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  • Coût du capital et politique monétaire | PCF.fr
    directe par la FED de New York du sauvetage du fonds spéculatif LTCM pour faire face à la contagion de la crise asiatique Là encore toutefois le traitement de la crise financière permit d éviter qu elle entraîne des conséquences trop fâcheuses pour la conjoncture en Occident Il n en est pas allé de même pour les suites de la crise des subprimes et ses prolongements à Wall Street et dans l ensemble du système financier mondial après la faillite de Lehman Le dilemme dans lequel cette succession de crises financières a progressivement enfermé les politiques monétaires a souvent été décrit et par les banquiers centraux eux mêmes Greenspan 2002 La survenance de crises financières force les banques centrales à dispenser des liquidités au marché monétaire dans des conditions tout à fait dérogatoires aux principes de rigueur et de parcimonie qui sont censés inspirer la politique monétaire elles savent que la stabilité du système financier est à ce prix mais ce faisant elles augmentent à chaque fois davantage le volume de liquidités disponibles pour de futures bulles spéculatives Ce que la succession de ces épisodes a révélé c est qu il semble impossible aux banques centrales de résorber ces facteurs accumulés d inflation financière Quand elles tentent de le faire l accumulation financière est si forte et la nervosité des marchés si grande qu elles déclenchent une nouvelle crise Il en a été ainsi en de multiples occasions lors du krach obligataire de 1994 lorsque l annonce d une orientation un peu plus restrictive des politiques monétaires des deux côtés de l Atlantique à l été 2007 a déclenché la crise des subprimes ou encore lorsque la FED et le Trésor américain ont cru possible en septembre 2008 de calmer l exubérance irrationnelle de Wall Street en acceptant la faillite de Lehman La situation en 2015 met en évidence ce dilemme mais à un degré d intensité encore bien supérieur Pour faire face aux événements qui se sont succédé depuis 2007 toutes les grandes banques centrales ont dû recourir à des mesures non conventionnelles Il en résulte à l échelle de la planète une situation monétaire tout à fait anormale avec des taux d intérêt à zéro et un volume de monnaie centrale en circulation hors de proportion avec ce que seraient les besoins de l économie si elle retrouvait un régime normal d accumulation du capital Pour sortir du dilemme il faudrait que la politique monétaire ait la capacité de mener une double action freiner l inflation des prix des actifs financiers tout en encourageant les investissements porteurs d un accroissement de la création de valeur ajoutée et de l emploi Cette préoccupation n est pas nouvelle chez les banques centrales Par exemple lors des spéculations contre le Système monétaire européen entre 1992 et 1995 les autorités monétaires françaises avaient joué de l existence de plusieurs procédures d alimentation du marché interbancaire Au moment même où la Banque de France portait à des niveaux exceptionnellement élevés le taux du marché monétaire elle continuait de satisfaire le gros des besoins en liquidités du système bancaire au taux inchangé de ses appels d offres hebdomadaires Le but était très délibérément de combattre la spéculation sans alourdir le coût du crédit pour les entreprises À cet effet 60 des financements au taux des appels d offres étaient réservés au refinancement de crédits aux entreprises les 40 restant pouvant être alloués contre la présentation de titres publics en garantie De façon comparable les nombreuses évolutions que la BCE sous la pression des circonstances a fait subir à son dispositif de politique monétaire depuis 2008 ont comporté quelques éléments tendant à introduire des éléments de sélectivité en faveur du financement des investissements dans l économie réelle Figure 5 Total du bilan de l Eurosystème millions d euros Source Banque centrale européenne Figure 6 Apports de liquidités de l Eurosystème Source Banque centrale européenne La BCE face aux crises et à la déflation une politique non conventionnelle de plus en plus laxiste Si l on met à part la prise en charge directe par la BCE depuis novembre 2014 de la supervision prudentielle des banques systémiques de la zone euro contrairement à la doctrine en vigueur jusqu en 2008 selon laquelle cette mission de stabilité financière exposerait les banques centrales à un conflit d intérêt avec la politique monétaire Durand 2014 ces modifications n ont pas porté pour l essentiel sur la doctrine ni sur la définition des objectifs de la politique monétaire Quelles qu aient été les circonstances le Conseil des gouverneurs a toujours pris soin