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  • Entretien - Pauline De Boever
    du film projeté a suffi à faire partir les dernières Alors même s il est vrai que L Epouvantail est un film moins connu c est un film que l on adore à l Institut Lumière En étant confiant vis à vis du public on a foncé dès lors qu on a su que l obtention d une copie serait possible En plus Jerry Schatzberg est un cinéaste proche de l Institut Lumière depuis des années qui connaît le festival il avait notamment exposé une belle série de photographies sur Lyon lors de l édition 2010 du festival NdlR et Guillaume Canet acteur et réalisateur très populaire a accepté de venir faire le lien entre le film de Schatzberg avec qui il a tourné The Day the Ponies come back en 2000 et dont il est resté proche NdlR et le public Quant à Ken Loach on a pu s étonner du simple fait que son visage soit présent sur l affiche officielle du festival Est il si connu du grand public Je pense qu il est assez bien connu au moins des cinéphiles Un public moins assidu ne le connaîtra peut être pas et en même temps nous voulions assumer clairement nos choix affirmer le fait qu il était le cinéaste que nous voulions récompenser cette année et inviter par cet affichage le public à l identifier à le reconnaître Bien sûr Ken Loach est moins connu qu un Eastwood ou qu un Depardieu et ses films sont moins immédiatement identifiés par le public Mais nous avions raison d être confiants nous avons eu des réactions magnifiques du public sur la soirée de remise du Prix Lumière à Ken Loach et les préventes pour les projections de ses films sont plus nombreuses qu on aurait pu l espérer Ken Loach Prix Lumière 2012 On peut supposer que l obtention d un Prix du Jury à Cannes par Ken Loach et le joli succès en salles du film en question La Part des Anges expliquent pour partie cet enthousiasme du public Ces facteurs ont ils eu une influence sur votre choix de ce réalisateur pour le Prix Lumière Absolument pas Il se trouve que les plus grands cinéastes contemporains vont à Cannes Il est donc peu étonnant que celui qui reçoit le Prix Lumière y ait été sélectionné Et non la sortie de La Part des Anges n a pas été un élément déclencheur pour nous Elle a même parfois pu nous faire nous poser la question d une éventuelle saturation du public est ce les gens n auront pas déjà trop entendu parler de Loach cette année Encore une fois nous sommes très fiers de saluer ce grand cinéaste engagé qui a pris à bras le corps les problèmes sociaux et politiques de son pays et en a tiré dans son cinéma une belle pédagogie un regard sur le monde qui nous plaît beaucoup Lors de présentations du festival au public vous aviez laissé entendre que Ken Loach serait

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  • Olivier Assayas Parle D'Après Mai
    pu être mon parcours sinueux vers le cinéma et surtout de l inscrire dans une époque que le cinéma français a un peu ignorée Autant mai 68 a une place claire dans le cinéma français autant les années 1970 sont souvent vues avant tout comme le temps du déclin de l engagement politique alors qu elles avaient aussi leurs folies leurs excès qui étaient très cinégéniques Sachant qu il les a pour la plupart castés de manière sauvage à la sortie de lycées de la région parisienne on se demande comment Assayas a sélectionné ses jeunes interprètes et quelle a pu être l éventuelle importance du facteur politique L acteur principal Clément Métayer raconte Olivier cherchait des personnalités plus que des acteurs des jeunes à même de comprendre ce qu il se passait dans cette histoire d engagement de lutte et d affirmation de son indépendance Mais je ne me trouve pas particulièrement politisé non Le film était truffé de références précises que je ne comprenais pas Sur le tournage Olivier nous donnait des documents à lire tous les jours Il nous laissait beaucoup de liberté pour laisser place au naturel pour nous laisser une place à nous dans les personnages Olivier Assayas Travailler avec des personnes qui découvrent le cinéma me permettait de recevoir leur spontanéité J ai essayé pendant le tournage de leur donner le moins d indications possible et surtout d exercer sur eux le moins de pression possible Et en même temps il est clair que j ai pu douter de ce que j étais en train de faire je me disais tu réalises un film cher et tu le fais reposer sur des gens inexpérimentés Mais j avais confiance en eux je construisais autour d eux quelque chose qui était le plus juste possible et les laissais exister là dedans tout en recadrant quelques petits éléments des anachronismes dans le langage Olivier Assayas entouré par ses acteurs à la Mostra de Venise dont le film est reparti avec le Prix du scénario Quant à savoir s il a conservé quelque chose des seventies de l engagement politique comme démarche active et de l atmosphère dans laquelle il s est plongé pendant le tournage Clément Métayer explique Sûrement rires En fait non il y a un lien que j ai créé mais dans le sens inverse je n ai rien ramené dans ma vie de l époque de mon personnage mais j ai amené des éléments de ma vie dans le film Après ce que je garde des années 1970 c est partagé par beaucoup de jeunes de ma génération l influence de la musique des coiffures de cette époque est énorme Olivier Assayas évoque notamment dans son film la question d un prolongement de l engagement politique de l époque par le cinéma Il y avait à l époque une sorte de méfiance absolue dans tout ce qui était majoritaire L idée c était de construire en marge de la société dominante un nouveau cinéma

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  • Laurent Cantet parle de Foxfire | Courte-Focale.fr – Grand angle sur le Cinéma !
