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  • Ivorra Pierre | PCF.fr
    40 un vrai bouffe tout Où en est le coût du travail Les ressorts de la dépense publique C est la vérité qu ils licencient En finir avec l assistanat du capital Les empires ne sont pas éternels La double menace de la finance Quand l Allemagne ne réglait pas ses dettes La main invisible du FMI Les multinationales et le déficit français Le FN chante faux L entourloupe comme

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  • Tout fout le camp, même l’Allemagne ! | PCF.fr
    piqué du nez de 4 Déjà au deuxième trimestre elle avait reculé de 1 5 Le Produit intérieur brut qui recouvre la production industrielle et les services a lui chuté de 0 2 au deuxième trimestre de cette année On mesure l ampleur de la débâcle des idées au titre consacré jeudi dernier par le quotidien patronal Les Echos à notre affaire Le spectre de la récession plane sur l Allemagne Le Figaro qui régulièrement tresse des lauriers à Angela Merkel lance de son côté une alerte rouge sur la croissance allemande Et évidemment quand on commence à soulever le tapis on y découvre les tas de poussière que l on avait dissimulé Il s avère notamment que les infrastructures publiques de l ouest du pays seraient particulièrement vétustes Les dépenses pour les infrastructures ferroviaires allemandes s élevaient à 3 9 milliards en Allemagne 2011 contre 5 1 milliards d euros en France Elles se sont effondrées de l autre côté du Rhin à partir de 2005 C est depuis cette année là également que les dépenses publiques consacrées aux infrastructures routières ont été systématiquement inférieures aux nôtres sans que pour autant ces dernières puissent être considérées comme satisfaisantes Berlin est encore moins généreux avec les hommes qu avec le béton En 2009 les dépenses sociales publiques représentaient 26 2 du PIB en Allemagne contre 33 en France elles s élevaient à 10 013 4 dollars par habitant et par an chez nos voisins contre 10 799 5 chez nous Les besoins n y sont pas pour autant moins importants Si le taux de chômage y est moins élevé le taux de pauvreté y est supérieur 8 8 de la population en souffre contre 7 9 en France On peut d ailleurs remarquer que la demande des ménages est pour

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  • Elus du personnel : indignez-nous ! L’exemple de Michelin | PCF.fr
    commerce et des services L exemple de Michelin est de ce point de vue éloquent Dans les années 2004 2005 le groupe de Clermont Ferrand n 1 mondial au côté du Japonais Bridgestone s est engagé dans une stratégie de développement vers l Europe de l est Il a fait monter en puissance des sites celui d Olsztyn en Pologne d autres en Hongrie en Serbie au détriment des usines en France le groupe estimant que sa présence y était trop importante A cette stratégie européenne il a ajouté une stratégie mondiale Il a stabilisé sa production sur les pays matures l Europe et les Etats Unis avec une volonté de se développer de façon très importante en Asie avec des implantations en Chine en Inde et dans les pays émergents en Afrique du sud au Brésil Cela s explique pour partie par la forte présence en Asie de Bridgestone Michelin n entend pas se laisser distancer compte tenu des perspectives de croissance de la région Certes un partage des productions entre pays s impose mais dans le pneu comme dans d autres domaines les groupes français restructurent au détriment de l investissement de la recherche de la production de l emploi en France et en Europe Quels effets cela a t il eu sur la place de notre pays dans le monde du pneu Selon des statistiques douanières qui nous ont été fournies il apparaît qu en 2000 les exportations des usines de l Hexagone s élevaient à 2 5 milliards d euros contre 1 5 milliard pour les importations Le solde positif était d un milliard En 2010 l excédent commercial n est plus que 144 millions d euros Cherchez l erreur Les exportations des pays émergents vers la France ne nous tombent pas du ciel Comme l

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  • Retenue ou prélèvement à la source | PCF.fr
