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  • TSCG : « J'appelle les écologistes et les socialistes à se joindre à la manifestation du 30 » (Pierre Laurent) | PCF.fr
    bat jpg Télécharger medias tract pdf medias tract odt medias tract doc liberez medias png 1 sur 349 Pierre Laurent secrétaire national du PCF Bloc L essentiel Je soutiens le Front de gauche L humain d abord L intégrale Les publications du PCF Les matériels L agenda Contacter le PCF Adhérer au PCF TSCG J appelle les écologistes et les socialistes à se joindre à la manifestation du 30 Pierre Laurent Déferlante de plans de licenciement approfondissement de la crise financière colère en Espagne et contestation massive des plans d austérité partout en Europe doutes grandissants des experts sur les règles de discipline budgétaire Chaque jour montre un peu plus l urgence d une réorientation de l Europe C est cette exigence du refus de l austérité et la nécessité d une refondation de l UE qui sont au cœur de la mobilisation unitaire contre la ratification du traité budgétaire européen Celle ci s élargit sans cesse et unit aujourd hui 65 organisations et plusieurs centaines de comités locaux du monde syndical associatif intellectuel de militants politiques C est de ce mouvement populaire dont la gauche a besoin pour rendre crédible et incontournable la possibilité d une réorientation européenne Ceux qui veulent y contribuer ne peuvent pas être absents de la manifestation du 30 septembre à Paris J appelle tous les écologistes et tous les socialistes qui refusent la logique du traité budgétaire européen et veulent agir efficacement pour une Europe solidaire à se joindre à cette grande journée Tout montre qu elle va être un rendez vous important large rassembleur et fondateur d un front uni contre l austérité dont la gauche aura absolument besoin si elle veut tenir le pari du changement Pierre Laurent secrétaire national du PCF Il y a actuellement 1 réactions Pourquoi limiter Pourquoi des

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  • TSCG : « Une fuite en avant pour toujours plus d'austérité et de chômage » | PCF.fr
    voix aux élus de droite pour voter le texte signé le 2 mars à Bruxelles par Nicolas Sarkozy Exit la fable d une rénégociation envolées les belles paroles de campagne qui promettaient d en découdre avec les marchés financiers Aujourd hui le Premier ministre ne donne plus que l objectif de réduction du déficit public Cet appel à une ratification massive est cependant en cohérence avec le budget d hyper austérité et le choc fiscal préparés pour 2013 avec les projets menaçant le financement de la protection sociale celui des collectivités locales Notre peuple n a pas voté pour cela le 6 mai dernier Il a tout au contraire fait le choix du changement en France et en Europe Il est faux d affirmer comme le fait Jean Marc Ayrault que ce vote donnerait plus de force au président de la république sur la scène européenne Au contraire ce traité qui aura des conséquence directe pour la vie quotidienne des familles populaires est une fuite en avant pour toujours plus d austérité et de chômage Nous proposons un grand débat public et contradictoire sur la nature même du traité budgétaire européen de la règle d or des régressions démocratiques contre les États et les parlements Nous demandons sa mise à disposition à l ensemble des citoyen ne s afin qu ils puissent juger par eux mêmes Ce processus démocratique doit être conclu par un référendum Aujourd hui en France et partout en Europe des convergences politiques syndicales et associatives se forment pour refuser l austérité Une grande marche aura lieu à Paris le 30 septembre C est sur cette énergie qu un président de gauche devrait s appuyer et non pas sur un texte co écrit par Sarkozy et Merkel Il y a actuellement 2 réactions Résumé du traité J

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  • 30/09 Manifestaion - Pour une Europe solidaire, non au pacte budgétaire ! | PCF.fr
    Sep 2015 Toute la journée Journées européennes du Patrimoine des 19 et 20 septembre 2015 Lun 21 Sep 2015 Toute la journée Journée mondiale de la Paix Solidarité avec tous les migrants et les réfugiés Mar 22 Sep 2015 19 00 La Terre fleurira 50 ans de cinéma du journal l Humanité Projection rencontre à l espace Niemeyer Derniers tracts Télécharger tract migrants 21 septembre pdf tract migrants 21 septembre odt tract migrants 21 septembre doc affiche paix bat jpg Télécharger medias tract pdf medias tract odt medias tract doc liberez medias png 1 sur 349 Pierre Laurent secrétaire national du PCF Bloc L essentiel Je soutiens le Front de gauche L humain d abord L intégrale Les publications du PCF Les matériels L agenda Contacter le PCF Adhérer au PCF 30 09 Manifestaion Pour une Europe solidaire non au pacte budgétaire 30 sept 13 30 Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité la coordination et la gouvernance TSCG de la zone euro plus connu sous l intitulé de Pacte budgétaire tel qu il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier Pourtant les faibles mesures de croissance annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la renégociation promise par le candidat François Hollande d un traité qui ajoute l austérité à l austérité Non à l austérité permanente Refusons le Pacte budgétaire et ouvrons le débat en Europe Manifestation unitaire Dimanche 30 septembre à 13h30 place de la Nation à Paris Premiers signataires Aitec IPAM AC ANECR Attac CADTM Cedetim IPAM CDDSP CGT FINANCES CNDF Les Économistes Atterrés Fondation Copernic Front de gauche Parti communiste français Parti de gauche Gauche unitaire FASE République et Socialisme PCOF Convergence et Alternative Gauche anticapitaliste Jeunes Communistes Les

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  • Banque de France, la portée politique d’un conflit social original | PCF.fr
