archive-fr.com » FR » M » MUSANOSTRA.FR

Total: 733

Choose link from "Titles, links and description words view":

Or switch to "Titles and links view".
  • Interview de Jerome Ferrari avril 2009 musanostra
    père ne parle pas le corse Ma mère et mon grand père maternel oui il le parlait avec moi en m apprenant à jouer aux cartes quand j étais vraiment petit Et puis plus rien C est par la musique que j y suis revenu I Muvrini que j ai vus à Bobino en 1983 et Canta Je voulais comprendre les textes que je me suis fait traduire par ma mère C est rentré comme ça le langage poétique d abord alors que j étais encore incapable de comprendre une conversation courante surtout dans mon propre village les textes étant presque tous écrits dans des dialectes du nord J ai commencé à parler vraiment à Corte et beaucoup plus quand je me suis installé à Porto Vecchio Mes quatre ans d Algérie n ont pas fait de bien à ma pratique du corse Et j ai toujours été meilleur à l écrit qu à l oral Jérôme explique alors que selon lui pour la traduction ce qui importe le plus est d être compétent dans la langue d arrivée le français en l occurrence Q uelles ont été les rencontres importantes sur ton chemin vers l écriture Pour l écriture et pas seulement pour cela la rencontre de Marco Biancarelli a été une chance exceptionnelle J avais quelques nouvelles dont Dies Iræ on s est échangé des textes et j ai été stupéfait de la convergence de nos préoccupations et aussi du fait qu on rigolait des mêmes choses avec le même genre de mauvais goût jubilatoire Ça a été incroyablement motivant une énorme augmentation de puissance pour reprendre une expression de Spinoza que je trouve particulièrement juste J ai donc donné mon manuscrit à Albiana et Variétés de la mort est sorti peu après la version bilingue de Prighjuneri T a famille savait elle que tu écrivais t y encourageait elle Oui mais je ne leur avais rien fait lire non L idée qu ils lisent mes textes ce que la publication rendait à peu près inévitable ne m enthousiasmait guère Pourquoi Sûrement pas par peur de trop me confier ou de froisser Je n ai pas peur de me dévoiler quand j écris non parce que c est une manière de se dévoiler qui n a rien à voir avec un flot de confidences intimes Si c est le cas ce n est pas de la littérature C est un jugement dogmatique que j assume De même si je froisse des gens ce ne peut être que pour des mauvaises raisons jamais je n ai déguisé une attaque personnelle sous le masque de la fiction Si des gens l ont cru ça ne me concerne pas je ne me sens pas responsable de ce que les gens comprennent ça les regarde Qu est ce ou qui te pousse à écrire te motive Bien des choses sans oublier la part des voyages dont je ne mesure pas ce qu ils m ont apporté Je sais que c est énorme

    Original URL path: http://musanostra.fr/Interview%20de%20J%C3%A9rome%20Ferrari%20avril%202009.html (2015-12-30)
    Open archived version from archive


