féministe le réalisateur Don Taylor Nimitz retour vers l enfer livre une mise en scène rythmée et Jerry Goldsmith de retour après avoir cédé sa place au peu inspiré Leonard Rosenman sur le second opus se lâche dans un score funky Néanmoins la noirceur refait surface au fur et à mesure On peut déjà sentir un malaise en filigrane dans la manière dont une société tente de formater à son image les éléments étrangers qui s y aventurent Une façon de faire qui conduira au rejet des membres récalcitrants par peur de la différence Une peur ici dictée par l avenir que symbolise pour l homme ces deux personnages Gardant secret le fonctionnement de leur société et l issue du conflit entre les espèces Cornelius et Zira se font démasquer Le gouvernement découvre donc que les singes domineront l homme dans le futur et que la Terre sera détruite par leurs fautes Afin de prévenir la catastrophe il décide d éliminer Cornelius et Zira dont la grossesse risque d engendrer la nouvelle espèce dominante En phase avec son contexte de guerre froide l histoire pose ainsi la question du sacrifice de quelques personnes au profit du plus grand nombre Les forces de la nature à l œuvre dans le premier film refont également leur apparition avec ce futur à la boucle temporelle inéluctable que les hommes tentent de rompre tant bien que mal La thématique revient donc mais le film ne semble pas prêt à l assumer pleinement le contexte contemporain limite Don Taylor dans les possibilités d illustration qu il n était de toute façon peut être pas apte à explorer La fin mélancolique exploite toutefois joliment le trouble face à cette perte de repères Malgré la bonne humeur du récit jusqu alors le dernier acte renoue avec l habituelle ambiance dépressive de la franchise Les charmants Cornelius et Zira meurent non sans avoir emmené avec eux le salaud de l histoire mais leur progéniture a survécu La dernière image du film est ainsi étrange avec ce bébé chimpanzé s exclamant maman Se mêle à la fois l espoir de voir que nos deux héros ne sont pas morts pour rien et la détresse de se rendre compte que la planète des singes pourra bien voir le jour par cette nouvelle génération Malgré sa forme de divertissement léger et inoffensif Les Evadés De La Planète Des Singes démontre une mécanique simple mais efficace qui a réussi à brouiller notre perception Notre affection se porte t elle ainsi envers notre part primitive ou civilisée Après le spectacle consécutif de ces trois films on ne sait plus à quel saint se vouer et ces tourments ne vont pas être guéris par l épisode suivant 4 6 LA CONQUÊTE DE LA PLANÈTE DES SINGES Jack Lee Thompson USA 1972 1H28 Si la valse des réalisateurs continue avec désormais l inquiétant Jack Lee Thompson adepte des grands écarts qualitatifs allant de Les Nerfs A Vif à Le Justicier Braque Les Dealers aux commandes Paul Dehn a lui conservé sa place de scénariste Le moins que l on puisse dire c est qu il se sent pousser des ailes et qu il se lâche dans la proposition de spectacle pour ce quatrième épisode Il faut dire que les contraintes d écriture sont ici bien moindres que sur les deux derniers épisodes Avec La Conquête De La Planète Des Singes Dehn n a pas a composé avec les caprices de star du Secret De La Planète Des Singes ou la réinvention d une histoire laissée dans l impasse comme dans Les Evadés De La Planète Des Singes Ce dernier film laissait clairement la porte ouverte à une suite et Dehn semblait parfaitement savoir comment il allait l orienter Elevé par un directeur de cirque César le fils de Zira et Cornelius arpente la société humaine et découvre comment l homme maltraite ses congénères Car bien des choses ont changé après le dernier épisode Les singes sont devenus la main d œuvre de la société humaine et doivent exécuter leurs basses besognes Bien qu élevé par une figure paternelle humaine et bienveillante qui lui sera malheureusement enlevé César va rapidement se rebeller face à l exploitation de son peuple Du fait de son intelligence surdéveloppée il entraîne ses congénères dans un mouvement de révolte que le gouvernement n arrivera pas à canaliser Bon en même temps il l a bien cherché Dans le dernier épisode il lui a été clairement exposé que le monde risquait à l avenir d être dominé par les singes Le fait qu il décide de les utiliser comme esclaves alors qu il est en possession d une telle connaissance apparaît quelque peu invraisemblable En même temps un tel choix peut symboliser une société qui se moque de la dangerosité de ses solutions tant qu elles permettent de remplir leur office dans l immédiat La Conquête De La Planète Des Singes se caractérise en ce sens par son absence de finesse Comprenant qu il n arrivera jamais à réatteindre la profondeur thématique du premier opus Dehn abandonne définitivement un système de valeurs avec multiples niveaux de lectures Ici tout est brut avec une ambition qui consiste plus à interpeller en choquant qu à faire réfléchir Inutile donc de chercher une grande portée métaphysique à ce projet Les seuls éléments qui pourraient toucher à l esprit humain l homme soumettant le singe afin de tourner le dos à sa propre animalité sont exprimés clairement dans le dialogue Il en va de même pour le contexte social l exploitation et la révolte des singes renvoyant à la situation des noirs de l époque Le réalisateur Jack Lee Thompson ne se cachera pas d avoir eu en tête les images des émeutes de Watts lorsqu il mit en scène son climax Faiseur doué lorsqu il le veut bien Thompson s épanouit parfaitement dans cette orientation Privilégiant les effets immersifs de la caméra à l épaule à la solide stabilité du précédent opus Thompson ne ménage pas son spectateur Il dépeint avec hargne son univers violent où l homme finira par tomber de son piédestal Thompson se lâchera même un peu trop Le comité de censure sera particulièrement choqué par la violence du produit et exigera un nombre sévère de coupes pour adoucir l ensemble Pas forcément très à l aise avec la teneur du projet le studio profitera de l occasion pour adoucir la fin Alors que César victorieux exclamait à la foule la naissance de la planète des singes et la fin de l ère des hommes un remontage et un nouveau doublage viendront complètement changer la donne César scandera désormais la paix entre les espèces le singe devant se montrer un meilleur maître que ne l était l homme Alors que la fin rejoignait de loin le thème du premier opus sur la supériorité barbare de l espèce dominante cette fin ruine gentiment le propos par son politiquement correct déplacé