    année l impôt de l année N 1 et l impôt de l année N en cours B Impact sur l architecture de la fiscalité des personnes Mort du quotient familial Le prélèvement à la source de l impôt sur le revenu est simple en présence d un contribuable célibataire sans personnes rattachées à son foyer fiscal et ne percevant que des salaires de la part d un seul employeur Il l est nettement moins lorsque le foyer fiscal est composé de plusieurs personnes encaissant des revenus de sources différentes salaires revenus fonciers dividendes Seul une modification de l architecture de l impôt sur le revenu notamment en supprimant le quotient familial permettrait de limiter les difficultés Mais là encore l impact sur les ménages serait élevé voir attendus du rapport secret de Bercy de décembre 2013 cité plus haut Tête de pont de la fusion IR CSG et en fait d une transformation complète de l architecture des prélèvements fiscaux et sociaux l impôt remplaçant les cotisations sociales tout particulièrement les cotisations sociales patronales la retenue à la source rendrait plus indolore les prélèvements opérés et surtout beaucoup moins transparents Dans un premier temps c est 20 à 25 milliards d euros montant des allégements de cotisations sociales patronales barémisés et ainsi gravés dans la loi de financement de la protection sociale par le gouvernement qui basculeraient des cotisations sociales vers la fiscalité Le moyen c est fusion IR CSG et le chemin c est retenue à la source C Impact budgétaire et social Rentrées fiscales Pour ne pas alourdir la pression fiscale sur les contribuables soumis à la retenue à la source il y a la solution de neutraliser une année de prélèvement mais pour l État c est 60 milliards d euros à trouver et en ces

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  • Retenue ou prélèvement à la source | PCF.fr
    qui devraient payer la même année l impôt de l année N 1 et l impôt de l année N en cours b Impact sur l architecture de la fiscalité des personnes Mort du quotient familial Le prélèvement à la source de l impôt sur le revenu est simple en présence d un contribuable célibataire sans personnes rattachées à son foyer fiscal et ne percevant que des salaires de la part d un seul employeur Il l est nettement moins lorsque le foyer fiscal est composé de plusieurs personnes encaissant des revenus de sources différentes salaires revenus fonciers dividendes Seul une modification de l architecture de l impôt sur le revenu notamment en supprimant le quotient familial permettrait de limiter les difficultés Mais là encore l impact sur les ménages serait élevé voir attendus du rapport secret de Bercy de décembre 2013 cité plus haut Tête de pont de la fusion IR CSG et en fait d une transformation complète de l architecture des prélèvements fiscaux et sociaux l impôt remplaçant les cotisations sociales tout particulièrement les cotisations sociales patronales La retenue à la source rendrait plus indolore les prélèvements opérés et surtout beaucoup moins transparents Dans un premier temps c est 20 à 25 Mds d euros montant des allégements de cotisations sociales patronales barémisés et ainsi gravés dans la loi de financement de la protection sociale par le gouvernement qui basculeraient des cotisations sociales vers la fiscalité Le moyen c est fusion IR CSG et le chemin c est retenue à la source C Impact budgétaire et social Rentrées fiscales Pour ne pas alourdir la pression fiscale sur les contribuables soumis à la retenue à la source il y a la solution de neutraliser une année de prélèvement mais pour l État c est 60 milliards d euros

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  • Fusion IR/ CSG : quelle réforme fiscale voulons nous ? | PCF.fr
    Que ce soit la proposition de fusion IR CSG ou de progressivité de la CSG les deux visent à installer la CSG de façon quasi définitive dans le paysage des prélèvements obligatoires de notre pays alors qu une alternative de progrès à un tel prélèvement consiste à l abandonner progressivement 2 Avec une CSG progressive une large porte s ouvre à sa fusion avec l IR lui même progressif Et faisant d une pierre deux coups se concrétiserait l idée consistant à faire payer de l impôt direct sur le revenu dès le premier euro de ressource Un choix qui participerait à maintenir les revenus notamment les salaires à un bas niveau et qui dégagerait la voie pour de futures augmentations de taux avec un risque d augmentation de la pression fiscale sur les plus faibles revenus alors qu elle atteint déjà des sommets 3 Dans les faits les propositions autour de la CSG et de l IR visent profondément à modifier la nature des prélèvements fiscaux et sociaux dans notre pays Il s agit de poursuivre et d accélérer le désengagement des entreprises du financement des budgets publics et sociaux