de porter toutes ses actions même les moins conventionnelles au compte de l objectif de stabilité des prix qui lui est assigné par les traités et de la définition opérationnelle qu il en a lui même donnée une hausse des prix à la consommation proche de 2 inférieure à 2 à moyen terme C est donc plutôt dans l usage des instruments de la politique monétaire que la crise a apporté des nouveautés Les créateurs de la Banque centrale européenne ont pris soin de mettre à sa disposition l arsenal complet de tous les instruments qu une banque centrale peut envisager d avoir à employer la seule exception est le financement direct des États et collectivités publiques interdit par l article 104 du traité de Maastricht devenu article 123 des traités actuellement en vigueur Ces instruments très variés peuvent être classés en trois ensembles selon le domaine auquel ils s appliquent la régulation du marché de la liquidité bancaire les achats de titres publics ou privés le refinancement des crédits aux entreprises Depuis le début de la crise la BCE n a cessé d élargir et d assouplir l usage de toutes ces procédures Elle n avait pas le choix Après la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 le marché interbancaire a cessé de fonctionner C est l Eurosystème qui a dû apporter à chaque banque les liquidités dont elle avait besoin et dont elle laissait une grande partie sur son compte auprès de sa banque centrale Cela s est traduit par un gigantesque accroissement de la taille du bilan de l Eurosystème de quelque 1 200 milliards d euros à la veille de la crise à plus de 3 000 milliards en 2012 Au fil des épisodes de la crise la BCE a progressivement levé toutes les barrières qui pouvaient freiner l accès des banques à ses prêts Dès octobre 2008 elle a cessé de mettre en concurrence les banques pour l accès à sa procédure principale de refinancement hebdomadaire Elle est passée à un système d appel d offres dans lequel elle annonce à l avance le taux auquel elle va prêter et où elle accepte toutes les demandes des banques sans autre limite que le montant des garanties qu elles sont en état de lui présenter fixed rate full allotment tender procedure Comme ce n était pas suffisant pour sécuriser l alimentation du système bancaire en liqudités elle a ensuite fait un usage intensif des opérations de refinancement à long terme LTRO Des opérations d une durée d un an ont été annoncées en mai 2009 442 milliards alloués en juin 2009 Mais ce sont surtout les 1 000 milliards d euros prêtés sur trois ans au taux de 1 en deux opérations menées respectivement en décembre 2011 et en février 2012 qui ont frappé les esprits Au total le montant de leurs prêts aux banques européennes était de 400 milliards d euros à fin 2005 il a dépassé 1 2 milliard au plus fort de la crise de l euro il est encore supérieur à 600 milliards aujourd hui Dans ces circonstances non seulement la BCE a pu alléger la réglementation des réserves obligatoires mais elle a été amenée à instaurer des taux d intérêt négatifs sur les fonds déposés par les banques auprès de l Eurosystème Le poids de cette mesure est sans doute plus symbolique que réel Il faut retenir que depuis l automne dernier la BCE comme la Réserve fédérale et la Banque du Japon a de fait réduit à zéro et de façon durable le taux du marché monétaire Cette circonstance absolument exceptionnelle suffit à signaler combien la situation économique du monde contemporain est anormale Elle l est d autant plus que pour fournir au marché les liquidités qui y circulent maintenant les opérations de prêts aux banques n ont pas suffi Il a fallu que la BCE recoure à une technique à laquelle elle répugnait par dessus tout l achat de titres publics sur le marché secondaire Il s agit là d une des modalités les plus traditionnelles des opérations des banques centrales Acheter des titres est pour elles la façon la plus simple de créer de la monnaie La BCE à sa création et les banques centrales nationales avait cependant évité de recourir à ce procédé à des fins de politique monétaire préférant utiliser les titres comme garanties de ses opérations de prêts aux banques sur le marché monétaire Elles ont abandonné ce principe au moment de la crise grecque en mai 2010 en mettant en place un securities market programme consistant à acheter des titres publics de la zone euro Ces opérations étaient présentées comme exclusivement destinées à remédier à des dysfonctionnements du marché des titres et non pas à financer les États Elles étaient assorties de deux conditions le respect par les États des règles en matière de déficits excessifs et la destruction des liquidités créées par des emprunts d un montant équivalent de l Eurosystème sur le marché interbancaire