    publié au printemps dernier leurs propres propositions pour la Banque de France à l horizon 2020 on peut les trouver sur les sites syndicaux par exemple http www cgtbanquedefrance org index php option com docman task doc download gid 157 Renouant avec une tradition déjà ancienne dans l institution ils ont réalisé l unanimité entre eux autour de ces propositions qui ne visent pas seulement à défendre les emplois des agents de la Banque mais avant tout à mettre celle ci en état de répondre aux attentes de ses différents usagers Le projet présenté par les 8 organisations syndicales de la Banque traite ainsi de tous les domaines d action de cette institution depuis la demande d une table ronde des différents acteurs Banque de France banques commerciales sociétés de transport de fonds pouvoirs publics commerçants associations de consommateur qui concourent à la mise en circulation à l entretien et à la sécurité des billets jusqu à la prise en compte dans la politique monétaire et l analyse du financement de l économie des critères du développement durable concurremment à ceux de la rentabilité financière Son fil conducteur est de montrer que pour y parvenir la Banque de France doit absolument s ouvrir aux avis et à l expression de toutes les forces sociales au niveau national comme dans chacune de ses implantations régionales départementales et locales Le temps est fini en effet où la façon dont étaient régulées la création et la circulation de la monnaie importait avant tout aux acteurs du système financier aux rentiers aux grandes entreprises et à l État central Dans la crise que nous vivons aujourd hui les citoyens constatent chaque jour que les actions des banques centrales peuvent avoir des effets importants sur leur emploi sur les perspectives de l entreprise dans laquelle ils travaillent sur le comportement des banques qui gèrent leurs économies Ainsi la Banque de France elle même tient à faire savoir que son action auprès des banques au titre de la médiation du crédit a permis depuis 2008 de sauvegarder 259 000 emplois dans les PME c est à dire plus d un emploi sur cent en France Si ces salariés n avaient pas travaillé la richesse créée chaque année dans notre économie aurait donc été amputée d environ 1 1 de PIB c est ce qui peut faire la différence entre une croissance modeste et une récession C est environ 20 milliards d euros de richesses créées dont la moitié va dans les caisses de l État et de la Sécurité sociale au titre des prélèvements fiscaux et sociaux Que peuvent peser face à un effet macroéconomique aussi significatif les quelques dizaine de millions d euros que le gouverneur peut espérer économiser en supprimant 2 500 emplois Encore la médiation du crédit n a t elle mobilisé qu une petite partie du personnel de la Banque et de ses moyens d action dans les territoires L existence de ce projet cohérent pour l avenir du service public de

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  • Les nouvelles décisions de la BCE face au risque de déflation, après la victoire de Syriza | PCF.fr
    suffisamment radicaux pour s attaquer aux causes du chômage de masse et de la décomposition sociale qui accompagne la domination des marchés financiers sur les gestions d entreprises et sur les politiques publiques Nos propositions dans la bataille d idées face à la crise La bataille engagée par le nouveau gouvernement grec permet de mieux voir où se situent les enjeux économiques et politiques Il y a particulièrement en Grèce besoin d alléger le coût de la dette mais la clé de tout est de restaurer les capacités de création de richesses mises à mal par les politiques d austérité L alternative aux politiques d austérité conduit donc à agir à la fois sur l offre et sur la demande Sur l offre développer les services publics facteurs d efficacité globale de l économie et sécuriser l emploi la formation la recherche pour renforcer la capacité de création de richesses dans les territoires sur la base de critères guidant les choix de gestion vers les investissements économisant le capital matériel donc les ressources naturelles et le capital financier pour pouvoir dépenser davantage en salaires en recherche en formation Sur la demande augmenter et sécuriser les bas salaires les minima sociaux et les pensions développer de nouveaux services publics répondant aux besoins massifs qui émergent en matière de santé d éducation de sécurité de protection de l environnement et auxquels le capitalisme financiarisé ne répond pas faute de rentabilité suffisante S engager dans une telle alternative contraint à affronter les marchés financiers institutionnellement construits pour faire prévaloir la rentabilité financière indépendamment de toute instance démocratique Ce diagnostic inspire nos propositions pour conquérir de nouveaux pouvoirs des travailleurs et des citoyens pas seulement au gouvernement mais du local au mondial pour utiliser ces nouveaux pouvoirs en vue de mobiliser les moyens en particulier financiers nécessaires à la poursuite des objectifs sociaux et écologiques qui répondent aux causes profondes de la crise La façon la plus efficace de s attaquer concrètement au pouvoir des marchés financiers c est de les priver de ce qui leur donne leur force le crédit bancaire Depuis trente cinq ans la création de monnaie par les banques a alimenté de moins en moins la création d emplois et donc de richesses réelles elle a alimenté de plus en plus l augmentation du cours des titres financiers C est ce mécanisme qui a en quelque sorte fait de l économie réelle l otage de la finance Renverser cette tendance c est possible parce que les banques toutes privées qu elles sont n en sont pas moins à la différence des marchés financiers des institutions immergées dans leur tissu économique social et politique et par là sensibles aux rapports de forces qui peuvent s établir dans les luttes et se traduire par des dispositifs institutionnels C est la logique sous jacente de nos propositions pour rendre accessible aux citoyens des informations précises sur le comportement des banques dans les territoires à l exemple du Community Reinvestment Act américain renforcer les pouvoir des salariés dans la gestion des entreprises jusqu à un droit de tirage sur les crédits bancaires pour le financement de projets industriels soutenus par les populations abolir les innombrables aides publiques dispensées au patronat et les remplacer par des incitations à la mobilisation des crédits bancaires en faveur d investissements démocratiquement sélectionnés qui pourraient être gérées par des fonds régionaux et par un fonds national pour l emploi et la formation organiser un pôle financier public mettant en réseau banques assurances et autres institutions financières publiques entre elles et avec les réseaux mutualistes pour mettre en œuvre de nouveaux critères de financement des entreprises et des collectivités publiques instituer une fond de développement économique et social européen mettre fin à l hégémonie du dollar sur l économie mondiale en réorganisant le système monétaire international autour d une monnaie commune mondiale