Fiscalement en augmentant l impôt des personnes et en baissant l impôt des entreprises Impôt sur les sociétés IS et impôt local Socialement en transférant le financement de la sécurité sociale des cotisations patronales vers la fiscalité des personnes Une tendance que les chiffres actuels confirment Le produit de la CSG devrait être en 2013 90 5 Mds représentant 20 4 des recettes du régime général de la sécurité sociale le rendement de l impôt sur le revenu étant de 67 Mds 12 5 par rapport à 2012 4 In fine se dessine l introduction de la retenue à la source Après la suppression du financement de la branche famille par les entreprises la progressivité de la CSG et sa fusion programmée avec l IR seraient un motif supplémentaire de mise en cause du quotient familial Et chacun sait qu une fois le quotient familial abattu la voie royale s offrirait à la retenue à la source pratiquée d ailleurs exclusivement sur les revenus salariaux faisant des entreprises le collecteur de l impôt tendant à rendre indolores les prélèvements fiscaux sur les revenus modestes et moyens et préfigurant le rattachement à cette retenue de la taxe d habitation dont on sait dans la configuration actuelle le poids fiscal qu elle pourrait prendre dans le budget des ménages Enfin on ne peut manquer de s interroger sur l insistance à trouver une totale nouveauté à la proposition de progressivité de la CSG La CSG telle qu elle est aujourd hui même si son taux principal est de 7 5 s applique déjà selon une diversité de taux bien réelle tenant compte dans les faits de la capacité contributive de certains contribuables voir le tableau en annexe Par ailleurs peut on vraiment parler de progressivité lorsque les taux marginaux proposés seraient à l horizon 2017 de 6 5 pour les revenus

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  • FISCALITÉ : toujours plus de faveurs pour la fortune et le capital | PCF.fr
    fiscalité indirecte qui frappe la consomma tion courante Et les quelques miettes dont ils semb lent bénéficier par exemple avec la baisse de l impôt sur le revenu sont auss itôt dévorées par les augmentat ions concom itantes des impôts locau x et sur tout par la réduct ion de l offre en matière de ser vices publics que ce soit en matière de santé publique d ense ignement de culture de transpor ts Notr e époque se caractér ise également par une sor te d acharnement à rédu ire de plus en plus la portée de l impôt progress if Une vaste cam pagne médiatique est menée sur le thème du trop d impôt dont la cible essent ielle est l en semb le des prélèvements progress ifs impôt sur le revenu et impôt de solidarité sur la for tune Pour tant la progres sivité n est elle pas le meilleur moyen de prendre en com pte la capacité contr ibutive rée lle des citoyens Une démonstration grandeur nature de cette dérive vient de nous être une nouvelle fois donn ée par le projet gouver nemental de réforme de la fiscali té de MM Breton Coppé et De Villepin Voir sa présentation dans l encadré ci contre Tva taxe sur la valeur ajoutéé TIPP Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers TH taxe d habitation TF taxe foncière TOM taxe d ordures ménagères Le projet de réforme fiscale du gouvernement de la pure manipula tion Réduction du nombre de tranches de 7 à 5 intégration de l abattement de 20 dans le barème plafonnement global des prélèvements à 60 des revenus le projet de réforme fiscale annoncé par le gouvernement De Villepin tend à vider de son sens l impôt sur le revenu de loin l impôt le plus juste parce que progressif et à le remplacer petit à petit par un prélèvement de niveau proportionnel automatiquement favorable aux plus riches En effet affirmer comme le fait M Breton que ce projet de réforme fiscale proposé n a qu un seul objectif la réduction des injustices fiscales et l encou ragement de ceux qui travaillent est un mensonge Avec le plafonnement à 60 des revenus appelé bouclier fiscal par M Coppé ce sont les revenus de la fortune qui sorti ront grands gagnants et l ISF ne sera bientôt plus qu un doux souvenir Comment prétendre que cette réforme de la fiscalité va dans le sens d une plus grande justice Sur 34 millions de déclarants à l impôt sur le revenu plus de 10 millions sont en effet d emblée hors jeu car disposant de revenus trop modestes Quant aux mesures proposées elles n auront un effet réel que pour les revenus supérieurs à 1880 mois Sachant que 50 des salaires sont inférieurs ou égal à 1 500 mois on en apprécie immédiatement la portée Comment prétendre que la réduction du nombre de tranches de 7 à 5 devrait rendre l impôt sur le revenu plus juste alors qu