En l état cela ne change pas l impression générale sur un film agressif et rentre dedans Malgré des restrictions budgétaires toujours plus importantes ruinant tout le cachet de l esthétisme la cité futuriste prend place dans un complexe immobilier fraîchement construit et des effets spéciaux la réapparition des scènes de foules conduit à des maquillages atteignant l horrible La Conquête De La Planète Des Singes frappe fort et c est salutaire Par contre le public est lui décontenancé de voir la tournure qu a pris ce qu il considérait comme un spectacle familial Cela obligera le studio à être un peu plus regardant sur sa stratégie pour le prochain épisode 2 6 LA BATAILLE DE LA PLANÈTE DES SINGES Jack Lee Thompson USA 1973 1H36 Il s avère que la Twentieth Century Fox a bien du mal à maîtriser et surtout à comprendre le phénomène de La Planète Des Singes S ensuit donc une politique du battons le fer tant qu il est chaud qui entraîne la franchise dans tous les sens Les produits dérivés pullulent sur les rayonnages la franchise envahit le petit écran avec deux séries télé une live et une animée et la production s est fixée un rythme de sortie annuelle en salle Tout ceci concourt à manquer véritablement de recul sur ce qui est conçu Cela conduit à la problématique de La Conquête De La Planète Des Singes En dépit d histoires tournant autour de questions socio politiques et de conclusions qui n ont rien d happy end la franchise semble apparemment surtout fédérer le jeune public Ce dernier semble se délecter de ces films montrant des singes parlants et aime se laisser envahir par tout le merchandising Sur l opulent Blu ray de La Planète Des Singes on trouve d ailleurs un documentaire sur ces personnes qui enfants ont voué un culte à la franchise On sera stupéfait par le fait qu ils se montrent moins préoccupés à décortiquer les films et leurs thèmes que d exhiber leurs collections de souvenirs Un documentaire assez atterrant et qui explique sans peine la naissance de La Bataille De La Planète Des Singes Contrairement aux précédents épisodes ça n est plus le réalisateur qui troque sa place Jack Lee Thompson sera le seul cinéaste à avoir rempilé sur la franchise mais le scénariste En effet Paul Dehn a dû être frustré de voir ses plans tomber à l eau avec la volonté du studio de remanier le ton de cet épisode Pour Dehn ce cinquième opus devait être dans la parfaite continuité de La Conquête De La Planète Des Singes Autrement dit une œuvre noire et brutale Un choix logique par rapport à un titre qui nous fait attendre le moment crucial où l homme sera définitivement dominé par le singe Dehn écrit un script dans cette optique mettant en avant un César ivre de pouvoir et un enjeu de taille renvoyant au Secret De La Planète Des Singes la possession de l arme nucléaire Malheureusement le triste

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  • Dossier : [REC], la trilogie
    qui se juxtaposent pour atteindre un autre stade de terreur à chaque scène Jusqu à une scène finale génialissime qui en plus d intégrer légèrement l hypothèse surnaturelle à l aide d une ébauche d explications fort heureusement rien n est vraiment expliqué ou justifié désintègre le réel et la fiction par l intermédiaire d un flou total représenté ici par l obscurité dans laquelle se plongent les cinq dernières minutes du film où les forces du réel à savoir la journaliste et son caméraman tentent de retrouver leur chemin à l aide de la technologie afin d échapper à un horrible zombie décharné perdu dans le noir Faux espoir la fiction étant toujours plus forte elle finit par rattraper ledit réel la caméra tombe à terre Ne reste alors plus qu un regard terrifié face caméra guettant une possible lueur d espoir avant de disparaître pour de bon dans le néant Une seule chose continue de raisonner dans le noir un hurlement qui glace le sang REC n était bel et bien que cela une giclée de trouille infernale dont le déroulement narratif n était qu un simple prétexte Tout a été filmé Tout a été enregistré Réalisation Jaume Balaguero Paco Plaza Scénario Jaume Balaguero Paco Plaza Luis A Berdejo Production Julio Fernandez Photographie Pablo Rosso Montage David Gallart Origine Espagne Date de sortie 23 avril 2008 REC² Cela faisait bien longtemps que le syndrome du film au carré ne s était pas attardé dans le 7ème Art et pour être honnête il n y avait aucune raison de s en plaindre En effet la dernière fois qu on avait eu affaire à cela c était avec l horrible Cube² dont le principe de surdimension censée multiplier l éventail d idées conçues par Vincenzo Natali dans le premier épisode n était qu une vaste fumisterie limitant son idée au simple concept d un hypercube et se contentant de rendre explicite tout ce qui pouvait susciter un brin d ambiguïté jusque là Par chance en rajoutant la fonction carré au titre du film qui leur aura valu un carton planétaire sauf aux Etats Unis où un copier coller immonde nommé En quarantaine fut produit en quatrième vitesse pour des ados engagés contre la lecture de sous titres Jaume Balaguero et Paco Plaza ne sont pas tombés dans le panneau Le souvenir de REC étant encore bien présent dans les mémoires et son concept ayant été repris de façon opportuniste par une demi douzaine de réalisateurs incompétents les deux compères avaient tout à disposition pour élargir et redéfinir le concept du premier film Cela imposait d emblée deux choses d une part trouver un autre système de filmage susceptible de générer à nouveau le trouble des perceptions procuré par l opus précédent tout en évitant de répéter la formule d origine et d autre part ne pas se reposer sur des ficelles narratives et stylistiques désormais réduites au rang de codes qui viendraient enfermer le projet dans un cadre précis et invariable La bonne nouvelle c est que la mission fut accomplie sur les deux points Mais la nouvelle qui n a pas manqué de faire grincer pas mal de dents lors de la sortie du film c est que le concept allait subir un bouleversement total Ne pas croire que REC ² allait rallonger la ligne de terreur pure qui avait su générer pas mal de cauchemars dans nos esprits parce que la peur n était désormais plus au rendez vous Ne pas croire non plus que Balaguero et Plaza allait se livrer à un excès de lectures métatextuelles sur le genre qu ils abordent un peu à la manière du minable Blair Witch 2 parce que l univers traumatisant du premier opus fut réduit à un grand terrain de défoulement Traduction une fois passée la trouille il était temps que ça dérouille Le changement