  • Helene Sanguinetti, poete, portrait, musanostra
    quotidien dans le poème familial voilà Et dès lors je me suis baigné dans le Poème de la Mer infusé d astres et lactescent vous connaissez ces vers de Rimbaud au début du Bateau ivre ils expriment absolument le phénomène d immersion qui s est produit alors je crois Le moment de l écriture de mon premier poème est d ailleurs resté nettement inscrit en moi Je me souviens très bien que c était au 47 avenue de la Libération qui s appelait avant 1944 boulevard de La Madeleine Antonin Artaud avait habité les premières années de sa vie un peu plus haut sur le même trottoir au n 135 inutile de vous dire combien cela me faisait plaisir mon enfance trouvait des signes très proche de la Canebière et de l église des Réformés puisque vous connaissez un peu Marseille Nous habitions au 4e étage un appartement très chaud en été et très bruyant du côté de la mer les fenêtres ouvertes Les platanes énormes et gigantesques vraiment affleuraient le balcon en me mettant sur la pointe des pieds là bas au bout j apercevais le port son tremblement dans la lumière Mais c était en novembre 1963 j avais douze ans J étais dans le séjour J ai ouvert mon petit secrétaire il y avait un désordre invraisemblable comme aujourd hui des crayons des gommes etc et un livre que j aimais beaucoup c étaient Les Aventures de Tintin c était L île noire Avec notamment le personnage haut en couleurs de la cantatrice Bianca Castafiore Et j ai commencé à écrire d un coup sur une feuille de classeur à gros carreaux verte j écrivais je nommais le réel posé devant moi je laissais des blancs à la place de la ponctuation on n en était plus à ponctuer et quand je me suis arrêtée j ai vu j avais dessiné quelque chose dans l espace c est toujours aussi essentiel maintenant qui ressemblait à ce qu écrivaient mes frères Je vous lis ce que j avais écrit BIANCA lampes bureaux glaces avaient joué frondaisons bambis droites segments cahiers livres textes spirales français rideau tanne bijoux gomme vert pélican eh là héron c est Bianca fraîcheur jardin leçons allez fuyez je n en veux plus jeux amours sangs feuilles flétries herbes à l automne soleil blafard c était Bianca 2 Je joue dans la cour de l annexe du lycée Longchamp à Marseille l annexe où on enseignait aux petites filles les classes n étaient pas mixtes encore je suis en 11e j ai 6 ans Je joue à Délivrance J aime tant courir et jouer que mes joues éclatent Je mets longtemps à calmer les battements de mon sang je ris je suis heureuse Mademoiselle Marion c est le nom de ma vieille institutrice vieille pour l enfant que j étais alors avec une vraie bonté dans les yeux et le sourire sachant gronder aussi au ventre rebondi de vivante sur sa ceinture fine verni noir

    Original URL path: http://musanostra.fr/Helene%20Sanguinetti%20,%20poete%20portrait,%20musanostra.html (2015-12-30)
    Open archived version from archive

  • Gilles Zerlini Interview 2013
    ai pour ami Paul Vecchiali réalisateur avec qui nous avons un projet sur Colomba Tes films cultes Mes films cultes sont les mêmes depuis toujours Nosferatu de Murnau et Nosferatu d Herzog le même en couleur et parlant Le Casanova de Fellini L évangile selon St Mathieu de Pasolini Eléphant de Gus Van Sant Les aventures de Pee Wee de Tim Burton j aime aussi Le ruban blanc de Haneke le Pinocchio de Comencini Tes boulots Mes boulots une bonne dizaine l adaptation permanente à la misère j en suis toujours là une plasticité sociale on pourrait dire de quoi faire rêver Laurence Parisot Berger maraîcher postier pompier opérateur projectionniste moniteur de plongée animateur associatif intervenant en milieu scolaire homme de ménage professeur bon j arrête j en oublie on va croire que j invente J ai même été secrétaire général d un institut consulaire bastiais c est à dire que j avais du personnel sous ma responsabilité la pire expérience de ma vie un concentré de bassesse et de médiocrité humaine quand j y pense il me vient la nausée Le beau Gilles Tes errances Tes bonheurs de jeune homme Mes errances outre les sociales qui perdurent furent illusoires attention je ne suis pas un repenti j assume tout mais il y eut erreur sur les personnes lorsque nous combattions au côté d individus dont le seul but était de prendre le pouvoir et la caisse et de ne surtout rien changer au système d oppression qu il soit colonial et ou capitaliste Que des mots très peu d actes de grands mouvements de bras une ou deux générations sacrifiées De la même manière la lutte armée fut une tragi comédie baroque qui laissa tout de même quelques acteurs sur le carreau Les années perdues Gli anni perduti Brancati Mes bonheurs quelques belles histoires d amour la voix et les mots de mes anciens et des amitiés d adolescence Des étés au village le fleuve et la croyance que les choses pouvaient changer Quelques concerts glorieux avec mon groupe Tes racines corses Les vacances Le grand retour Mes racines corses sont simples et complexes à la fois deux grands parents de la Rocca L Uspidali et Sartè et deux grands parents de Tavagna Vilone Urnetu Né et élevé à Toulon dans une Basse Ville qui ressemblait plus à la Corse que la Corse d aujourd hui et peut être même del époque un conservatoire on parlait corse dans la rue ma grand mère était amie de la grand mère de Jean Guidoni dont nous suivions la carrière Quand j y pense à cette époque j ai le vertige j ai l impression de mentir Le retour au pays a été une catastrophe souvent je pense aux israéliens une longue galère dont je ne vois plus la fin mais ne parlons plus de moi passons à autre chose Le choix de Bastia Quelques mots sur cette ville Je suis monté à Bastia pour passer mes niveaux de plongeur et je