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  • Conjoncture mondiale : un répit préparant la tempête | PCF.fr
    à l exportation combinés à une relocalisation probable d une partie de la production actuellement délocalisée en Chine pourraient s accompagner selon le BCG de la création de 2 5 à 5 millions d emplois dans l industrie et les services B Obama a annoncé le 13 février 2013 que l industrie américaine avait gagné 500 000 emplois en trois ans après en avoir perdu pendant près de dix ans du fait des délocalisations des multinationales américaines dans les pays émergents Chine en tête C est dans ce contexte d amélioration apparente des conditions structurelles de la croissance des États Unis au détriment de leurs partenaires commerciaux et sur fond de réduction des statistiques officielles du chômage que la Fed à l occasion du passage de flambeau de Ben Bernanke à Janet Yellen à sa tête a confirmé vouloir réduire dès février ses achats mensuels d actifs de 75 à 65 milliards de dollars 55 à 47 8 milliards d euros Cette réduction ne signifie pas le retour à une politique monétaire restrictive pour les États Unis Mais elle a entraîné une nouvelle tempête spéculative contre les devises de pays émergents suscitant la protestation de leurs dirigeants notamment en Inde Mais tandis que la simple annonce en mai dernier d une telle réorientation avait suscité une remontée des taux d intérêt américains le passage répété à l acte de la Fed n a eu cette fois aucune incidence notable outre Atlantique Et pour cause les capitaux attirés il y a peu par les pays émergents ont commencé à se replier vers les États Unis Aussi les dirigeants américains n ont cure pour l heure des protestations comme l a signifié le président de la Réserve de Philadelphie si notre politique monétaire est la meilleure possible pour l économie américaine c est celle là que nous devons mener parce qu une économie américaine forte profite à la majeure partie du reste du monde 6 qui exige de nouveaux débouchés La durabilité de la croissance américaine pourrait s avérer cependant plus contradictoire qu il n y paraît Cela tient d abord à des facteurs internes La demande intérieure finale demeure en effet insuffisamment dynamique du fait principalement des nouvelles baisses de dépenses du gouvernement fédéral et d un repli marqué de l investissement résidentiel en écho à une remontée des taux d intérêt hypothécaires Certes les dépenses d équipement des entreprises ont rebondi et la consommation des ménages continue de soutenir vaille que vaille la croissance Mais cependant le CAPEX dépenses d investissement de capital des entreprises n a représenté en 2013 que 53 des bénéfices contre une moyenne historique depuis 1951 de 88 7 En réalité pour que s améliorent durablement les perspectives de ces composantes il est indispensable que se redresse notablement le marché du travail Pour l heure la baisse du chômage se fait en trompe l œil Le taux de participation au marché du travail est au plus bas depuis les années Carter le chômage diminue certes mais cela ne résulte pas d une forte création d emplois 8 En fait le secteur privé des services qui représente 70 des effectifs salariés ne montre pas de signe de reprise franche des embauches tandis que les services publics demeurent plus que jamais le parent pauvre avec les coupes budgétaires Et le redressement de l emploi dans le secteur manufacturier 27 000 en novembre et 66 000 depuis le mois d août outre qu il se fait sur un mode très précaire ne concerne que 12 de la valeur ajoutée nationale En fait le rythme annuel de croissance de l emploi reste limité et stable aux environs de 2 2 millions depuis le début 2012 soit 185 000 par mois et 1 7 par an Les emplois détruits à cause de la dernière récession n ont toujours pas été recréés Si l on prend comme base ce que devrait être les effectifs actuels si l emploi avait évolué en ligne avec la population américaine le déficit d emplois est de 9 millions 9 Par contre les profits des entreprises croissent beaucoup plus rapidement que le PIB 8 8 au troisième trimestre 2013 par rapport à la même période de 2012 Entre juillet et septembre derniers les bénéfices après impôts des sociétés ont franchi le seuil de 11 du PIB américain alors qu ils n avaient jamais dépassé les 8 entre les années 