radical du trip horrifique en énorme shoot em up gavé de testostérone s est pourtant avéré un choix judicieux cela aura permis au found footage de se démarquer sur une autre voie moins subtile mais tout aussi spectaculaire Avec un parti pris très simple le film débute précisément là où le précédent s était arrêté dès l instant où une horde de flics surarmés et coiffés de caméras vidéos ce qui donnera lieu à quelques arabesques graphiques assez jouissifs pénètrent dans la baraque maudite afin de témoigner du désastre et de faire le ménage Le verbe shooter aura donc ici deux significations filmer et flinguer Beau programme C est donc sous l ombre du trip bourrin et guerrier à la sauce Aliens que REC ² s invite en véritable prolongement dans la continuité de la même façon que le premier film avait su utiliser les nouvelles technologies pour redynamiser les schémas émotionnels et sensitifs du genre horrifique Au niveau visuel le film réussit totalement à se démarquer de son prédécesseur dès le premier quart d heure une poignée de militaires armés de shotguns de toutes les tailles deux ou trois mots avec la police locale pour connaître la position actuelle pendant un instant l immersion parait presque plus forte qu avant puis le début des festivités avec l entrée dans cet immeuble toujours mis en quarantaine L usage de la vue subjective à partir d une caméra collée sur la tête d un personnage permet déjà de booster les codes du jeu vidéo déjà appliqués dans le premier film ne serait ce qu avec la présence des flingues devant l écran on se croirait devant Doom mais elle libère aussi pas mal de contraintes liées aux réactions de la personne qui filme en effet plus de caméra posée par terre plus de pause ou de temps mort seule compte la décharge d action procurée sur le moment Un avantage qui paradoxalement est aussi la principale faiblesse du film si le procédé permet à Balaguero et Plaza de libérer la pression sur la suspension d incrédulité du public elle ne rend pas l action si crédible

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  • Dossier : Star Trek - L'intégrale (1/2)
    film évite de prendre l eau par tous ses efforts pour rendre accessibles les règles de l univers au non initié Il capte l attention en redétaillant les relations entre les différents personnages au travers de l inauguration d un nouveau vaisseau Ce concept directement issu de Phase II justifie ainsi une production design plus recherchée et éprouvant une certaine fascination Des qualités qui ressortent d autant plus dans une seconde moitié rappelant qu en dépit d un tournage marathon Wise et son équipe sont encore libres de raconter ce qu ils veulent Si le pitch initial rejoignait déjà le chef d œuvre de Stanley Kubrick une mission spatiale rejoint un objet intersidéral d origine indéterminée les thématiques déployées ne font que rejoindre la comparaison Star Trek Le Film s interroge donc sur la place de l humanité dans le monde ainsi que sa nature profonde Sur ce point on ne peut que s enthousiasmer de l inclusion de Spock dans l intrigue le parcours de ce dernier étant probablement le plus passionnant de tous Sa rencontre avec un être à la logique suprême ne fait que ressortir son insatisfaction vis à vis de ce mode de pensée dont il est un fervent adepte Cette interrogation sur la toute puissance logique des ordinateurs en rajoute une couche dans le rapprochement avec 2001 Pour l anecdote l écrivain Isaac Asimov fit office de conseiller sur tout ce qui avait trait à l intelligence artificielle Le long métrage poussera le vice jusqu à se conclure par une séquence de naissance et l émergence d une nouvelle entité A tout ceci se rajoute une sous intrigue à la Solaris où un capitaine se retrouve épris de la copie de sa dulcinée Un sacré cocktail donc dont Wise réclame la même puissance philosophique et contemplative Cet esprit contemplatif lui fut d ailleurs reproché à sa sortie Pourtant la magie se dégageant de sa mise en scène lorsqu il dépeint cette incursion dans l inédit constitue une des plus grandes qualités du film au final Face à la masse de travail à accomplir en matière d effets spéciaux l équipe initialement engagée fut remerciée La production appela deux cadors du genre qu elle n est pas allée chercher bien loin John Dykstra et Douglas Trumbull soit les responsables respectifs de Star Wars et 2001 L Odyssée De L Espace Malgré l immense compétence des deux spécialistes les complexes effets spéciaux réclamés par ces scènes ne sont pas toujours convaincants Un souci de finition résultant du manque de temps et par certains aspects de motivation Trumbull ne s enrôla ainsi dans l entreprise que pour se libérer d un contrat le liant avec la Paramount Il considérera son travail comme une simple corvée à remplir Pour autant ces effets suscitent bel et bien l émerveillement par la manière dont ils apparaissent à l écran La découverte du nouvel Enterprise le ballet des différentes stations spatiales l incursion dans l atmosphère vaporeuse entourant le vaisseau V Ger et la découverte de l intérieur dudit vaisseau Autant de passages rendus fascinants par la mise en scène qui en est faite détaillant toute la richesse de cette imagerie Le soutien apporté par la musique de Jerry Goldsmith n est pas non plus étranger à ce caractère hypnotique Une preuve du génie du compositeur à qui on réclamait surtout une partition capable de masquer le manque de soin accordé au reste de la bande son On notera en ce sens que le film ne fut au bout du compte finalisé que vingt ans après sa sortie En effet un certain nombre de plans à effets n auront jamais pu être terminés dans les délais Pour la sortie DVD en 2001 le studio débloquera des moyens pour que Wise finalise son director s cut Ce nouveau montage permettra d arranger le caractère inachevé de certaines séquences tout en ayant le bon goût de rendre ses ajouts indétectables par rapport au reste du film on est loin du révisionnisme à la Lucas Si cette version avait pu voir le jour à l époque elle n aurait néanmoins pas changé grand chose à la réception du film Malgré un certain succès à sa sortie difficilement appréciable cela dit vu les énormes sommes engagées dans les divers projets le public ne semble pas prêt à suivre la franchise sur la voie empruntée par Wise Cela obligera le studio à procéder au premier des nombreux changements de politique qui égayeront la franchise Pour autant en dépit de toutes les adversités et de la perfectibilité de certains aspects ce premier opus se montre comme un film enchantant et