Au plus fort de la crise et en contradiction avec toute sa doctrine la BCE s est trouvée contrainte d acheter des titres de tous pays même de pays considérés comme non solvables comme la Grèce C est l une des dispositions de l accord de février 2012 par lequel la dette grecque a été restructurée moyennant l acceptation par les créanciers privés d une réduction des trois quarts de la valeur de leurs portefeuilles de titres de l État grec la BCE s est exemptée de cette décote pour les titres qu elle détient En revanche le 4 février 2015 la BCE a suspendu l acceptation des titres grecs comme garantie non pas tant parce qu elle était profondément dérogatoire à sa doctrine habituelle que pour faire pression sur les négociations entre le gouvernement Tsipras et l Eurogroupe De fait en 2012 ce n est pas cette décision particulièrement audacieuse du point de vue monétaire qui avait rassuré les marchés sur l intention de la BCE de tout faire pour les préserver C est l engagement exprimé par de Mario Draghi en août 2012 de faire tout ce qu il faudrait whatever it takes pour sauver l euro qui a eu cet effet Pour l obtenir la BCE n a pas eu besoin à ce moment de procéder à des achats de titres Il a suffi en septembre 2012 qu elle annonce le remplacement du programme SMP par un programme d achats ferme de titres outright monetary transactions La nouveauté était dans l annonce que ces transactions pourraient être opérées sans limitation de montant Cette procédure est demeurée inutilisée jusqu en 2015 d autant qu elle faisait l objet d une contestation juridique de la part de la Deutsche Bundesbank Il a fallu un élément nouveau la menace avérée d une entrée de la zone euro en déflation pour que la BCE passe à la pratique Ne pouvant plus faire baisser sensiblement les taux d intérêt qui sont aujourd hui à zéro et refusant d intervenir trop directement sur les critères qui guident le choix par les banques des bénéficiaires de leurs crédits comme nous le préconisons il ne lui restait plus qu un moyen d agir injecter massivement de la monnaie centrale sur le marché en achetant des titres en grandes quantités Elle a commencé logiquement le 5 juin 2014 par mettre fin à la stérilisation de ses achats d actifs lorsqu elle crée de la monnaie en achetant des titres d État elle ne détruit plus immédiatement cette monnaie en empruntant une somme équivalente aux banques Mais c est en janvier 2015 qu elle a fait l annonce la plus lourde de conséquences le lancement d un programme d achats d actifs étendu s engageant ainsi dans une action de quantitive easing à l exemple de la Réserve fédérale de la Banque du Japon et de la Banque d Angleterre L objectif visé est de stimuler une reprise du crédit et de l investissement par divers canaux Blot Creel Hubert Labondance 2015 L un des plus puissants de ces canaux devrait être d exercer une pression à la baisse du cours de l euro vis à vis des autres monnaies et principalement du dollar Techniquement il s agit de porter le bilan de la BCE au niveau atteint au plus fort de la crise en 2012 via des achats mensuels de titres principalement publics mais aussi privés d un montant mensuel de 60 milliards d euros à partir de mars 2015 jusqu en septembre 2016 au moins soit 1 140 milliards d euros Par définition le quantitative easing ne présente pas d aspect qualitatif il ne permet pas d orienter prioritairement les financements vers les investissements des entreprises et s expose donc à la critique selon laquelle il alimente de prochaines bulles spéculatives au lieu de favoriser le renforcement de l économie réelle Des refinancements ciblés C est en partie pour répondre à cette critique que les gouverneurs de l Eurosystème ont décidé que le programme étendu d achat de titres ne porterait pas seulement sur des titres publics mais aussi sur des titres privés obligations émises par des banques covered bonds et crédits titrisés asset backed securities Ce n est pas la première fois que la BCE recourt à des opérations de ce type Elle avait acheté 60 milliards de covered bonds dans le cadre d un programme lancé en 2009 qui fut suivi d un deuxième programme en 2011 On peut néanmoins douter qu il s agisse là d une réponse satisfaisante au problème posé En effet en l absence en Europe d un marché significatif de cette sorte de titres les banques centrales se sont mises en devoir de développer un processus de titrisation des crédits aux entreprises On peut considérer que la BCE a opéré là le plus mauvais choix possible Jeffers 2014 compte tenu des dangers de la titrisation mis en évidence par la crise des subprimes Pourtant elle donnait dans le même temps des signaux montrant qu elle faisait un pas dans une tout autre direction bien plus pertinente