    Original URL path: http://musanostra.fr/Interview%20Gilles%20Zerlini%20auteur%20de%20Mauvaises%20nouvelles%20editions%20Materia%20Scritta%20html.html (2015-12-30)
    Open archived version from archive


  • a vita d un omu chì cerca in una lotta senza rifiatu à cambià u so destinu pè pudè appacià l anima soia cum è si un certu stintu animalescu li permettia di mentenesi inde un mondu chì u santavulieghja A vita u ciambotta di là in quà ma ellu prova a resiste incù u meritu chì ghjè u soiu Ribellu ma in listessu tempu mansu arrabiatu ma prontu dinù a fassi dumà stu persunagiu senza identità propria mez omu mez animale sbalutatu trà parechji orizonti chì u impuntelleghjanu nasce à u mondu incù una determinazione fatta di rabbia L omu si perde a spessu ma ghjè sempre una presenza furestera luminosa o malaviata chi u intrapuleghja in un muvimentu sfrenatu è chì u face passà d una riba à l altra senza piglià in contu u periculu A so persunalità si custruisce malgradu ellu incù viulenza s acconcia à lu so essere pè pudè dì ciò ch ellu hè u so campà I persunagi ch ellu ci presenta Jean Yves Aquaviva in stu rumanzu s accoglienu tutti in una logica chì si pò dì cumuna in circhendu d amaestrà un destinu chì s imballa sin à diventa stu destinu a sorte ch elli si sò scelti ma chi macaru sempre i supraneghja A logica narrativa di stu racontu ghje ligata incù una sensibilita tremenda à l universu sanu cum è u pede à u so nudicale Lena Petru Lisandru Kolvasky sò persunagi chi campanu a so vita à modu soiu tutti attaccati à u so ambiente una forma d arradichera arcaica ma chì participeghja à dì quale li sò senza nisun penseru nè di limite nè di cunfine Inde u rumanzu d Acquaviva a natura tene una piazza tremenda per un dettu a terra o u fiume ma dinù

    Original URL path: http://musanostra.fr/Cent%E2%80%99anni%20centu%20mesi%20Ghjuvan%20Iviu-Acquaviva%20%20.html (2015-12-30)
    Open archived version from archive

  • Cent anni centu mesi Jean Yves Acquaviva editions Colonna D Istria 2014
    va rendre la lecture un peu moins facile La construction diffère également ici aucun entrelacement ni flash back juste la chronologie épisodique de la vie d un être à l humanité un peu particulière Vous faites de la nature un personnage à part entière votre livre n est il pas finalement un hommage à cette nature La nature est un des personnages principaux de ma propre vie il n est donc pas étonnant qu elle soit présente dans ce que j écris Je crois qu il faut lui rendre hommage et au delà la respecter bien plus que nous le faisons L homme ne pourrait pas vivre sans elle et pourtant il la menace en permanence Je n ai pas la volonté de porter un discours écologiste militant mais j essaie à travers les expériences de mon personnage de m interroger sur la nature humaine et surtout sur la portée des choix d un être humain Que ce soit dans la relation à son environnement ou le rapport à l autre ils sont ce qui le définit Une interrogation sur la question de la nature humaine donc Et cet homme le protagoniste Que cherche t il Qu est ce qui

    Original URL path: http://musanostra.fr/Cent%20anni%20centu%20mesi%20Jean%20Yves%20Acquaviva%20editions%20Colonna%20D%20Istria%202014.html (2015-12-30)
    Open archived version from archive