probablement le plus enthousiasmant de toute la franchise GENESIS C EST PLUS FORT QUE TOI Avec La Colère De Khan la franchise renoue drastiquement avec ses origines télévisuelles Ce second film est ainsi la suite d un épisode de la série télé et surtout met en place le premier chaînon d un arc narratif qui s étendra sur trois longs métrages Une logique feuilletonesque qui si elle se montre intéressante sur la durée va s accomplir au détriment du fonctionnement des films en tant qu entités propres Du strict point de vue de l histoire il est déjà pratiquement impossible d en regarder un sans être passé par ses prédécesseurs A La Recherche De Spock ne peut être parfaitement abordable que si l on a vu La Colère De Khan Pour se prémunir d un tel problème Retour Sur Terre débutera même par un montage résumant les deux derniers volets Toutefois au delà de la stricte compréhension de l histoire l intérêt de l arc narratif ne prend toute son importance que par son tableau général En effet sur les trois films il va se créer un vaste réseau thématique Cette trilogie au sein de la série va se concentrer sur la fuite inéluctable du temps la manière d appréhender une fin inévitable les conséquences de nos actes les sacrifices pouvant déboucher sur une renaissance l appréhension de notre nature vis à vis de notre expérience passée Sans paraître aussi ouvertement métaphysique que le film de Robert Wise les péripéties entourant la planète Genesis creusent un sillon passionnant Mais celui ci ne peut donc s apprécier qu en interconnectant le propos contenu dans chaque épisode Pris individuellement ce travail thématique paraîtra incomplet inachevé et donc insatisfaisant Pourtant cette décision de relier les épisodes arrivera tardivement dans la production de ce second volet Elle constituera même une source de conflits entre le studio et le réalisateur Nicholas Meyer C était Demain Pour ce dernier le film devait tout simplement se terminer sur la mort de Spock Suite à des projection tests le studio demande à ce que plusieurs plans soient rajoutés pour laisser une porte ouverte à son retour dans le prochain épisode Cette mésentente conduira Meyer à refuser la réalisation d A La Recherche De Spock au profit de Leonard Nimoy Cet incident de parcours final ne l empêche pas de parfaitement remplir le cahier des charges soumis A l image de la musique de James Horner son premier travail pour une major l objectif est bien d offrir un spectacle d aventure plus enlevé que son prédécesseur Une optique qui conduira Paramount à se séparer de Gene Roddenberry qui aurait bien voulu réutiliser le pitch sur l assassinat de JFK pour cette suite et à élire Harve Bennett en nouveau garant de la série pour les années à venir Malgré toutes ses thématiques La Colère De Khan se veut avant tout un divertissement plus direct et entraînant Pour satisfaire cela Meyer choisit ainsi de représenter l univers par des artifices succincts à l efficacité exemplaire Wise prenait tout un acte pour introduire l équipage Meyer utilise son plan d ouverture pour resituer immédiatement la place de chacun Chez Wise on s interrogeait à foison sur la nature de l antagoniste Ici on laisse le bad guy expliquer lui même ses origines et motivations par des monologues où éclate sa nature extravagante Khan est d ailleurs l une des grandes qualités du film et la raison pour laquelle le film est profondément admiré par les fans Il est assez difficile en voyant le film de croire que Ricardo Montalban hésitera à reprendre le rôle Après des années à jouer le gentil hôte de L Ile Fantastique il se voyait mal se replonger dans un tel méchant Il offrira pourtant une prestation endiablée faisant ressortir la folie d un homme qui a passé trop de temps à lire Moby Dick et Le Roi Lear La grandiloquence du personnage donne toute sa saveur réjouissante à son affrontement avec Kirk Cette bataille entre les deux hommes n est d ailleurs pas tant une démonstration pour savoir qui est le plus grand stratège qu un pur combat d égos Meyer apporte certes un soin aux batailles spatiales calquant celles ci sur des stratégies de combats navals il s inspirera notamment de Capitaine Sans Peur et de Torpilles Sous L Atlantique pour leurs constructions mais le cœur du duel se situe avant tout dans l obsession des adversaires l un envers l autre Tel Achab Khan n a d autre but que la destruction de sa baleine blanche quitte à sacrifier son équipage pour y arriver Quant à Kirk il refuse purement et simplement que les choses n évoluent pas comme il le désire Par cet aspect se dessinent ainsi les fondements narratifs de l histoire à venir Le film s ouvre sur le test du Kobayashi Maru Il s agit d un simulateur où l équipage doit secourir un vaisseau en détresse Le test est programmé pour ne pas avoir de solution et se conclut forcément par la mort de l équipage Il s agit donc d une sorte de gigantesque test de rorschach visant à voir les réactions du capitaine face à la mort Seul Kirk a pu réussir le test et pour une raison simple il a triché et reconfiguré les composantes du programme Il a refusé la marche des événements et les a retournés à son avantage Cette conduite à base de duperie trouvera ses limites lorsque Spock choisira de se sacrifier pour sauver l Enterprise Kirk relève la vacuité avec laquelle il a mené sa vie lorsque son ami accepte de relever le défi dont il s est toujours détourné Cette conclusion amène ainsi le personnage à un triste constat sur son existence lui qui a vu resurgir un démon du passé et qui s est découvert un fils dont il ignorait l existence Mais ce triste constat ne se prolongera en profondeur que dans A La recherche De Spock Débutant là où s achevait La Colère De Khan le troisième épisode va donc tenter l impossible en ressuscitant le personnage décédé Postulat idiot mais trouvant tout son sens par l exploitation des bases thématiques précédemment posées A La Recherche De Spock tourne ainsi autour de la frontière entre la vie et la mort comment l instabilité de la première peut conduire à la seconde mais aussi comment la seconde peut déboucher sur la première L enjeu du film concentre à lui seul ce thème Il s agit de la planète Genesis Celle ci est issue d un projet scientifique consistant à créer une planète habitable à partir du néant Cet élément était une sous intrigue de La Colère De Khan un vaisseau tombait par hasard sur Khan alors qu il cherchait une planète entièrement désolée pour procéder à des tests Car il s avère que lancer le processus sur une planète contenant déjà la vie entraînerait sa