influencer le comportement des banques en rendant sélectif l accès aux prêts qu elle leur accorde sur le marché monétaire La BCE exige des banques qui veulent lui emprunter de la monnaie centrale qu elles apportent des garanties Dans une conception néolibérale de la politique monétaire les meilleures de ces garanties sont celles qui sont considérées comme les plus sûres c est à dire les titres d États possédés par les banques Dans ce régime de fonctionnement cela équivaut pour la banque centrale à s en remettre au marché pour ce qui est de l usage fait des liquidités qu elle met à la disposition de l économie La situation est différente si la banque centrale accepte des créances privées représentatives principalement de crédits aux entreprises comme collateral Cassola Koulischer 2014 Elle a alors le pouvoir de décider quels crédits mériteront d être refinancés ce qui constitue un soutien important sans lequel l entreprise emprunteuse pourrait se voir refuser son crédit ou être obligée de supporter un taux d intérêt plus élevé Actuellement les critères qui guident cette décision sont ceux de la rentabilité privée tels qu ils sont mis en œuvre par les agences de notation Mais il serait tout à fait possible à la place d utiliser des critères d efficacité économique et sociale Ce serait un puissant outil de politique économique dans la crise car de marginal avant la crise le refinancement des crédits aux entreprises est devenu une composante majeure de l action de la BCE En 2004 les actifs non négociables ne représentaient que 4 des garanties apportées par les banques en contrepartie de leurs emprunts auprès de l Eurosystème contre 38 pour les titres publics Au premier trimestre 2015 la proportion des titres publics dans le collateral est tombée à 25 7 tandis que la part des actifs non négociables atteignait 20 5 Elle était montée à plus de 26 en 2012 Dès avant la crise la BCE avait étendu à l ensemble des banques européennes la possibilité d utiliser des crédits aux entreprises comme garanties de leurs emprunts à l Eurosystème sur le modèle français Durand 2005 Avec la paralysie du marché monétaire obligeant les banques à emprunter massivement à l Eurosystème le besoin d un large gisement de collateral s est considérablement renforcé Simultanément la grande récession dégradait considérablement la situation financière des entreprises et fermait à beaucoup d entre elles l accès au crédit bancaire Cet ensemble de raisons ont conduit dès octobre 2008 la BCE à assouplir de la note A à la note BBB les critères de sélection des créances privées pouvant servir de garantie à ses opérations Le 8 novembre 2011 le Conseil des gouverneurs a autorisé les banques centrales nationales membres de l Eurosystème à accepter en garantie des crédits répondant à des critères spécifiques Un usage plus poussé de cette faculté pourrait ouvrir la voie à une certaine forme d autonomie nationale dans la mise en œuvre de la politique monétaire On en est encore très loin puisque cette mesure était adoptée à titre temporaire et que les critères de sélection des crédits définis par les banques centrales nationales sont soumis à l acceptation de la BCE Tableau 1 Garanties utilisées dans les opérations de l Eurosystème Milliards d euros après valorisation et abattements moyenne des données de fn de mois sur la

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  • Une politique de santé pour les régions et les territoires | PCF.fr
    sociale Ce n est plus la politique de santé qui s adapte à la réponse aux besoins de santé mais l offre de soins qui s adapte aux objectifs budgétaires de l État Ce n est évidemment pas la même chose Il est indispensable que la politique de santé réponde de nouveau en premier lieu aux besoins de la population L offre de soins que répartit chaque DG ARS n a de sens et ne peut être appréciée qu au regard des besoins de santé Nous sommes les seuls à parler de la priorité des besoins de santé à ne pas retirer aux ayants droit à la santé l expression de leurs besoins de santé Le moteur de notre projet la démocratie Nous proposons que la démocratie soit concrétisée à tous les niveaux Elle doit permettre l expression des besoins mais aussi assurer un contrôle démocratique des décisions et de la mise en œuvre des réponses aux besoins de santé à l opposé des opérations médiatiques vantant la démocratie sanitaire au moment où les décisions sont de plus en plus prises uniquement par le DG ARS nous proposons la mise en place dans la durée d une structure pérenne inédite qui donne sens à des propositions alternatives et à la pratique politique de proximité lieu de recensement des besoins sanitaires et sociaux lieu de détermination des réponses à apporter à