    l énergie était trop proches de celles d une autre fille déjà castée c est finalement l étonnante Raven Adamson ci dessous qui a été retenu ndlr On a passé du temps à improviser et l apport du naturel des actrices m a permis de repenser certaines scènes en introduisant leurs mots leur rythme Les personnages sont réellement apparus au cours de ce travail là Cette histoire me permettait de retrouver des thèmes qui m étaient chers le groupe la place qu y occupe l individu l oppression et la violence On est resté assez proche du livre en tout cas dans l esprit qui était le sien Mais la construction du récit a évolué le roman était plus proche du point de vue de la narratrice Maddie Katty Coseni ci dessus ndlr et des souvenirs qu elle avait des choses de sa tentative de restituer ceux ci avec ce que cela impliquait de corrections d un chapitre à l autre d incertitudes etc On a tenté dans un première mouture du scénario de respecter ça mais j ai trouvé qu on s éloignait de l énergie et des motivations du groupe qui étaient bien plus cinématographiques Si l on connaît de nombreux frenchies appelés par les grands studios hollywoodiens pour réaliser de manière plus ou moins heureuse des films aux budgets conséquents il n est pas si fréquent de voir des cinéastes français mettre en scène des histoires américaines sans qu aucune grande major soit en jeu La décision a dû être prise de tourner le film au Canada et pas aux Etats Unis pour de pures raisons de production des accords de coproduction avec la France y étaient plus faciles et permettaient de conserver un statut européen du film donc d être plus facilement vendu aux chaînes de télévision tout simplement Il me semblait très compliqué d organiser un tournage aussi loin de la France Mais c était inévitable à la lecture du roman j entendais les dialogues en anglais et j avais du mal à imaginer cette histoire se dérouler en France Les Etats Unis s imposaient d eux mêmes La liberté dont ces filles jouissent la possibilité par exemple qu elles ont d acheter et de conduire une voiture à seize ans d en faire un objet de pouvoir etc je n avais pas tout cela dans le contexte de la France des années 1950 Le film regarde ce rêve américain florissant à l époque et essaie d en montrer les laisser pour comptes Je voulais évoquer cette mythologie qui dit alors aux Américains qu ils vivent dans le pays le plus puissant au monde et qu ils vont vers des lendemains radieux Dès lors on devine que la démarche du cinéaste n a pas grand chose à voir avec une forme d hommage à tous ces films américains des années 1970 et 1980 eux mêmes nostalgiques de la seconde moitié des fifties et du début des sixties d American Graffiti 1973 à Grease 1978 de

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  • Rengaine Et Son Tournage : Une Odyssée | Courte-Focale.fr – Grand angle sur le Cinéma !