destruction au profit de la nouvelle configuration Si l expérience Genesis apporte la vie elle a donc également un pouvoir de mort C est d ailleurs celui ci que convoite un commandant klingon Christopher Lloyd aussi haut en couleur que Montalban Si Starfleet y voie une ouverture vers de nouveaux mondes les klingons y voient surtout une arme à récupérer par tous les moyens La planète créée reflète ce paradoxe Il s agit d un endroit fertile et exotique mais souffrant d un vieillissement accéléré le conduisant prématurément à sa désintégration La planète permet néanmoins de réanimer le corps de Spock son esprit ayant lui été transféré dans le corps de McCoy à la fin du second film En cherchant à le secourir pour permettre à son ami de renaître Kirk devra procéder aux sacrifices qu il se refusait jusqu alors entre la destruction de l Enterprise et la mort de son fils L obtention de la vie ne peut décemment pas s obtenir sans une mort pour s équilibrer La Colère De Khan et A La Recherche De Spock arrivent ainsi à proposer un bon compromis entre le film d aventure à la Star Wars et les préoccupations réflexives de la série La production réussit donc son pari ce qui n était pas forcément gagné en raison de sévères coupes budgétaires Décidé à ne pas reproduire les folles dépenses de Star Trek Le Film le budget est revu à la baisse Bien que les effets spéciaux soient confiés aux bons soins d ILM dont la division Pixar se chargera de la célèbre simulation par ordinateur du projet Genesis la filiale de Lucasfilms ne peut pas non plus faire de miracle Le résultat est une réutilisation d un certains nombre de plans issu du premier film Un recyclage pas gênant dans certains cas comme les vaisseaux klingons pour le test du Kobayashi Maru après tout ce que l on voit est fictif mais plus ennuyeux dans d autres la reprise quasi identique du départ de l Enterprise Mais ce sentiment d économie altère fort peu le prestige d ouvrages à l esthétisme recherché Et on ne retrouvera pas forcément cela dans l épisode suivant LES DÉBILES DE L ESPACE En parlant du reboot de J J Abrams Yannick Dahan rappelle que contrairement aux apparences la série n a jamais manqué une occasion de s amuser d elle même On en aura d ailleurs eu un exemple avec le Kobayashi Maru au début de La Colère De Khan Ne disant rien sur sa nature factice on voit les acteurs se projeter au sol entourés de fumigènes et d étincelles comme cela pouvait arriver traditionnellement dans la série En révélant in fine la supercherie Meyer tend à montrer le caractère risible de cette mise en scène Ces écarts ne sont pas isolés et se reproduiront régulièrement à l avenir Trois épisodes plus tard on pourra voir ainsi des choses aussi bizarres que Kirk tabassant nul autre que Kirk Pour autant rien ne prédisposait le quatrième épisode à devenir ce qu il est devenu A La Recherche De Spock se caractérisait par sa passion Il me faisait penser à un opéra ce qui me plaisait car je l avais imaginé très passionnel et impressionnant Dans Retour Sur Terre il était temps de s amuser et de faire une pirouette déclare Leonard Nimoy dans une featurette d époque Il s agit d une légère simplification de la part de l acteur rempilant au poste de réalisateur Tout comme A La Recherche De Spock Retour Sur Terre devait se construire comme le parfait prolongement de son prédécesseur On retrouvait donc l équipage considéré par Starfleet comme renégats après avoir détourné l Enterprise Réfugié sur Vulcain où ils ont pu ressusciter Spock ils remettent en état leur vaisseau et s apprêtent à rentrer à la base pour répondre de leurs actes Quant à Spock il éprouve quelques difficultés à se reconstituer il peut répondre aux questions intellectuelles les plus complexes mais ne sait que dire si on lui demande comment il va Loin de là sur Terre la destruction de Genesis provoque différents remous politiques dont notamment l exigence des klingons à ce que Kirk et son équipage soient traînés en justice La première ébauche du script se concentrera intégralement sur cette base Au final elle ne servira que pour le premier acte de Retour Sur Terre L idée du voyage dans le temps précédemment envisagé est alors ressortie mais sans l histoire sur l assassinat de Kennedy A ce stade il est définitivement décidé que le film versera dans la légèreté D un point de vue commercial ce changement d orientation fut une idée de génie puisque Retour Sur Terre se posera comme le plus grand succès de la franchise sur le sol américain Non content de rogner sur le coût de fabrication des décors et des effets spéciaux le fait de situer l action dans le San Francisco des 80 s permet une meilleure ouverture envers le public Il en va de même pour les vertus ouvertement humoristiques de l épisode On peut néanmoins trouver celles ci frustrantes après un premier acte en parfait accord avec ses prédécesseurs L apparition d un objet stellaire mystérieux risquant de causer la destruction de la Terre pourrait même faire croire à un retour à certaines ambitions de Star Trek Le Film On notera en ce sens la belle note d inspiration de l objet tout droit sortie du roman Rendez Vous Avec Rama d Arthur C Clarke De même le voyage dans le temps prend la forme d un trip surréaliste renvoyant au voyage de Spock au cœur de V Ger Passé cette séquence le soufflé retombe Car en optant pour un contexte contemporain le film assume sa volonté d offrir un divertissement dans l air du temps Il est d ailleurs dédié à l équipage qui périra dans l explosion de la navette Challenger quelques mois avant la sortie Toutefois c est surtout au niveau du propos que le film fait dans le nivellement par le bas Il ne s agit plus de verser dans le métaphysique mais dans l écologisme Entre le second choc pétrolier et la catastrophe de Tchernobyl le sujet interpelle le plus grand nombre De toutes les possibilités envisagées c est celui de la sauvegarde des espèces qui est retenu La sonde inconnue détruit la planète car elle cherche désespérément à renouer

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  • Dossier : Star Trek - L'intégrale (2/2)