1950 et le milieu des années 2000 10 Mais ces gigantesques profits alimentent la croissance financière des capitaux les rachats d actions par les firmes américaines ont dépassé 1 000 milliards de dollars de 2009 à 2013 soit 10 de la capitalisation boursière moyenne de la période 11 le marché des fusions et acquisitions a crû de 14 12 les sociétés américaines hors compagnies financières détiendraient 1 300 milliards de dollars 13 en trésorerie Simultanément les investissements réels qui sont réalisés économisent de plus en plus le travail avec les technologies informationnelles d où les faibles créations d emploi et le retrait du marché du travail des chômeurs de plus en plus découragés Les risques de pénuries de main d œuvre qualifiée augmentent considérablement aussi du fait de l insuffisance des dépenses de formation des entreprises Le BCG dans un autre rapport 14 évalue le manque de main d œuvre hautement qualifiée dans l industrie américaine entre 80 000 et 100 000 travailleurs Il alerte sur trois risques la baisse tendancielle des dépenses de formation des entreprises pour leurs travailleurs qualifiés les nombreux départs à la retraite de salariés qualifiés à l horizon 2020 l inefficacité des programmes pour identifier recruter et former une nouvelle génération de travailleurs qualifiés La situation outre Atlantique confirme combien à la différence du théorème de Schmidt tant apprécié par F Hollande en France les profits d aujourd hui font de moins en moins les investissements réels de demain et encore moins les emplois d après demain Quelques derniers indicateurs conjoncturels envoient du reste des signaux contradictoires Ainsi l ISM manufacturier 15 a connu une correction à la baisse marquée en janvier chutant de 55 6 à 51 3 avec des baisses importantes de ses composantes production et nouvelles commandes La compensation du développement insuffisant du marché intérieur américain par la conquête de parts supplémentaires de marché à l international devient alors un impératif pour la poursuite d un tel type de croissance On comprend l importance qu attache l administration Obama à la conclusion la plus rapide possible du traité transatlantique il lui faut imposer aux Européens d absorber une partie de la surproduction nord américaine L enlisement du débouché européen Car face aux progrès du potentiel productif des États Unis les débouchés extérieurs affichent en l état une croissance bien insuffisante pour pallier les carences du marché intérieur américain La zone euro et l Union européenne sont en prise avec d immenses difficultés du fait des politiques d austérité budgétaire nationales et d une politique monétaire de la BCE qui en pratique demeure restrictive Du reste malgré les craintes de déflation en zone euro avec des indices de prix répétitivement bas 16 la BCE n a pas modifié son taux de référence laissé à 0 25 et quoi qu il en soit le crédit bancaire demeure très anémié et hyper sélectif surtout au sud de l Europe Le chômage reste à des sommets historiques en zone euro avec un taux CVS de 12 0 en décembre 2013 contre 11 9 un an plus tôt On comptait alors 26 2 millions de personnes au chômage dans l UE dont 19 01 millions dans la zone euro Aussi la croissance de la demande solvable européenne demeure t elle très handicapée Seule l Allemagne dans ce panorama si dépressif semble échapper aux difficultés Mais cela même qui pour l heure permet aux capitalistes allemands de s en abstraire empêche les principaux partenaires européens de l Allemagne de s en libérer avec l accumulation d énormes créances à leurs dépens Sur l ensemble de l année 2013 l excédent commercial enregistré par l Allemagne est ressorti à 198 9 milliards d euros contre 189 9 en 2012 en données brutes soit son plus haut niveau jamais atteint Or l Union européenne compte pour 57 des exportations allemandes Cette hyperdomination allemande sur l Europe qui constitue aussi la base de résistance des capitalistes allemands à l hégémonie américaine sur le monde risque en réalité d avoir un effet rétroactif négatif sur la croissance de l Allemagne elle même alors que les pays émergents où elle a réussi à se tailler de belles parts de marché connaissent eux aussi des difficultés Du reste après la forte hausse de novembre 2 4 sur un mois la production industrielle a baissé en décembre 0 6 contre toutes les attentes Les éléments perçus par la Commission européenne comme traduisant une amélioration de la situation dans les pays d