    Le problème de Sabrina mes trois sœurs l ont vécu J ai presque envie de dire que le rôle était facile Sauf pour une chose heureusement je n ai pas été rejeté et refoulé par ma famille pour ce que j étais L une des forces du film c est précisément de mêler le réel le vécu d acteurs pour la plupart amateurs et l expérience personnelle à une fantaisie évidente avec son histoire d un couple mixte Arabe Noir entravé dans son envie de mariage par les quarante frères de la jeune femme maghrébine Djaïdani emprunte clairement aux contes ancestraux Son évocation du thème délicat de la mixité frappe par son caractère très frontal aux excès revendiqués Quand on crée une œuvre qu on veut durable il faut aller là où ça fait mal Je savais que jamais le thème de la mixité n avait été traité avec la radicalité qui était la mienne Quand on est sans argent et qu on ne fait tout qu avec ses tripes on ne peut pas être dans la séduction on refuse même de l être Je suis métis moi même ma mère est soudanaise et mon père algérien Les insultes j ai connu et des deux côtés Il aurait été trop facile d aller dans le cliché d une relation entre un personnage blanc et un autre de couleur on aurait fini avec le pauvre petit Noir ou le pauvre petit Arabe membre d une minorité en France Les origines qui sont les miennes m intéressaient plus De loin on pourrait croire que les personnages de Rengaine fréquentent autant d Arabes que de Noirs On a l illusion en les voyant traîner ensemble dans la rue que tout va bien J ai voulu m approcher de ces silhouettes qu on croise chaque jour et montrer aux gens ce que je connais En neuf années autant dire que le scénario a eu le temps d évoluer la réflexion du cinéaste sur son sujet de se préciser voire ses partis pris d être changés du tout au tout attention la prochaine citation comporte un spoiler Pendant longtemps j étais dans une radicalité qui me poussait à terminer mon histoire dans le sang On a tourné une scène où Slimane met une balle dans la tête de Dorcy Et puis la vie avance on a une petite fille et on réalise la responsabilité que c est de faire un film Le boxeur que j étais s est posé cadré a cadré ses plans ce sont ces images de Slimane et de Dorcy face à face à la toute fin Des images muries avec les années donc que j aime profondément Rengaine c est aussi et bien sûr une forme visiblement pensée dans le même esprit de dynamisme et de radicalité que son fond qui nous évoque Donoma de Djinn Carrenard 2011 sorti tout juste un an plus tôt Et ce d autant plus lorsque l on trouve le nom de cet autre jeune réalisateur

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  • Entretien : Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri
    sont propres on n a pas non plus envie de faire toujours le même film Une façon de s en échapper ça peut être de trouver une nouvelle forme Après il y a aussi le fait que peut être plus encore sur les femmes que sur les hommes il pèse un certain nombre de mythologies qui nous empêchent d être libres Certaines viennent de la Bible certaines de l idée qu on se fait d une bonne épouse ou d une bonne mère et d autres viennent mine de rien des contes qui continuent de nous accompagner au delà de l enfance J ai moi même été frappée de constater à un certain moment dans ma vie que j attendais le prince charmant que j y croyais et je suis frappée de constater que beaucoup de jeunes filles soient encore dans ce schéma là dont je ne pense pas qu il soit le meilleur Ça nous a donc paru amusant de voir ce qu il restait de pertinent de ces contes qui continuent d être présents dans les imaginaires quand bien même ils viennent du Moyen Âge voire de temps plus anciens Beaucoup de choses semblent le rester et notamment l idée de base la peur de la mort JPB Ce qu on fait à chaque film et qui reste valable pour celui là c est de traiter des croyances des superstitions Or on est passé ici par le conte qui est une croyance par excellence C est lié au fait qu Agnès avait vu sur un conseil d Alain Resnais une pièce de Stephen Sondheim Into the Woods qu elle avait adorée et qu elle m a ensuite montrée Des personnages de conte se croisaient dans les bois comme dans une sorte de métaphore de l inconscient et discutaient de ce qui se passait après la fin des contes dont ils étaient les héros et les héroïnes C est vrai qu il est bien commode de finir une histoire sur Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d enfants lorsque les personnages sont jeunes mais il est moins évident d évoquer tout ce qui suit tout ce qui a rempli nos vies à nous qui avons atteint la cinquantaine On s est donc dit parlons de la suite parlons du bout du conte On sent que les décors ont été très travaillés pour plonger le film dans une atmosphère proche de celle du conte AJ Ça a été l une de mes grosses préoccupations oui J ai beaucoup relu de contes et revu d adaptations cinématographiques que j aime comme La Belle et la Bête de Cocteau 1946 le Peau d Âne de Demy 1970 ou le Cendrillon des studios Disney 1950 Et après avec l équipe il y avait à élaborer une esthétique à créer des choses auxquelles mes collaborateurs croyaient plus ou moins comme ces sortes de titres de chapitres très stylisés Comme c était la première fois que je tournais en numérique cette stylisation était une vraie

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  • [ENTRETIEN] Julian Roman Pölsler | Courte-Focale.fr – Grand angle sur le Cinéma !