développée à partir des droits de tirage spéciaux du FMI Les événements qui se succèdent depuis dix ans ont mis en évidence à quel point ces propositions répondent à des réalités incontestables Un exemple particulièrement digne d intérêt nous est fourni par la prise de position de deux économistes travaillant pour la Banque des règlements internationaux 2 qui à l issue d une analyse comparative internationale concluent Dans ce papier nous étudions les effets sur l économie réelle de la croissance du secteur financier et nous parvenons à deux importantes conclusions Premièrement la croissance d un système financier national est un handicap pour la croissance de la productivité c est à dire que davantage d expansion du secteur financier réduit la croissance réelle En d autres termes les booms financiers ne sont pas en général favorables à la croissance probablement parce que le secteur financier est en compétition avec le reste de l économie pour accéder aux ressources Deuxièmement en utilisant des données sectorielles nous examinons comment cet effet se manifeste dans les différents secteurs et nous trouvons que les booms de crédit nuisent à ceux qu on considère normalement comme les locomotives de la croissance ceux qui sont les plus intensifs en R D Ces faits ainsi que l expérience récente de la crise nous conduisent à la conclusion qu il y a un pressant besoin de réévaluer la relation entre la finance et la croissance réelle dans les systèmes économiques C est à la lumière de ces observations que nous proposons d examiner la bataille qui s est engagée en Grèce et dans toute l Europe à propos des dettes publiques et du rejet de l austérité Se libérer de la dette grecque et européenne Syriza a progressé dans la vie politique grecque jusqu à gagner les élections à partir de deux propositions en finir avec l austérité imposée par la troïka et rester dans l euro Le débat public s est longtemps focalisé sur un autre aspect du problème celui de la dette publique grecque Il y a évidemment un lien entre les deux puisque c est le refus des marchés financiers de continuer de prêter à l État grec qui a mis en péril l existence même de l euro et conduit aux plans d austérité contrepartie exigée par les États européens et par le FMI en 2010 et en 2012 lorsqu ils ont mis en place les plans de sauvetage de l euro Or les mandataires de la troïka ont les moyens de mettre fin au financement de l État grec si A Tsipras refuse de poursuivre les plans d austérité en cours Mais il a précisément été élu pour cela D où la tension extrême des négociations en cours qui n ont fait que commencer avec l accord obtenu à l Eurogroupe du 21 février Mais pour le gouvernement grec l enjeu est avant tout de disposer du temps nécessaire pour définir un plan de développement du pays tant il est vrai qu une hypothétique annulation de la dette n apporterait pas par elle même de solution à ce problème Sortir de la crise exigera de rendre la Grèce capable de créer assez de richesses pour répondre aux besoins de la population et financer les services publics D une certaine façon c est ce que Yanis Varoufakis le nouveau ministre des Finances grec a traduit en langage financier quand il a dit que le problème de la dette grecque n était pas un problème de liquidité qui aurait pu justifier aux yeux des créanciers une solution par la réduction des dépenses afin de faire face aux échéances immédiates de remboursement mais un problème de solvabilité l incapacité de l économie grecque à créer les richesses nécessaires au respect de ses engagements Cela signifie redonner du travail aux 25 de chômeurs dans des domaines créateurs de valeur ajoutée constituer des services publics dignes de ce nom y compris le service public du recouvrement de l impôt Dans ce cas non seulement la Grèce ne ferait pas défaut mais tous les Européens sauf une infime minorité de financiers y gagneraient Ce qu il importe de souligner c est qu un tel programme n implique pas que l État grec cesse d emprunter Au contraire des financements nouveaux sont nécessaires pour financer les investissements futurs En ce qui concerne la dette passée 320 milliards à fin septembre 2014 soit 175 du PIB il faut des fonds européens pour prendre la place de ceux qui proviennent des marchés financiers C est d ailleurs ce qui a déjà en partie été fait puisque le secteur privé ne détient plus que 20 de la dette grecque le reste étant détenu par le FMI la BCE et les États européens soit directement soit par l intermédiaire du Fonds européen de stabilité financière créé dans l urgence en 2010 Mais ces aides avaient pour contrepartie les plans d austérité imposés par la troïka dont le peuple grec veut se débarrasser Les détenteurs de la dette grecque à fin septembre 2014 Source Alexandre Pouchard Grèce trois questions sur la renégociation de la dette Les décodeurs lemonde fr 4 février 2015 Les solutions du problème de la dette grecque comportent donc deux volets une conversion des différents éléments constitutifs de la dette existante et la mise en place de nouveaux mécanismes de financement pour le développement futur de l économie grecque Restructurer la dette passée Nous soutenons les propositions formulées par Yanis Varoufakis le ministre des Finances grec qui permettraient de sortir la dette de l étau des marchés financiers en faisant appel au pouvoir de création monétaire de la BCE Celle ci devrait convertir en obligations perpétuelles sans intérêts les obligations qu elle détient actuellement 27 milliards d euros Elle devrait racheter les titres détenus par les États européens 53 milliards voire par le FESF 141 milliards et les convertir en obligations qu elle détiendrait jusqu à leur échéance et dont le remboursement serait soumis à une condition que la croissance de l économie grecque dépasse 3 Ces achats peuvent prendre place dans le programme d achats d actifs 1 140 milliards d euros décidé le 22 janvier par le Conseil des gouverneurs de la BCE Ce qui changerait par rapport à la situation actuelle c est que le coût de la dette serait allégé par rapport au coût actuel et surtout que l intervention de la BCE ne serait pas soumise à des conditions d austérité Au contraire nous préconisons que le financement monétaire de la BCE soit réservé aux dépenses concourant au développement des services publics Ce procédé devrait être généralisé à l ensemble des dettes des États de la zone Financer l avenir Au delà de l allègement du poids de la dette déjà accumulée la seule