ces besoins lieu de contrôle démocratique de la mise en œuvre de ces réponses Ce n est pas une entreprise de communication passagère et ou opportune de quelque force politique en mal de reconnaissance sur les questions de santé ce n est pas une entreprise de flatterie des professionnels de santé ce n est pas un colloque avec force experts aussi compétents soient ils pour régler en deux ou trois jours l état sanitaire d une région Non c est une démarche ancrée dans la proximité dans les cantons les villes et villages les départements c est une mise en commun pour une élaboration de propositions alternatives sur la base des attentes connaissances et compétences de toutes celles et ceux qui ont intérêt à ce que cela change vite Nous proposons des Assises de la Santé tenues à tous les échelons des territoires Une telle démarche s inscrit dans une volonté partagée de concrétiser la démocratie sanitaire participative de proximité S engager dans la tenue de ces Assises c est s engager dans la construction de lieu x de l intervention citoyenne pour et avec Les professionnels de la santé syndicats Les usagers patients associations comités locaux de défense Les élus locaux départements régions Les organisations politiques engagées dans les Assises Le tiercé gagnant besoins propositions dont le financement action devrait être toujours présent La démarche démocratique participative de proximité doit rester visible les propositions portées à la connaissance de la population pour son soutien actif dans un mouvement à double sens villes canton départements région Les enjeux de santé pour ces élections régionales Les différences de mise en œuvre

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  • Changer l’Europe pour que l’euro serve l’emploi et les services publics | PCF.fr
    état de marche relancer l éducation et la recherche rénover les services publics La BCE en a les moyens Depuis le 22 janvier elle crée chaque mois 60 milliards d euros par son nouveau programme de quantitative easing avec l objectif d aller jusqu à 1 140 milliards Au lieu de les injecter sur les marchés financiers elle devrait comme Pierre Laurent l a proposé au Forum européen des alternatives le 31 mai mobiliser son formidable pouvoir de création monétaire à travers un Fonds de développement économique social et écologique européen démocratiquement géré pour financer des investissements ciblés sur la sécurisation de l emploi et sur le développement des services publics Ce Fonds intercalé entre les États nationaux et la BCE serait créé pour financer les déficits des États s ils développent leurs services publics Il recevrait pour cela les euros de la BCE qu il prêterait aux États à un taux quasi nul Les traités l y autorisent car il serait une institution financière publique Face à la prochaine crise financière qui se prépare la politique monétaire de la BCE devrait décourager sévèrement le gonflement des opérations financières qui rapproche cette crise et inciter au contraire les banques à financer les projets répondant à des critères précis en matière économique création de valeur ajoutée sociale création et sécurisation des emplois et de la formation et écologique économies d énergie et de ressources naturelles La Grèce mais aussi l économie de la zone euro et tous les Européens qui souffrent de l austérité en bénéficieraient Chaque pays recevrait ainsi une allocation d euros La BCE le FMI et les chefs de gouvernements européens s y refusent Ils ont terriblement peur que Syriza démontre qu une autre politique est possible dans l Union européenne et ils semblent même prêts pour l en empêcher à pousser la Grèce hors de l euro avec tous les dangers que cela comporterait pour la Grèce mais aussi pour chaque pays de l UE à commencer par ceux du Sud tels le Portugal l Espagne et l Italie C est dire les dangers pour la construction européenne et pour la stabilité de l économie mondiale Au lieu de se faire complice de ce véritable coup d État où la finance est utilisée comme une arme qu attend François Hollande pour mettre le poids de la France au service d une vraie solidarité entre l ensemble des pays de la zone euro Il est encore temps de le faire en s appuyant sur le formidable exemple démocratique qu Alexis Tsipras donne en consultant le peuple sur l état des discussions au sein de l Eurogroupe Rien n est plus urgent pour tous les peuples européens que de porter dans les heures qui viennent la mobilisation pour la Grèce à un niveau qui la rende irrésistible face à la pression des marchés financiers et à l irresponsabilité dangereuse des dirigeants européens Ce qui se passe en Grèce interroge toute l Union européenne c est l UE qui doit