    situation Elle n était alors absolument pas une auteure connue et traversait une période très éprouvante dans sa vie de couple Elle avait un mari très séduisant à qui tout le monde demandait ce qu il faisait avec cette femme complètement folle qui passait son temps à écrire Elle est décédée en 1970 et le roman a alors connu un succès grandissant De son vivant elle n aura pas eu droit à un seul article à son sujet J ai beaucoup parlé avec sa famille Ce qu il en ressort c est que son travail d écriture l avait peu à peu éloignée de son entourage Réciproquement se couper ainsi des autres protégeait son travail d écriture qui était très précieux à ses yeux Je pense que cela ressort largement dans le livre et dans le film L idée d un mur invisible serait à priori très difficile à approcher pour un cinéaste Or vous semblez vouloir le rendre presque palpable en l identifiant au cadre de la caméra et en faisant jouer l actrice avec cela Comment en êtes vous venu à ce parti pris de faire parfois de l écran une vitre d en faire le mur invisible Je pense que le mur n est seulement physique qu au début du film A mesure que l histoire avance il devient de plus en plus un mur psychique présent en l héroïne Pour moi le mur devient d ailleurs bien plus important sur le plan du son que sur celui de l image Haneke m a même suggéré qu on ne devrait pas voir ou entendre ce mur du tout Pour lui le grondement du mur pouvait sonner comme une erreur technique rires Mais j ai entendu quelque part que certaines personnes étaient capables d entendre le son de la rotation de la Terre J ai alors demandé à un ami scientifique ce que cela pouvait donner et il m a répondu que c était comparable au son d un champ magnétique J avais alors trouvé le son pour mon mur Haneke notoirement allergique à la musique non diégétique ndlr lui continue de me dire que ça sonne un peu trop comme de la musique rires Vous parlez beaucoup de Michael Haneke Êtes vous également en contact avec d autres cinéastes autrichiens Axel Corti avec lequel j ai beaucoup collaboré comme assistant réalisateur ndlr est pour moi un maître et a été un grand soutien dans ma carrière En Autriche on a tendance à ne donner de place qu à Michael Haneke ndlr et à oublier Corti alors que j ai l impression qu il demeure encore présent dans les esprits en France avec la ressortie récemment de Welcome in Vienna par exemple Sinon j ai fait mes classes de cinéma avec Ulrich Seidl Par rapport au reste de la production autrichienne parvenue récemment en France tels que les films de Jessica Hausner ou de votre collègue Ulrich Seidl un point surprenant de votre film est sa non évocation

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  • Atiq Rahimi et Jean-Claude Carrière // Syngué Sabour - Pierre de patience
    fois en quoi l association avec un coscénariste tel que Jean Claude Carrière a t elle influé sur votre travail Atiq Rahimi Déjà sur Terre et Cendres j avais collaboré à l adaptation avec Kambuzia Partovi qui avait travaillé avec notamment Abbas Kiarostami et Jafar Panahi Je pense avoir toujours besoin de quelqu un pour me mettre à distance de mon propre travail de romancier voire déjà pour me convaincre qu il y a matière à un film dans ce que j écris S il est vrai que j ai une écriture visuelle du fait de ma formation cinématographique je ne pense absolument pas à un potentiel film à venir lorsque je suis dans l écriture d un roman Si j étais capable de penser en termes filmiques pendant l écriture d un roman j écrirais directement un scénario Or être scénariste c est un métier à part entière un savoir faire propre qui n est pas le mien Jean Claude Carrière Il faut complètement changer d écriture lorsque l on passe d un roman à un scénario C est presque comme passer d un travail écrit à une peinture sur un même sujet c est un tout autre langage La genèse du film a également été marquée par plusieurs langues différentes le roman était écrit en français mais le film est tourné en dari avec une actrice dont la langue maternelle est le persan dans le dossier de presse Golshifteh Farahani compare la nuance entre ces deux dernières langues à celle entre le français