façon pour la Grèce comme pour tout autre pays de se libérer de la dette publique c est de relancer durablement la création de richesses en sécurisant l emploi et la formation et pour cela développer les services publics mener une politique massive d investissements efficaces publics et privés pour redresser l industrie et les productions en Europe en réduisant les prélèvements financiers opérés sur cette richesse à travers les taux d intérêt perçus par les créanciers du pays en un mot réduire le coût du capital La création monétaire des banques et de la BCE doit être mobilisée pour financer ces investissements à des conditions très favorables à la condition expresse qu ils répondent à d autres critères économiques que le profit égoïste de quelques uns création de valeur ajoutée dans les territoires sociaux emploi formation salaires et environnementaux économies d énergie et de ressources naturelles Pour y contribuer le PCF le Front de gauche le PGE et Syriza demandent la constitution d un Fonds de développement économique social solidaire et environnemental européen qui serait financé au taux de 0 par la Banque centrale européenne l article 123 2 du traité de Lisbonne l y autorise Ces interventions du Fonds seraient démocratiquement décidées et contrôlées Elles pourraient s appuyer sur la Banque européenne d investissements La France devrait proposer tout de suite à quelques pays une coopération renforcée en ce sens L argent des Européens c est à dire l euro doit servir au développement des services publics pas à la spéculation ou aux délocalisations Simultanément la BCE doit agir tout autrement sur les banques fournir de l argent à taux zéro mais seulement pour refinancer les crédits pour les investissements des entreprises qui créent des emplois et à de bonnes conditions à l inverse la BCE doit refuser de refinancer les crédits qui servent à spéculer et délocaliser Sélectivité Une différence déterminante entre ces propositions et les politiques suivies jusqu à présent réside dans l exigence de critères de sélection des investissements à financer Ces critères doivent être économiques création de valeur ajoutée dans les territoires développement de la qualification des travailleurs et de la recherche sociaux sécurisation de l emploi affectation de la valeur ajoutée à la revalorisation des salaires à la protection sociale et aux services publics et environnementaux moins de dépenses en capital matériel pour économiser les ressources naturelles Leur mise en œuvre n est concevable que si les citoyens et en particulier les travailleurs disposent de pouvoirs nouveaux pour décider de l affectation de l argent et pour contrôler son utilisation C est le problème crucial que pose le cours actuel de la politique monétaire décidé par le Conseil des gouverneurs de la BCE La bataille engagée en Grèce et en Europe à propos des dettes publiques et du rejet de l austérité Ce qui a changé dans la politique monétaire Le 22 janvier le Conseil des gouverneurs de la BCE a annoncé le lancement d un programme d achats de titres de 60 milliards d euros par mois jusqu en septembre 2016 au moins Cette décision qui met en pratique une annonce faite en septembre 2012 est considérée comme marquant un tournant dans la politique monétaire européenne En affichant l objectif d augmenter de 1 000 milliards la taille de son bilan la BCE s engage pour la première fois dans une stratégie de quantitative easing que la Réserve fédérale américaine la Banque d Angleterre et la Banque du Japon pratiquent elles avec entrain depuis des années Ce n est pas la première fois que la Banque centrale européenne se lance dans des opérations qu elle rejetait avec horreur avant la crise des subprimes voir dans ce numéro Politique monétaire ce qui a changé et ce qui n a pas changé Déjà au plus fort de la crise grecque elle avait acheté plus de 200 milliards de titres émis par les États en crise dans le cadre d un Securities Market Programme programme d interventions sur les marchés de titres Depuis cette époque elle a considérablement assoupli ses procédures d alimentation des banques en liquidités Elle a mené d énormes opérations de refinancement à long terme Long Term Refinancing Operations la plus connue étant celle de décembre 2011 et février 2012 par laquelle elle a prêté aux banques européennes en deux fois 1 000 milliards d euros à trois ans d échéance et au taux de 1 Il est frappant d observer que les gouverneurs de la BCE ont toujours pris soin d habiller leurs revirements successifs d un discours immuable tout ce qu ils font disent ils n a pour objet que de préserver la stabilité des prix le mandat qui leur est confié par les traités En réalité leurs objectifs sont beaucoup plus complexes Ils n ont cessé de réagir à des circonstances sans précédent tout à fait différentes de celles qui prévalaient à l époque où l euro a été conçu Sur un point il est vrai leur ligne directrice n a pas changé leur préoccupation première est aujourd hui comme toujours de répondre aux attentes des marchés financiers Ils donnent un bon exemple contemporain du comportement du personnage du Guépard il faut que tout change pour que rien ne change En particulier la BCE se refuse toujours à utiliser son pouvoir sur les banques pour les inciter à orienter leurs crédits vers les investissements les plus favorables au développement de l emploi de la qualification des travailleurs et des services publics C est ce qui fait que sa politique se révèle hors d état de restaurer la prospérité et la stabilité en Europe Confrontée à cette réalité elle a fait évoluer ses critères de refinancement elle les a assouplis en 2008 lorsqu elle a accepté en garantie des titres cotés BBB et non plus AA Et après avoir constaté que les 1 000 milliards des LTRO de 2012 n avaient pas du tout stimulé les investissements des PME dans la zone euro elle a lancé à l automne dernier un nouveau programme de refinancements à long terme ciblés Targeted Long Term Refinancing Operations Elle reconnaissait par là la nécessité d une certaine forme de sélectivité de la politique monétaire mais le peu de succès de cette opération dénote en même temps à quel point elle a en réalité perdu le contrôle du financement de l économie européenne Du coup la politique de quantitative easing apparaît comme une manœuvre désespérée pour tenter de ranimer l activité en injectant de grandes quantités d argent sur les marchés dans l espoir que cela suffira à conjurer le risque de déflation L éclatement prévisible de prochaines crises financières et bancaires mettra en évidence la fragilité du filet de sécurité que l approvisionnement en liquidités par les banques centrales constitue pour les marchés Il mettra également la Banque centrale européenne en tant que telle sur la sellette puisque c est elle qui assume directement désormais la surveillance des principales banques de la zone euro Il n y a donc pas lieu d attendre que les futures catastrophes se produisent pour mobiliser les forces progressistes en faveur d une autre politique monétaire La victoire de Syriza en Grèce est un révélateur d un nouveau potentiel de contestation de la domination des marchés financiers dans la zone euro Elle place la BCE dans un grand embarras Depuis l arrivée au gouvernement de Syriza la BCE a dans