Europe du Sud comme par exemple le redressement de la compétitivité coût de l Espagne préparent en réalité des difficultés plus profondes encore ainsi que le confirment les chiffres du chômage de l autre côté des Pyrénées le nombre de c hômeurs inscrits a crû de 2 5 à 4 81 millions selon le ministère de l Emploi soit 113 000 chômeurs de plus qu en janvier 2013 tandis que la main d œuvre juvénile qualifiée continue de s expatrier vers l Allemagne notamment Ce n est donc pas l Europe qui s extirpe très lentement de la récession qui en l état pourra contribuer à soutenir la demande solvable adressée aux États Unis C est là manifestement un facteur de préoccupation pour le FMI Au forum de Davos Christine Lagarde a fortement invité les dirigeants européens à combattre les risques de déflation comparée par elle à un ogre Les pays émergents en difficulté Se rajoute désormais le problème des pays émergents Depuis la décision de la Fed en mai 2013 de diminuer son programme de rachats d actifs les économies émergentes sont confrontées à des retraits importants de capitaux Il s agit principalement de l Afrique du Sud de l Argentine du Brésil de l Inde de l Indonésie de la Russie et de la Turquie Selon EPFR Global ce sont 29 milliards de dollars de capitaux qui se seraient retirés des marchés émergents actions et obligations en 2013 Le mouvement a connu une accalmie en septembre dernier mais il a repris depuis pour atteindre un paroxysme au cours de la semaine du 27 01 au 1 er 02 Il serait sorti quelque 12 milliards de dollars des seuls fonds actions au cours du mois de janvier soit presque l équivalent du total des retraits de 2013 15 milliards de dollars Cela pourrait s accentuer comme le notent Les Échos du 3 février puisque seuls 60 milliards de dollars auraient été retirés à cette date des places émergentes sur un total investi de 220 milliards de dollars Ce sont les investisseurs américains qui sont principalement à la manœuvre leur retrait ayant surtout pour contrepartie une augmentation de la demande de bons du trésor des États Unis qui a atteint en janvier son plus haut niveau depuis 2012 D où la chute sensible des rendements obligataires américains au plus bas depuis deux mois Ces retraits de capitaux s accompagnent de la chute de nombre de devises émergentes rand sud africain peso argentin rouble russe livre turque roupie indienne renchérissant le prix des matières premières importées et le coût de la dette libellée en dollar 17 Les hausses de taux d intérêt et les dévaluations qui peuvent en résulter menacent en fait la croissance de ceux de ces pays qui ont le plus de mal à financer leur déficit courant Les dominations extérieures sur ces pays vulnérables s expriment donc désormais surtout par des retraits de capitaux poussant à des ajustements brutaux plutôt que par de nouvelles prises de contrôle sur place La Chine occupe bien sûr une place à part dans cette épure Cependant ses propres difficultés participent de la vulnérabilité accrue frappant nombre de pays émergents Dès la mi 2013 la Banque centrale chinoise a décidé de ralentir le rythme de croissance de son économie Le 3 e plénum du CC du Parti communiste de la mi novembre a réaffirmé sa détermination à transformer le modèle de croissance chinois pour le tourner beaucoup plus vers le marché intérieur et les demandes sociales Cette détermination a été accentuée sans doute par l accélération de la croissance du second semestre 2013 essentiellement tirée une fois encore par l investissement matériel lequel sollicite beaucoup l appareil de crédit au risque de formation d une bulle tandis que la consommation demeure très insuffisante malgré le relèvement des salaires du fait du sous emploi de l inexistence d un système de protection sociale et des pénuries de logements Ce ralentissement de la locomotive chinoise qui confirme l inquiétude des autorités face à ce qui est en fait une tendance à la suraccumulation de capital a des conséquences lourdes pour les pays émergents pour lesquels le débouché chinois est devenu si essentiel notamment pour tout ce qui concerne les matières premières La conjonction du ralentissement chinois et de la diminution des achats d actifs par la Fed ont précipité les événements révélant les vulnérabilités structurelles de nombre de pays émergents le Brésil en particulier Cela renvoie fondamentalement à des insuffisances graves de développement des capacités humaines freinant la croissance que traduisent tant les