et le québécois Atiq Rahimi Au début on a travaillé sur la version française parce que Jean Claude ne parle pas dari mais aussi parce qu il fallait que le producteur français soit en mesure de lire le scénario Puis c est Nahal Tajadod l épouse de Jean Pierre qui est iranienne qui a effectué un merveilleux travail de traduction Elle travaillait sur un livre précisément avec Golshifteh Farahani qui vient de paraître et qui évoquait la trajectoire de celle ci Elles travaillaient donc toutes les deux en parallèle de notre travail à tous les deux On a rencontré au début pas mal de problèmes avec les producteurs qui voulaient que l on tourne le film en anglais pour des raisons évidemment commerciales ce qui était hors de question Se posait aussi la question cruciale de savoir quelle Afghane ou quelle Iranienne serait à même d incarner cette femme tant sur le plan politique que sur le plan artistique Jean Claude Carrière C était un moment où Golshifteh qui avait été jusque là la Brigitte Bardot du cinéma iranien avait des problèmes après son film avec Leonardo DiCaprio Mensonges d Etat de Ridley Scott 2009 NdlR Le gouvernement iranien lui avait fait subir des interrogatoires étalés sur six mois C est à ce moment là qu elle a décidé de quitter le pays A l heure qu il est elle pourrait y retourner mais certainement plus en ressortir Atiq Rahimi C est donc chez Jean

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  • [ENTRETIEN] François Cluzet, Bouli Lanners et Philippe Godeau (Pour 11.6)
    de travailler de comprendre au delà de ce qu il a déclaré La partition même limitée est censée nous suffire pour défendre le personnage Je ne parle pas d en faire un héros mais de le défendre ce qui n est pas pareil C est mettre en avant une complexité un jardin secret Si l on incarne des personnages c est aussi pour leur donner une humanité avec ses hauts et ses bas ses faiblesses et ses forces Monsieur Lanners du fait que votre rôle soit moins mis en avant aviez vous une plus grande marge de création d un pur personnage de cinéma Bouli Lanners Paradoxalement j ai rencontré le personnage qui inspire le mien quand bien même ça paraissait moins important dans mon cas que dans celui de François Mais après il s agit très vite de s en détacher et de ne pas chercher à le copier à le singer Par contre je ne connaissais pas le milieu J avais tendance à avoir une idée largement partagée mais fausse des convoyeurs celle de cow boys des temps modernes Je ne me rendais pas compte des réalités quotidiennes du métier Rien que le fait de tourner dans un fourgon en permanence sans possibilité ne serait ce que d entrouvrir une fenêtre c était une confrontation à cette réalité C est donc davantage l immersion dans le milieu traité qui m a fait prendre conscience de réalités qui nous échappent Monsieur Cluzet on perçoit dans votre carrière récente une sorte de fil conducteur sous terrain Ne le dis à personne A l Origine ce film ci et le prochain En solitaire mettent tous en scène des personnages embarqués seuls dans un itinéraire tortueux qui les dépasse Ces rôles se font ils écho les uns aux autres dans votre travail d acteur FC Mon envie d acteur je pense que c est avant tout d aller toujours vers le contraire ou en tout cas vers quelque chose de très différent de ce que je viens alors de jouer Je ne me rends pas bien compte de ce que vous évoquez mais il y a bien sûr une part d instinct dans le choix des rôles il réfléchit En tout cas ce que j aime le plus dans le métier d acteur c est le travail collectif que ce soit avec les interprètes de rôles secondaires ou les techniciens Je dis toujours qu il s agit d un travail d équipe Ce qui fait un bon film à mes yeux c est entre autres la manière dont les acteurs jouent ensemble au delà des mots en présence pure Sur ce film là on était dans ce bocal du camion dont parle Bouli J ai passé une grande partie du tournage avec dans mon champ de vision presque uniquement la route devant moi et Bouli à ma droite Sa voix était mon unique repère de jeu et son personnage m émouvait stimulait mon jeu D ailleurs j aime bien penser que Musulin

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