  • Jean-Yves Acquaviva, Cent’anni, Centu mesi, Colonna Edizioni par Nathalie Malpelli
    issu mentre u patrone stracquatu si ripusava A più bella ghjurnata di a più bella stagione Page 13 Il y a une forme de réjouissance de la part du narrateur qui goûte cette nature avec laquelle il est en totale harmonie Dans ces premières pages je crois que celui qui parle est un animal Tout me le dit son rapport au monde sa relation avec celui qu il appelle son maître et l absence de paroles Mais progressivement je découvre qu il s agit en fait d un enfant sauvage et qu à la mort de son père muet il devra aller vers les hommes C est une seconde naissance mais celle ci sera un long apprentissage une quête initiatique qui fait de ce texte un roman philosophique Dans une langue poétique où s installe souvent un rythme allitératif où la rugosité de la langue corse exprime la violence de cette initiation aux hommes le lecteur suit les pérégrinations de ce personnage Traité comme un animal il connaît les émois de l amour avec Lena mais il ignore encore les codes des hommes Aussi est il confié à Petru figure tutélaire du récit qui le forme lui enseigne ce que sont les hommes Cela passera par l apprentissage du langage qui inscrira notre personnage dans le camp des hommes Si chjamava Petru è fù ellu à aiutammi a compie a mio mutazione u mio passeghju da cane à essare umanu Mi fece u più bellu rigalu chi sia quellu di a parolla Page 25 L appartenance à une identité celle de Lisandru sera une forme de reconnaissance Comme dans un apologue le héros va être confronté à une série d expériences qui vont le forger le construire en quelque sorte Avec Petru il aura été initié à la vie humaine

    Original URL path: http://musanostra.fr/Jean-Yves%20Acquaviva,%20Cent%E2%80%99anni,%20Centu%20mesi,%20Colonna%20Edizioni.html (2015-12-30)
    Open archived version from archive

  • Ombre di guerra de Jean-Yves Acquaviva editions Albiana  , musanostra
    à utiliser le corse je le vois aussi comme un acte de résistance si l on abandonne le terrain de la création nous mourrons encore plus vite que prévu Quel lecteur J e lis beaucoup moins que je ne le voudrais par manque de temps Je suis un lecteur anarchique au sens où je lis plusieurs livres en même temps et que le choix de ces ouvrages relève quelquefois du hasard total J aime tout ce que je lis pour la bonne raison que je ne vais jamais plus loin que 20 pages si cela ne m accroche pas Cela m a coûté sûrement de beaux moments mais on ne se refait pas Quel sens donner à l écriture Cela fait partie de moi tout simplement Bien sûr c est un exutoire une façon de pallier certains troubles de la communication mais avant tout c est la nécessité de laisser sortir ce trop plein d imagination qui m embrume parfois le cerveau Je l ai dit plus haut écrire c est facile et ce sont ces instants là qui sont pour moi les plus apaisants Le thème de la guerre de 14 18 rebattu Je ne crois pas que l on puisse jamais suffisamment parler ou écrire à propos de cette guerre ni des autres d ailleurs C est un devoir que nous avons de nous souvenir que cela est arrivé que cela peut encore arriver Tant pis pour ceux qui y voient des poncifs ou pensent qu il vaut mieux oublier Je n ai pas cherché à donner à ce roman une quelconque dimension historique Ce qui m intéressait c était avant tout de raconter une histoire Je fais peu de digressions je me contente de dire comment j imagine que les gens ont vécu ces moments dramatiques La

    Original URL path: http://musanostra.fr/interview%20auteur%20Ombra%20di%20guerra%20de%20Jean%20Yves%20Acquaviva%20editions%20Albiana%20html.html (2015-12-30)
    Open archived version from archive

  • Mort aux cons, Carl Aderhold hachette 2007 par Manue Marchetti
    narrateur personnage de cette histoire découvre de façon tout à fait inattendue qu un crime peut être une source de bienfait Tout commence par la défenestration d un chat dont la disparition rapproche les habitants d un immeuble Pourquoi alors ne pas tuer les animaux de compagnie de façon à créer un élan de solidarité entre les maîtres éplorés Or de l animal à l homme il n y a qu un pas un beau jour c est la concierge qui y passe elle exaspérait notre bienfaiteur De cet acte a priori anodin va naître un véritable projet une théorie approximative qui prendra forme peu à peu et trouvera son accomplissement dans l action pure et dure on identifie alors la cible Le con m écriai je voilà l ennemi p 153 et on affine le portrait comment repérer le plus sûrement un con Bien évidement le narrateur est vite débordé et son entreprise s avère des plus ambitieuse on s en serait douté L oeuvre est légère et l écriture simple bien que certains passages en soient plutôt savoureux mais l ensemble se laisse lire Force est de constater que cet ouvrage est criant de vérité et de bon

    Original URL path: http://musanostra.fr/Mort%20aux%20cons,%20Carl%20Aderhold%20hachette%202007%20.html (2015-12-30)
    Open archived version from archive