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  • Banque de France : « un moratoire sur le plan de suppressions d'emplois » | PCF.fr
    comme dans les territoires Alors que les politiques d austérité multiplient les licenciements et la casse de l emploi chez Arcelor Mittal Sanofi GoodYear PSA Renault Virgin etc l issue à la crise passe par la mobilisation de la politique monétaire et du crédit au service de l emploi de la formation du développement maîtrisé des territoires et d un développement humain durable Le service public de la Banque de France est un instrument indispensable pour y parvenir Le PCF demande au gouvernement de décider un moratoire sur le plan de suppressions de 2500 d emplois annoncé par le gouverneur Noyer et la réunion d une table ronde permettant à tous les usagers de la Banque de France y compris les citoyens les salariés et leurs représentants de faire valoir leur point de vue Le PCF et ses élus participeront au rassemblement organisé ce 29 janvier au siège de la Banque Il y a actuellement 0 réactions Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires le 29 janvier 2013 Finance Institutions Services publics A voir aussi Goodyear le gouvernement ne peut rester l arme au pied Intervention de Patrice Carvalho lors de la première réunion d

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  • Banques et politique monétaire, au cœur de la crise… et de ses solutions | PCF.fr
    souvent commenté mais qui contribue de façon très importante à expliquer les développements de la crise actuelle si la politique monétaire américaine a porté la responsabilité principale des dérives financières en mettant les marchés financiers au pouvoir dès 1979 puis en inondant la planète de liquidités chaque fois que ceux ci ont été menacés d effondrement un rôle essentiel a été également joué par les banques européennes actrices principales des flux de crédits transnationaux qui ont rendu possibles les spéculations dont ces mêmes banques européennes sont aujourd hui la cible Cinq chantiers ouverts pour changer le comportement des banques L opinion a donc tout à fait raison de demander des comptes aux banques Même si elles sont loin d être les seules actrices sur les marchés financiers n oublions pas les compagnies d assurances les fonds de pension les fonds de placement plus ou moins spéculatifs les multinationales rien de ce qui s y passe ne pourrait se produire sans leur action Elles assurent l infrastructure technique et comptable des transactions elles conseillent les prêteurs et les emprunteurs les exploits de Goldman Sachs capable à la fois d indiquer à l État grec comment rendre discret une partie de son endettement et aux créanciers du même État grec comment en profiter au maximum sont connus mais surtout leur pouvoir de création monétaire a été mobilisé pour financer l expansion des opérations financières Les spéculations ne sont rentables que parce qu elles sont réalisées à crédit Par exemple un spéculateur qui joue ces jours ci à la baisse de l euro procède en vendant massivement des euros sur le marché des changes dans l espoir de pouvoir les racheter prochainement à un cours plus bas mais ces euros il ne les possède pas il les a empruntés à une ou plusieurs banques Si celles ci n avaient pas choisi de lui prêter ces mouvements spéculatifs n auraient pas eu lieu Le même raisonnement vaut pour les LBO Leveraged Buy out rachats d entreprise à crédit suivis d une restructuration et d une revente avec un gros bénéfice et pour tout type d opération financière faisant appel à ce mécanisme baptisé effet de levier Les économistes de la BRI ne se permettent évidemment pas de condamner la dictature des marchés financiers Avec le sens de la litote qui caractérise les banquiers centraux ils se contentent de diagnostiquer une augmentation de l élasticité du système financier De fait depuis la fin du système de Bretton Woods le crédit et la création de monnaie ne sont plus sous la contrainte d un lien rigide avec une marchandise particulière l or Ils ne dépendent que des politiques monétaires et des choix des banques Mais dans la crise inouïe que le capitalisme est en train de connaître peut on se contenter de réduire l élasticité du système financier Ne faut il pas plutôt se rendre maître de cette élasticité nouvelle pour la mettre au service d un nouveau mode de développement donnant la priorité aux dépenses pour les êtres humains en économisant sur les moyens matériels et les coûts financiers Naguère encore ésotérique et méconnue cette question apparaît de plus en plus comme déterminante pour notre avenir à tous C est aussi pourquoi on s active autour d une réforme des banques dans les principaux pays comme au niveau européen et dans les enceintes mondiales comme le G20 le Forum de stabilité financière qu il a institué ou le Comité de Bâle qui édicte les célèbres réglementations applicables aux banques internationales Chacun des chantiers en cours porte sur un domaine important mais les remèdes envisagés jusqu ici risquent de se révéler pires que le mal si l on continue de mener ces travaux en cherchant à répondre en priorité aux exigences des marchés financiers et des multinationales Là où il faudrait au contraire entendre non seulement l exaspération des peuples mais aussi la possibilité de faire émerger des solutions qui donnent la priorité au développement des êtres humains plutôt qu à la rentabilisation du capital Premier chantier la taxation des transactions financières Plus ou moins inspirée du grand économiste keynésien James Tobin la proposition a disparu du dernier communiqué du G20 Elle reste officiellement à l ordre du jour des sommets européens le gouvernement veut nous