    l avenir Reste toutefois que la fonction de passage de relais limite quelque peu l intérêt du projet Les scénaristes Ronald D Moore et Brannon Braga optent alors pour un angle d attaque similaire à Terre Inconnue en intégrant cette raison d être à l intrigue du film Generations lorgne ainsi vers le cycle Genesis Ses thématiques s articulent autour de la fuite du temps et le devoir d adapter son existence par rapport à celle ci L angle d attaque s adapte parfaitement avec l objectif de passation de pouvoir La scène d ouverture montre ainsi un capitaine Kirk participant à l inauguration d un nouvel Enterprise Accompagné par Scotty et Chekov le capitaine à la retraite ne masque pas son malaise Alors qu il se sent toujours prêt à partir à l aventure la jeunesse de l équipage ne fait que le confronter à son âge Quitte à enfoncer le clou l organisation du départ le force à rester figé dans sa légende et à n être que la caricature de lui même Il ne cache pas sa joie lorsque l incapacité de l équipage à faire face à une catastrophe inattendue lui permet de rejouer au héros La situation tourne toutefois mal et Kirk est aspiré par la perturbation à l origine de l incident Ce phénomène s avèrera être l enjeu même de l histoire Nommé le Nexus il s agit d un ruban d énergie donnant accès à une dimension hors du temps où tous les rêves peuvent se réaliser Pour y retourner un scientifique campé par Malcolm McDowell est prêt à tout Tant pis si cela implique de détruire plusieurs planètes au passage C est précisément ce que le capitaine Picard doit empêcher quelques décennies plus tard Pour ce dernier le Nexus peut néanmoins apparaître comme une aubaine Suite au décès brutal de son frère et de son neveu le capitaine remet sérieusement en doute ses choix de vie Il s est entièrement voué à sa carrière et n a jamais fondé de famille N ayant aucun autre parent son nom de sa famille s éteindra avec lui Le Nexus lui offre l opportunité de corriger ses erreurs Comme Kirk arguant que ses peurs sont une peur de lui même dans L Ultime Frontière Picard perçoit que le bonheur procuré par le Nexus n est qu un leurre L existence qu il y mènerait demeurait factice et sans valeur Il lui faut accepter ses actes erreurs passés ne pas chercher à les corriger et se tourner vers l avenir Retrouvant Kirk au sein de cette dimension il usera de ces arguments pour le convaincre de l aider afin de neutraliser McDowell Le parcours des personnages devient ainsi une déclaration envers les fans de la série il faut tourner la page et accepter d aller vers de nouveaux horizons Le film ne convaincra toutefois que fort peu Si la passion des thématiques est là le déroulement du récit de Generations ne se montre pas aussi captivant Entre l ouverture et le final l intrigue prend son temps fait preuve de choix invraisemblables et se perd même dans un dédale de personnage Le plus dispensable restera la sous intrigue impliquant Data Androïde tentant de comprendre la nature humaine ce dernier expérimente une puce électronique lui procurant des émotions Non content d être plus ou moins déconnecté du reste du récit cela se résume surtout à montrer le personnage se comporter comme le dernier des demeurés la moitié du temps En soit ce segment fait ressortir la construction du long métrage selon le principe d un simple gros épisode de la série Moore considère d ailleurs que les films passés ne sont rien moins que ça La réalisation appliquée mais simpliste du téléaste David Carson n arrange pas les choses même si le travail d ILM déjà revenu à l œuvre sur Terre Inconnue procure quelques belles visions entre la conception du Nexus ou le crash de l Enterprise constituant le climax La plus grande complainte des fans concernera néanmoins la mort de Kirk Ceux ci imaginent une fin épique pour le capitaine Or après une lutte avec un McDowell quinquagénaire le personnage périra en tombant d une passerelle Triste conclusion qui est pourtant la conception d une mort héroïque selon l équipe du film En effet dans le premier montage Kirk succombait à un tir de phaser dans le dos La fin du célèbre capitaine dénote le manque d imagination mise en œuvre dans la fabrication du film C est de là que provient le certain mépris entourant cet épisode contenant d autres aspects attachants Mais il est temps désormais de passer à autre chose la nouvelle ère pouvant prendre ses aises BACK IN TIME Les présentations sont faites place désormais à l action Et le moins que l on puisse dire c est que Premier Contact frappe fort en ce sens A l instar de La Colère De Khan l idée de ce huitième épisode est de confronter l Enterprise à un vieil adversaire les borgs dont la doctrine est toute résistance est inutile Cette race extraterrestre est en effet pour le moins pernicieuse Elle n existe que dans le but d assimiler les espèces qu elles croisent Les borgs s apparentent à l antithèse ultime de Starfleet son reflet sombre L organisation a toujours été marquée par le respect entre les peuples et son refus d influencer leur développement il s agit de leur directive première Les borgs ne veulent que normaliser tous les individus selon un modèle unique L ennemi est donc pour le moins terrifiant surtout qu il adopte une esthétique biomécanique Pour inspirer son travail de réalisateur l acteur Jonathan Frakes se penchera d ailleurs particulièrement sur les deux premiers épisodes d Alien Pas un mauvais choix d étude surtout lorsque la production envisage un temps de confier la réalisation à Ridley Scott Le cinéaste anglais refusera tout comme John McTiernan également contacté Une option retenue probablement pour l aspect Piège De Cristal de l intrigue Picard tentant de survivre en se cachant dans les coursives et conduits d aération du vaisseau alors que les borgs l envahissent Cette partie constitue d ailleurs la meilleure section du film Au delà de tout le cocktail action suspense horreur procuré par le contexte cet angle du film offre l opportunité à Patrick Stewart de faire une prestation assez enthousiasmante Comme il est montré dans le spectaculaire plan d ouverture conçu par Robert Stromberg futur production designer d Avatar Picard fut précédemment assimilé par les borgs Son équipage l a libéré de leurs influences mais le capitaine en garde des séquelles La plus caractéristique est une profonde haine pour cette espèce qu il veut détruire à tout prix Comme Khan en son temps Picard devient un capitaine Achab futuriste aveuglé par sa quête vengeresse Bien sûr il arrivera in fine à se raisonner et à sauver son équipage Toute cette trajectoire vaut bien mieux que le reste du film situé sur Terre En voyageant dans le temps les borgs tentent de changer le cours de l histoire afin d assimiler sans heurt la population Officiant toujours au scénario Ronald D Moore et Brannon Braga envisagèrent plusieurs époques possibles Il y eu notamment la guerre civile américaine et l Europe à la fin du Moyen Age Cette dernière option aurait notamment inclus la vision fantaisiste d un château assiégé