pénuries de main d œuvre qualifiée que les progrès très inférieurs aux nécessités de la consommation C est en même temps la carence d investissements publics et de services publics énergie électrique infrastructures de transports infrastructures sanitaires et sociales protection sociale logement environnement Du coup malgré leurs potentiels considérables et notamment leurs potentiels de populations ces pays se heurtent à des difficultés avec particulièrement la faiblesse de la demande des ménages et celle des services publics autant de choses qui toute proportion gardée rappelle ce qui est au cœur des difficultés des pays de la zone euro Il n est pas certain que tout cela dégénère en une crise des pays émergents du type de celle de 1997 même si on constate une certaine contamination à des pays émergents d Europe comme la Hongrie Aujourd hui en effet ces États disposent d importants stocks de réserves de change leurs monnaies sont flexibles et leurs taux d endettement demeurent modérés Cependant en liaison avec la proximité d échéances électorales majeures dans nombre d entre eux tandis que grandit l agitation sociale dans les villes comme au Brésil avec les demandes grandissantes frustrées de services publics et d emplois des nouvelles couches moyennes et du prolétariat urbain des tensions importantes sont à venir Japon monnaie gâchée Le Japon offre t il dans cet ensemble une perspective de détente des tensions sur les débouchés mondiaux Avec le gouvernement de Shinzo Abe une politique monétaire ultra expansive ciblant un niveau d inflation de 2 en 2 ans a été mise en œuvre pour tenter d arracher le pays à la déflation La Banque centrale du Japon effectue des achats massifs d obligations d État 50 trillions de yens par an soit 422 5 milliards d euros Et le taux d intérêt directeur est maintenu entre 0 et 0 1 Simultanément a été adopté un budget 2013 sur quinze mois combinant un plan de relance massive 10 3 trillions de yens soit 87 milliards d euros et un budget initial en augmentation de 2 5 par rapport à 2012 Enfin une série de réformes structurelles prétendant accroître la concurrence sur le marché intérieur la productivité et la compétitivité ont été ou vont être engagées L année 2013 s est achevée sur une croissance du PIB réel comprise entre 1 6 et 2 La faiblesse du yen précipitée par l expansion monétaire a fait s envoler les profits des exportateurs Les entreprises disposent au total de réserves de liquidités évaluées à 70 000 milliards de yens 490 milliards d euros 18 Cependant le commerce japonais s est enfoncé dans le rouge 5 5 milliards d euros en septembre 2013 pour la première fois depuis trente ans avec une chute des exportations de 10 3 selon les chiffres du ministère des Finances En septembre 2012 la balance était excédentaire de 2 8 milliards d euros Le Japon s est trouvé pris en tenaille d un côté ses ventes ont chuté du fait du ralentissement économique mondial particulièrement en Chine premier client où les exportations nipponnes ont reculé de 14 1 mais aussi dans les autres émergents d Asie 7 7 et dans l Union européenne 21 1 d un autre côté ses importations ont grimpé de 4 1 du fait notamment d un alourdissement considérable de la facture énergétique Avec ses mesures monétaires de relance le gouvernement a certes fait repartir l inflation des prix 1 3 en 2013 Mais cette hausse tient essentiellement à la baisse du yen et au renchérissement des importations Dans le même temps la demande salariale demeure très handicapée Le salaire moyen hors bonus et heures supplémentaires a reculé de 0 5 en termes réels l an dernier En décembre 2013 la rémunération mensuelle de base a baissé pour le dix neuvième mois consécutif pour s établir à 241 525 yens 1 714 80 euros seulement 19 Du coup la relative fermeté de la consommation des ménages n est due qu à la multiplication des achats anticipés avant la hausse de la TVA prévue pour avril 2014 Celle ci doit en effet passer de 5 actuellement à 8 puis 10 en octobre 2015 ce qui pèsera lourdement sur l activité Sans augmentation des salaires sans essor des services publics permettant notamment de mieux répondre aux défis de santé d une population vieillissante la dynamique engagée risque de s essouffler ce qui rendra encore plus ardue la gestion de l énorme dette publique 228 3 du PIB en 2013 L issue nouvelle création monétaire et essor des services publics Au total il y a bien un répit

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