convaincre qu elle a connu un modeste début d application en France avec la création sous Sarkozy d une taxe sur certains achats d actions françaises et avec le doublement de son taux par le gouvernement Hollande dans la loi de finances rectificative pour 2012 Il n y a pas là de quoi attendre un frein significatif à l expansion des marchés de capitaux dans leur ensemble Si l on voulait vraiment atteindre ce but il faudrait tenir compte des débats déjà anciens sur la taxe Tobin et de leur conclusion le moyen le plus efficace de freiner la spéculation n est pas de taxer les transactions elles mêmes mais de dissuader les banques de prêter aux spéculateurs 3 Deuxième chantier interdire aux banques certaines opérations 4 La séparation des banques d affaires et des banques de dépôt figure dans de nombreux programmes politiques à travers le monde à commencer par celui du Front de gauche Plus curieusement elle est aujourd hui évoquée par plusieurs grands financiers qui avaient combattu avec succès pour sa suppression aux États Unis à l époque de la libéralisation financière Il est vrai que la grande frayeur des subprimes et de la faillite de Lehman Brothers est passée par là et des propositions plus limitées dans leur portée mais plus concrètes sont à l ordre du jour des deux côtés de l Atlantique Volcker ou Vickers Le Congrès américain a adopté en 2010 une législation Dodd Franck Act qui cherche à limiter les risques pesant sur le système financier dans son ensemble en interdisant aux banques qui collectent des dépôts du public de mener des opérations de marché pour leur compte propre et de financer des fonds spéculatifs hedge funds ou private equity C est ce qu on a appelé la règle Volcker du nom d un ancien président de la Réserve fédérale revenu aux affaires publiques dans l administration Obama Ironiquement c est sous la présidence du même Paul Volcker que la Réserve fédérale avait inauguré en 1979 l orientation du crédit bancaire vers les marchés financiers Autant dire que le but de la règle Volcker n est pas de mettre fin au pouvoir des marchés mais seulement de limiter les dégâts en cas de crise financière les dépôts du publics ne seraient plus exposés au risque de pertes encourues par les banques lorsqu elles s aventurent sur les marchés Cette législation est assortie de nombreuses exceptions où l on reconnaît le puissant lobbying des financiers américains et il n est pas sûr qu elle sera très efficace Comment distinguer dans la pratique les opérations spéculatives menées pour compte propre de celles où les banques s engagent pour le compte de leur clientèle Comment contrôler ce qu on appelle le shadow banking cette multitude d organismes qui développent des activités de prêts et de spéculation avec l épargne du public sans avoir le statut de banque et qui donc par définition échappent à la réglementation bancaire La même objection peut être adressée à la réglementation proposée en Grande Bretagne par la Commission indépendante sur le système bancaire baptisée commission Vickers Cette commission a recommandé non pas de détacher les activités de marché des groupes bancaires mais de délimiter au sein de ces groupes des entités spécialement réglementées qui seraient seules autorisées à pratiquer la banque de dépôt Trois catégories d activités sont définies celles qu elles auraient l obligation d assurer recueillir les dépôts et tenir les comptes des particuliers accorder des découverts aux ménages et aux PME celles qui seraient simplement autorisées le crédit aux ménages et aux entreprises et celles qui seraient interdites la banque de marchés Ces entités devraient avoir une personnalité juridique propre au sein des groupes bancaires et bénéficier de leur propre couverture en capital Là encore il s agit en principe de mettre les dépôts du public à l abri des excès de la finance pas de mettre en cause le pouvoir des marchés sur les politiques publiques et les gestions d entreprises La réforme bancaire annoncée en France pourrait s inspirer de la règle Volcker et de la commission Vickers Mais on ne sait pas grand chose des projets de Pierre Moscovici si ce n est qu il les a soumis le 16 juillet au Conseil de régulation financière et du risque systémique Corefris un organisme jusque là plutôt obscur conçu pour exprimer l influence des professionnels de la profession financière sur les politiques gouvernementales De fait la logique tendant à séparer banque de marchés et banque de dépôt s applique mal aux banques de la zone euro qui intègrent l ensemble de leurs activités dans un modèle de banque universelle qui s est montré plutôt résistant quand l affaire des subprimes faisait vaciller les banques anglo saxonnes Peut on croire au demeurant que la banque de dépôt vertueuse pourrait se développer impunément si on laisse libre cours à la course à la rentabilité sur les activités de marchés C est précisément à cette dictature de la rentabilité que devrait s attaquer une réforme bancaire Comme le signalent Julian Chow et Jay Surti dans l étude précitée du FMI plutôt que d aller vers une séparation des banques d affaires et des banques de dépôt il y aurait une autre solution rendre plus contraignantes les exigences de fonds propres pour les banques dont les revenus sont tirés dans une proportion élevée d activités de marchés Ce pourrait être l objet du troisième chantier en cours la mise en œuvre de la réglementation dite de Bâle III dont la disposition principale oblige les banques à limiter l expansion de leurs crédits à un certain multiple du montant de leurs fonds propres les fonds propres sont le capital de la banque et leurs profits accumulés au cours du temps Mais le comité de Bâle ne vise pas non plus à réduire la domination des marchés Au contraire mettre l accent sur le renforcement des fonds propres pousse les banques à rechercher toujours plus de rentabilité donc plus de risques On commence à s apercevoir que les générations successives de règles Bâle I Bâle II Bâle III sont plutôt contre productives en période de crise puisqu elles incitent les banques à prêter moins au moment où les PME et les collectivités territoriales manquent cruellement d accès au crédit Les récriminations des dirigeants de banques et de compagnies d assurances français contre Bâle III et son équivalent dans le monde de l assurance la réglementation européenne Solvabilité II sont un prétexte commode pour justifier la fuite des banques devant leurs responsabilités dans le financement des activités