par les borgs C est toutefois une option plus modeste qui est retenue Le premier contact du titre correspond à la rencontre de l humanité avec des extraterrestres Celle ci se réalisa lorsque les seconds découvrirent par hasard que les premiers avaient développé le voyage spatial Le but des borgs est d empêcher la réalisation dudit voyage afin qu aucun contact avec les autres peuples ne soit établi et que la planète soit livrée à elle même En dépit d une thématique intéressante l homme confronté à la grandeur de ses actes futurs et les responsabilités allant avec toute cette partie patine L interprétation du pourtant excellent James Cromwell n est pas étrangère à cela avec un numéro épuisant de pilote alcoolique rock n roll Mais le contexte même pose problème En choisissant cet événement pour l histoire la production situe ainsi l action dans une base paumée en pleine forêt Un contexte banal mais bien plus économique que n importe quel délire de reconstitution précédemment esquissé De celles ci il ne subsiste plus qu un passage au sein d un simulateur holographique où Picard extermine des borgs dans une ambiance de films des gangsters des années 30 Au bout du compte ce choix ne fait que ressortir le cachet téléfilmesque de la mise en scène de Jonathan Frakes et donc la mollesse de cette intrigue Frakes peut néanmoins se targuer d être bien entouré que ce soit par le directeur de la photographie Matthew F Leonetti le compositeur Jerry Goldsmith ou l équipe d ILM Ces derniers feront encore des merveilles avec notamment une bataille spatiale dans le premier acte gigantesque morceau d action dépassant tout ce qui a pu être vu jusqu à présent dans la franchise Malgré son inégalité Premier Contact est bien un spectacle réjouissant et ne peut qu inciter le studio à poursuivre dans cette voie REBEL WITH A CAUSE Face au succès de Premier Contact il est aisé de vouloir en émuler la formule L équipe se réforme donc pour tenter de construire à nouveau un beau grand divertissement Seule modification majeure Ronald D Moore et Brannon Braga ne sont plus en charge du scénario C est Michael Piller le superviseur en chef du développement scénaristique de La Nouvelle Génération qui s occupe de l écriture Ce changement peut expliquer le changement de tonalité du projet alors qu en théorie celui ci reste bien dans la droite lignée de son prédécesseur L histoire tourne cette fois ci autour d une planète abritant le secret de la jeunesse éternelle L astre est peuplé par les ba kus espèce composée d à peine quelques centaines d habitants Starfleet entendant les déloger pacifiquement afin que d autres peuples puissent profiter des pouvoirs de la planète Ils sont épaulés en cela par les So nas espèce agonisante qui ne pourra survivre sans le pouvoir de la planète Cette décision devant profiter au plus grand nombre n est toutefois pas du goût des membres de l Enterprise puisqu en désaccord complet avec la directive première Picard et ses hommes se rebellent donc et épousent la cause des ba kus On retrouve bien des ambitions similaires à Premier Contact avec un spectacle porté par l action à travers lequel s expriment quelques réflexions existentielles jusqu où la moralité peut être bafouée pour l intérêt collectif Tel qu il fut décrit plus haut Premier Contact se construisait sur deux intrigues parallèles celle dans le vaisseau réussie et celle sur Terre passable Insurrection a tendance à ne conserver à l esprit que la seconde Cela ressent dans la mise en scène encore plus téléfilmesque mais également évolution sournoise de la tonalité Les scènes terrestres de Premier Contact tentaient d apporter un humour contrebalançant la terreur prenant place dans l Enterprise L humour est toujours présent dans Insurrection mais prend un air de moquerie à la limite de la parodie Dans sa première scène Picard croise ainsi une nouvelle race extraterrestre dont le look et les coutumes sont présentés comme ridicules et il se fait alpaguer par un quidam lui sortant un jargon technique passablement incompréhensible C est un peu l essence et les mécaniques de la franchise qui sont bousculés pour tenter d obtenir un rire Plus loin Picard et son équipage expérimentent les pouvoirs rajeunissant de la planète ce qui se traduit par Picard se la joue cool en dansant le mambo avant de troquer son pyjama pour un blouson en cuir Riker se sent un regain de libido Worf souffre d acné et de sautes d humeur les membres féminins ont leurs seins qui se raffermissent L ambiance devient carrément décalée lorsqu on neutralise un androïde défectueux en entonnant des chants de marin on pilote l Enterprise avec un joystick de jeu vidéo et on leurre l ennemi avec l aide de CGI Ça n est clairement pas la première fois que la franchise opte pour ce genre de pratique mais elle n est jamais apparue si problématique Jusqu à présent la comédie savait s inscrire dans l histoire et n empiétait pas outre mesure sur l intrigue si elle ne le nécessitait pas Or l humour d Insurrection fait preuve d une certaine condescendance vis à vis de son univers L intrigue et les thématiques du film expriment un certain sérieux et ne méritaient pas d être traité de la sorte Le résultat est d ailleurs un rejet quasi intégral de la part des fans Attitude pleinement compréhensible face à ce qui pouvait s apparenter à une version prétentieuse de Galaxy Quest Un semblant d indulgence pourra toutefois se fait connaître le certain dynamisme de l objet même si les corrects effets spéciaux supervisés par Santas Barbara Studios ne font pas la mesure face aux travaux d ILM alors trop occupé sur La Menace Fantôme En l état la reprise en main est nécessaire et celle ci apportera le coup de grâce à la franchise LA PART DES TÉNÈBRES Suite à ces problèmes de réception il est décidé que le dixième film de la franchise sera différent Il s agira d offrir la vision la plus spectaculaire la plus impressionnante la plus grandiose imaginable Pour cela il va falloir embaucher un prestigieux réalisateur un génie du grand spectacle complètement inattendu aux commandes d un tel projet Cette personne ce sera bien sûr euh Stuart Baird Certes il faut reconnaître la renommée du bonhomme en matière de montage Son nom est après tout associé à Superman 58 Minutes Pour Vivre Le Dernier Samaritain et bien d autres Au poste de réalisateur ça ne fait toutefois pas des étincelles Sans être désastreux Ultime Décision et U S Marshals n étaient rien de plus que de l actionner vite vu vite oublié Ça n est pas exactement ce qui est recherché pour Nemesis Aux côtés