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  • Europe : flexibiliser les travailleurs ou les sécuriser ? | PCF.fr
    contradictoire avec les objectifs visant à remettre sur le marché du travail les travailleurs qui en sont écartés en raison de leurs difficultés sociales De même il contribue à l insuffisance de la demande globale Où en est la croissance intelligente En matière de croissance intelligente l objectif n 1 de l UE était de consacrer 3 du PIB de l UE à la recherche et au développement investissements publics et privés et renforcer les politiques favorisant l innovation Mais sous la pression des politiques d austérité ces dépenses plafonnent en Europe à 0 8 Cela accélère le départ de chercheurs en dehors des frontières de l Europe renforce la tendance des grands groupes à délocaliser leur recherche vers les États Unis Or une régression de la recherche développement incite à rechercher la compétitivité par la baisse des coûts salariaux au lieu de développer des productions riches en innovation À ce jeu là la France est et sera perdante notamment face à l Espagne et l Italie où les salaires ont subi de fortes chutes avec les politiques d austérité En France une situation très préoccupante Un chômage de masse La France fait partie des rares pays où le chômage a continué à s aggraver sans répit en passant de 2 7 à 3 millions entre 2013 et 2015 et le taux de chômage est passé de 9 3 à 10 6 en 2015 1 Le chômage des jeunes de moins de 25 ans lui s est aggravé aussi passant de 23 6 à 25 2 Cela touche plus de 700 000 jeunes 2 Emploi une redistribution de la pénurie Concernant l emploi les mouvements en cours sont préoccupants Si la priorité jeune est affirmée en réalité le taux d emploi des jeunes de 15 à 25 ans a reculé de 30 à 28 6 entre 2010 et 2013 3 L autre priorité qui concerne les femmes avec l objectif d élever le taux d emploi à 75 en 2020 a vu ce taux passer de 64 8 à 65 5 4 En France comme en Europe l objectif ne sera pas atteint pour les femmes La seule catégorie dont le taux s élève est celle des 55 64 ans qui passe de 39 8 à 45 6 5 mais pour autant sans réduire le nombre de chômeurs âgés dont le taux est passé de 6 5 à 7 4 en 3 ans En fait d une part si les réformes relevant l âge de la retraite ont accru le nombre de chômeurs âgés elles ont aussi empêché les jeunes et les moins de 55 ans d accéder à l emploi Pour ces derniers en effet le taux d emploi a reculé de 80 8 à 80 7 6 et plus encore celui des hommes de cette catégorie 87 2 de 85 2 7 En fait dans la pénurie il y a une redistribution d emploi entre catégories 1 Eurostat communiqué de presse 36 2015 2 mars 2015 2 Idem 3 Employment and Social Developments in Europe 2014 p 271 4 Idem p 271 5 Idem p 271 6 Idem p 271 7 Idem p 271 Banques et entreprises déresponsabilisées Si pour les travailleurs les collectivités et les services publics les engagements les devoirs et les résultats sont exigés pour les entreprises comme pour les banques aucun engagement sur des objectifs et des résultats n est demandé Pour les entreprises la politique européenne ne vise qu à instaurer un environnement propice à la création d emplois de qualité qu à créer un environnement favorable permettant aux entreprises de proposer des contrats d apprentissage 12 Pour les banques leur responsabilité est reconnue dans la crise la disponibilité de crédit dans le secteur non financier reste faible dans de nombreux états membres En outre les taux d intérêt des prêts bancaires dans les états membres vulnérables restent élevés en dépit des mesures récentes de la BCE ce qui nuit principalement aux PME 13 Mais aucune mesure n est prise pour que les 1 400 milliards d euros de crédits à bas taux accordés par la BCE aux banques soient dirigés vers le financement d investissements créateurs d emplois qualifiés Ni responsables ni coupables À entendre les dirigeants européens les résultats calamiteux de leur politique n auraient rien à voir avec leur politique mais résulteraient de la crise dont nous serions sortis et les réformes engagées permettraient maintenant de voir le bout du tunnel Or ce sont au contraire leurs décisions qui ont contribué à l ampleur de la crise économique et financière de 2007 2008 déréglementation des marchés financiers irresponsabilité des banques et de la BCE sur l emploi politique d austérité La flexisécurité s est avérée être un amplificateur de la crise Ainsi au Danemark entre 2008 et 2013 dans le pays en pointe dans la flexibilité à outrance subie par les salariés le pays a perdu 6 de ses emplois 2 8 dans UE28 2 6 points de taux d activité 80 7 78 1 et 4 1 points de taux d emploi 79 9 75 6 De tels écroulements ne sont sans doute pas étrangers au succès électoral de l extrême droite et son entrée dans le gouvernement