créatrices de richesses et d emplois Mais elles sont un témoignage supplémentaire de la nécessité de tout autres mesures pour changer radicalement le comportement des banques On peut considérer qu une telle action ne peut être efficace au seul niveau national C est l une des justifications d un quatrième chantier celui de l union bancaire ou financière européenne qui transférerait du niveau national à des autorités européennes renforcées trois prérogatives l assurance des dépôts bancaires contre les conséquences d une faillite de banque la surveillance des banques et des assurances les décisions à prendre pour circonscrire les conséquences d une faillite affectant un grand établissement Ce projet vise en réalité plusieurs objectifs potentiellement contradictoires 5 alléger quelque peu les conséquences des crises bancaires sur les États les plus fragiles de la zone euro rogner l indépendance de la City de Londres par rapport aux gouvernements continentaux contourner les réticences de la BCE et surtout de la Bundesbank à s engager au secours des États endettés Au stade actuel de ce projet ce qui semble surtout en ressortir c est qu il aboutirait à renforcer encore le pouvoir de la BCE Plutôt inquiétant à moins que nous ne nous donnions la force de modifier le comportement de la BCE elle même Des politiques monétaires de moins en moins conventionnelles Il le faudra bien ne pas le faire serait laisser libre cours à l institution qui influence le plus le comportement des banques Or le doute commence à saisir cette institution la BCE si l on en juge aux premières leçons qu on peut tirer d un cinquième chantier des politiques monétaires de moins en moins conventionnelles Depuis la faillite de Lehman les banques centrales ont abandonné un à un certains des principes qu elles s étaient toujours ingéniées à présenter comme intangibles Les banques ordinaires n osant plus se faire crédit les unes aux autres les banques centrales ont énormément accru le volume de leurs opérations pour suppléer à la paralysie du marché monétaire Elles ont assoupli à plusieurs reprises les critères définissant les crédits bancaires qu elles acceptent de refinancer Elles se sont mises à acheter des titres d État dès leur émission en Grande Bretagne et aux États Unis sur le marché secondaire dans la zone euro L action de la BCE qui a le plus retenu l attention a été l injection de 1 000 milliards d euros de liquidités dans le système bancaire au début de cette année par deux opérations de refinancement sous forme de prêts à trois ans et à 1 d intérêt Mais très vite ses dirigeants ont dû reconnaître le point faible essentiel de ces opérations rien n indique que cet argent ait servi à renforcer l économie de la zone euro en créant des emplois et des richesses Il a servi en partie à acheter des obligations italiennes ou espagnoles ce qui a procuré à ces gouvernements un sursis temporaire face aux attaques des marchés une bonne partie est restée en compte auprès des banques centrales de la zone euro ou a été remboursée avant l échéance Et le reste Mystère La Commission européenne s en est inquiétée et a demandé des comptes sur l usage de ces fonds Mais de quel moyen les banques centrales disposent elles pour le faire puisqu elles ont refusé jusqu à présent de mener des politiques sélectives en faveur de l économie réelle et de l emploi Jusqu à présent oui mais voici l opinion exprimée début août par un membre du directoire de la BCE récemment nommé le Français Benoît Coeuré L idée que nos opérations de financement devraient être plus ciblées vers le financement de l économie réelle en particulier les PME mériterait plus d attention même si sa mise en œuvre serait bien sûr difficile Ces propos tenus dans un journal slovaque et cités par Le Monde le 6 août n ont pas eu un écho considérable Ils ne tranchent pas moins avec le langage habituel de la BCE Pour ses dirigeants imaginer que la politique monétaire puisse soutenir sélectivement l économie réelle a toujours été qualifiée d hérésie selon leur doctrine les marchés ont toujours raison et toute prétention des autorités à exercer activement une influence sur les décisions des acteurs privés était stigmatisée comme d inspiration soviétique pour reprendre les termes employés par l un d eux le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer Mais le même Christian Noyer vient d être obligé de reconnaître devant les rencontres économiques d Aix en Provence en juillet dernier que les marchés de capitaux aujourd hui paraissent très perturbés et pleins d anomalies et pas seulement en Europe C est le moins qu on puisse dire Que la BCE en vienne ainsi à briser un à un ses tabous est un signe du désarroi des dirigeants de la finance internationale face au déchaînement des forces qu ils ont eux mêmes déclenché mais dont ils se montrent de G20 en sommets européens de plus en plus incapables de venir à bout Un autre signe de désarroi se manifeste dans les tensions de plus en plus publiques entre les dirigeants de la BCE soucieux de faire savoir qu ils sont décidés à tout faire pour sauver l euro et ceux de sa principale composante la Deutsche Bundesbank arc boutée sur les dogmes monétaristes Le même désarroi avait inspiré en 2009 l ouverture d un sixième chantier la réforme du système monétaire international Il avait fait s exprimer des propositions novatrices sous la plume du gouverneur de la banque centrale chinoise préconisant le remplacement du dollar comme monnaie mondiale commune de fait par un nouvel instrument de réserves international qui pourrait être développé à partir des droits de tirage spéciaux DTS du FMI Sans aller jusque là le FMI avait été autorisé à procéder à la plus forte émission de DTS de son histoire Mais depuis que la crise s est focalisée sur la zone euro aucune avancée ne semble s être opérée dans ce domaine pas plus que dans celui de la taxation des mouvements de capitaux Deux questions cruciales quels critères qui décide Jusqu à quel point l idée d une sélectivité des financements en faveur de l économie réelle exprimée par Benoît Coeuré apporte t elle une réponse à la crise Elle n est qu une partie de la réponse La BCE a assurément un rôle à y jouer mais il n y aura là de contribution à la sortie de la crise que si des réponses tout à fait nouvelles sont apportées à deux questions 1 Qu est ce que l économie réelle Ce n est pas seulement le développement des PME ou le soutien à l investissement productif en général C est d un point de vue économique la création de valeur ajoutée or il n y a de création de valeur ajoutée qu à deux conditions que des êtres humains travaillent et que leur travail soit efficace Le but du crédit bancaire doit donc être d abord de favoriser la création d emplois et d élever la qualification des travailleurs Dans le même temps la création de valeur ajoutée ne doit pas avoir