de Baird la production enrôle toutefois un collaborateur bien plus intéressant le scénariste John Logan Au niveau de la chronologique de la production Logan fut d ailleurs embauché bien avant Baird L idée d une vision flamboyante de Star Trek elle serait donc à chercher de son côté Si l histoire sera signée par Rick Berman et l acteur Brent Spiner c est bien Logan qui mettra sur pieds cette excitante aventure Premier film de la saga à ne pas disposer de générique d ouverture le film entre sans politesse dans le vif de l action L intégralité du sénat romulien est décimée Ce coup d état fut fomenté par un dénommé Shinzon qui prend le commandement de l empire Starfleet ordonne à Picard de le rencontrer afin de tirer au clair ses motivations Picard aura une sérieuse surprise puisque Shinzon est une version plus jeune de lui même Il s agit d un clone créé pour infiltrer Starfleet mais devenu inutile lorsque la situation politique évolua Cette confrontation concentre tout le caractère fascinant du film D un point de vue existentiel il questionne le principe de notre identité Qu est ce qui définit un individu Sa personnalité se caractérise t elle par son parcours Face à son clone Picard se demande s il aurait pris les mêmes décisions face aux situations rencontrées par Shinzon Chacun étudie l autre pour se comprendre soi même et ce qu ils voient ne comble pas leurs attentes En contrepoint de cette intrigue Data est confronté aux mêmes interrogations lorsqu il trouve un modèle d androïde similaire à lui et auquel il tente de communiquer sa compréhension de l humanité Nemesis se crée ainsi une véritable profondeur thématique se télescopant dans un grand spectacle dont le dernier acte se constituera d un affrontement spatial de longue haleine Ce scénario a de quoi séduire C est probablement pour cette raison que Baird se jeta dessus alors que de son propre aveu il ne connaissait rien à l univers Star Trek De son côté Rick Berman aurait bien voulu faire revenir Nicholas Meyer sur la franchise Ce dernier sera prêt à accepter à condition de pouvoir retoucher le script pour qu il corresponde à son style Chose impossible puisqu un accord fut passé avec Logan pour qu aucune rectification ne soit apportée à son manuscrit Contrairement à ce que l on pourrait croire la Paramount elle même n est pas chaude pour confier le bébé à Baird Le studio lui demande de superviser les montages de Mission Impossible II et Tomb Raider afin de pouvoir accéder au poste Et lorsqu il l obtiendra il se mettra radicalement à dos le casting par son incompréhension totale de l univers et son incapacité à s y adapter Le plus gênant reste toutefois qu il traite le script de Nemesis comme ceux de ses précédentes réalisations Du formidable scénario de John Logan il tire ainsi un film bourrin sans grande subtilité et aux choix esthétiques douteux La qualité du script reste présente mais est complètement détériorée par l incapacité de Baird à en tirer parti L un des seuls coups de génie tiendra au casting de Shinzon Ne trouvant pas d acteur crédible en jeune Patrick Stewart il embauche à la dernière minute un acteur quasi inconnu Tom Hardy Un choix payant puisque le futur interprète de Bronson offre une brillante prestation le plaçant facilement aux côtés de Ricardo Montalban et Christopher Lloyd Mais cela ne suffit pas à attirer le spectateur qui en a juste rien à foutre préférant se tourner vers les aventures d un sorcier binoclard Harry Potter Et La Chambre Des Secrets d un espion quinquagénaire Meurs Un Autre Jour et d une bande de mecs qui passent leurs temps à marcher Le Seigneur Des Anneaux Alors que

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  • Dossier : Les Tortues Ninja – L’intégrale
    ne s invente pas que l on doit le choix du réalisateur Steve Barron pour piloter ce projet risqué les deux hommes avaient en effet déjà travaillé ensemble sur une série télévisée anglaise intitulée The Storyteller déjà en collaboration avec le légendaire Jim Henson alias le créateur des Muppets et véritable dieu vivant de l animatronique Ce dernier est d ailleurs sollicité au départ pour réaliser le film mais reste sur la défensive face à la violence du comic book d origine A l époque réputé pour le caractère hybride de ses clips dont celui de Billie Jean pour Michael Jackson et déjà réalisateur de l inénarrable Electric Dreams Barron saute donc sur l occasion de façon un peu inconsciente Je ne savais pas très bien à quoi allait ressembler le film mais je savais que ce serait quelque chose d inédit de bizarre Le scénario coécrit par Bobby Herbeck et Todd Langen ne présente que très peu de surprises en ce qui concerne les quatre héros La structure du premier tome du comic book est ici respectée à la lettre avec juste un contexte à la Oliver Twist en guise d arrière plan en effet en plus de diriger le fameux Clan des Foot référence parodique au clan The Hand présent dans Daredevil Shredder enrôle dans son armée des adolescents en mal de vivre qui commettent une large série de vols à New York De son côté Jim Henson se charge de créer les costumes des tortues et de gérer les animatroniques dans une poignée de flashbacks tournés en Super 8 cela explique l aspect bricolé de ces scènes Côté casting les quatre acteurs choisis pour incarner les tortues sont aussi mis à contribution pour jouer un autre rôle sans costumes par exemple l acteur qui joue Michelangelo joue aussi le livreur de pizza au début du film Quant à l équipe des trois monteurs présents au générique elle intègre ni plus ni moins que Sally Menke monteuse attitrée de tous les films de Quentin Tarantino et qui anecdote qui déchire aurait été embauchée sur Reservoir Dogs en raison de son travail sur Les Tortues Ninja Selon les propres dires de Barron lui même l argument de Tarantino aurait été C est Sally qui a permis à Donatello de se battre Redécouvrir Les Tortues Ninja aujourd hui procure une sorte de double effet Kiss Cool D abord il est impossible de ne pas voir une certaine mollesse dans la mise en scène de Steve Barron si ce dernier fait preuve d un solide sens du découpage compose ses cadres avec soin et réussit à mettre en valeur chacune de ses créatures à l écran voir l excellente première apparition de Shredder très iconique dans la mise en valeur de son casque et de sa posture menaçante il se révèle en revanche peu apte à installer une vraie rythmique dès qu il s agit pour nos quatre héros de se battre la faute à des bastons assez molles qui suscitent

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