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  • Emploi et croissance en France et en Europe. Le besoin d’une orientation radicalement nouvelle du crédit et de la politique monétaire | PCF.fr
    en l an voir PDF Source Banque de France Il en résulte un régime de financement de l économie fran çaise qui peut paraître moins restrictif que celui qui a suivi la libéralisation du système financier il y a vingt cinq ans en 2004 et 2005 pour la première fois depuis 1981 à la seule exception de l année 2000 les taux de marché réels corrigés de l inflation auront été inférieurs au taux de croissance réel Aux États Unis les taux à long terme de marché continuent également de se situer à des niveaux historiquement bas même s ils ont un peu remonté depuis la mi 2003 graphique 3 Taux réel des obligations du Trésor français à dix ans voir PDF Source OCDE Perspectives économiques De fait la distribution du crédit va bon train en France comme dans toute la zone euro et dans le reste du monde Selon les statistiques de la Banque centrale européenne la progression des crédits des institutions financières moné taires banques et établissements assimilés aux agents économiques européens autres que les États ne cesse de s accélérer elle a atteint 9 1 sur douze mois en décembre 2005 Les gouverneurs de la Banque centrale européenne en tirent argument pour refuser tout assouplissement de leur politique monétaire Attention à la remontée des taux longs Seulement cette situation pose de nombreux problèmes D abord les taux d intérêt à long terme ne resteront pas toujours aussi bas qu aujourd hui Que se passera t il s ils remontent brutalement On se souvient qu un tel phénomène le krach obligataire de 1994 avait sévèrement secoué l économie mondiale il y a douze ans cf graphique 2 Aujourd hui ce serait pire car dans la plupart des pays développés à l exception de l Allemagne et du Japon l abondance du crédit en particulier du crédit au logement a favorisé une hausse du prix des biens immobiliers à forte composante spéculative La conjonction d une hausse d un des taux et d une chute du prix du m 2 prendrait à la gorge les nombreux ménages en France en Espagne et plus encore aux États Unis ou en Grande Bretagne qui se sont massive ment endettés en utilisant comme garantie le prix de leur logement Cela aggraverait énormément les effets déjà meur triers d un resserrement des conditions du crédit pour les entreprises Or il se trouve précisément que les banques centrales ont commencé à rendre moins accommodantes leurs politiques monétaires Ce resserrement ne fait que commencer en Europe mais il est à l œuvre depuis déjà dix huit mois aux États Unis graphique 4 Taux représentatifs de la politique monétaire aux États Unis et en Europe Voir PDF On voit que la BCE agit avec beaucoup moins de détermination que la banque centrale américaine Cela traduit les dilemmes d une construction monétaire fondée sur un euro fort au service des marchés financiers qui n a pas réussi à remettre en cause l hégémonie mondiale du dollar et qui se heurte au scepticisme voire à l hostilité des popu lations européennes plongées dans le chômage et l insécu rité sociale les référendums français et néerlandais du prin temps dernier l ont manifesté avec éclat 2 Les dilemmes de la politique monétaire Durcir la politique économique au risque de casser définitivement la croissance L assouplir en sachant que cela relan cera l inflation financière Les responsables de la politique économique européenne tournent autour de ces questions depuis des années sans trouver de réponse satisfaisante En attendant la politique monétaire unique fait des dégâts particulièrement meurtriers là où au contraire elle devrait faire preuve de souplesse En effet les petites entreprises n ont pas d accès direct au marché financier Elles doivent donc avoir recours aux crédits bancaires qui ne sont attribués que selon des critères extrê mement sélectifs et qui sont d autant plus chers que l en treprise à qui ils sont accordés est petite dans les statistiques de la Banque de France par exemple le taux des crédits à moyen et long terme aux entreprises mesuré au quatrième trimestre 2005 variait presque du simple au double de 2 25 seulement pour les plus grosses opérations à 4 49 pour 10 des crédits inférieurs à 15 245 euros 3 Une même politique du crédit décidée par les gouverneurs de la BCE pour l ensemble de l Europe peut donc avoir des effets complètement différents favorables pour un grand groupe ayant recours aux banques pour financer des OPA et des délocalisations dissuasifs pour une petite entreprise désireuse de créer des emplois De même comment une politique monétaire unique à l échelle de la zone euro peut elle faire face à la fois à l euphorie immobilière qui règne en Espagne et à l atonie de la consommation en Allemagne Jusque dans le patronat des voix s élèvent désormais pour demander l introduction d une dose de sélectivité dans la politique monétaire afin de corriger les absurdités de la construction monétaire actuelle On citera comme exemple significatif la prise de position du président de l Associa tion nationale des directeurs financiers et contrôleurs de gestion qui propose une modulation des normes pruden tielles imposées par les banques centrales aux banques ordinaires afin d influencer le comportement des banques en fonction de la situation des différents pays qui compo sent la zone euro ou en fonction des différents secteurs qui constituent son économie L une des conclusions de l auteur est que cela conduirait à reconsidérer les termes de l ïn dépendance de la BCE dans la conduite de la politique moné taire 4 Voilà qui doit encourager tous ceux qui depuis longtemps maintenant se prononcent pour une nouvelle sélectivité de la politique monétaire européenne 7 La BCE et les banques centrales nationales utiliseraient les nombreux instruments dont elles disposent les normes prudentielles peuvent en être un la modulation de leurs taux d intervention ou des réserves obligatoires en sont d autres pour favoriser les crédits favorables à l emploi à

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