Poursuivre sans s attaquer à cette logique aggrave les risques en Europe comme pour toute la planète Toujours plus de politique ultralibérale La politique de l emploi de la Commission européenne qui est présentée comme nouvelle prétend viser à équilibrer l économique et le social à favoriser la politique de la demande avec le plan d investissement de 305 milliard d euros plutôt que la politique de l offre et à développer le capital humain Selon Marianne Thyssen commissaire européenne La Commission Juncker est déterminée à fusionner l aspect social à l aspect économique de notre économie sociale de marché afin d équilibrer les libertés et les droits sociaux une approche équilibrée fondée sur compétitivité et équité 14 C est à dire favoriser la liberté d entreprise et mener une politique

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  • Grèce : Intervention d'André Chassaigne lors du débat parlementaire du 8 juillet 2015 | PCF.fr
    hypothèse d une sortie de la zone euro qui n a jamais été évoquée par les Grecs est un spectre que certains l Allemagne en particulier aiment agiter Il revient à la France de faire entendre raison à la chancelière Angela Merkel qui se comporte comme si la zone euro était son domaine réservé Sa rigidité sur la question du remboursement de la dette grecque n a d égale que l ignorance de l histoire récente de l Allemagne Faut il rappeler que notre voisin a bénéficié d une restructuration de sa dette au sortir de la guerre qui lui a permis de remettre son économie sur les rails Comme l a souligné fort justement l économiste Thomas Piketty l Allemagne est le meilleur exemple d un pays qui au cours de l histoire n a jamais remboursé sa dette extérieure ni après la Première ni après la Seconde Guerre mondiale L Allemagne est LE pays qui n a jamais remboursé ses dettes Elle n est pas légitime pour faire la leçon aux autres nations Pourquoi ce qui a été fait hier pour l Allemagne ne le serait pas aujourd hui pour la Grèce Monsieur le Premier ministre sachez le la sortie de la Grèce de la zone euro n est pas la solution Comme nos prédécesseurs ont pu le faire au moment de la renégociation de la dette allemande nous devons faire preuve d audace Il faut accepter d ouvrir dès à présent le dossier de la restructuration de la dette grecque sans laquelle aucune solution durable ne pourra être trouvée Il faut aussi que notre pays obtienne l inscription à l agenda européen d une grande Conférence européenne sur la dette réunissant décideurs politiques et société civile pour restructurer durablement une dette publique européenne qui sert de prétexte à la mise sous séquestre des droits des peuples Il est aujourd hui indispensable de convertir la dette grecque d en allonger l échéance afin de libérer l économie grecque du poids des intérêts et des remboursements qui bloquent son redressement Il faut ensuite cesser de privilégier le remboursement des créanciers au détriment de la relance de l économie grecque Cela passe par des investissements opérationnels la construction d une administration et d un système fiscal modernes la remise en état de marche du système de santé la relance de l éducation L Europe en a les moyens la BCE en a les moyens Depuis le 22 janvier elle crée chaque mois 60 milliards d euros par son nouveau programme de quantitative easing avec l objectif d aller jusqu à 1 140 milliards Au lieu de les injecter sur les marchés financiers elle devrait mobiliser son formidable pouvoir de création monétaire pour la mise en place d un Fonds de développement économique social et écologique européen La BCE le FMI et les chefs de gouvernements européens s y refusent Ils ont terriblement peur que Syriza démontre qu une autre politique est possible en Europe et ils semblent même prêts pour

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  • Indemnisation des licenciements abusifs : de la flexi-sécurité à la flexi-impunité | PCF.fr
    licenciement qu un conseil de prud hommes ou comme souvent une cour d appel jugerait non justifié par une cause réelle et sérieuse Car il n est bien question ici que de licenciements abusifs et non de ceux qui sont dûment motivés par une difficulté économique réelle une réorganisation légitime ou une faute avérée du salarié Le licenciement abusif est celui qui est contraire à la loi Il constitue une faute de l employeur Une faute dont la réparation est ici volontairement bridée Pourtant le socle protecteur du droit international qui s impose à la France Convention 158 de l Organisation internationale du travail Convention européenne des droits de l homme jurisprudence communautaire tout comme les principes de la responsabilité civile imposent la réparation intégrale du préjudice qu il soit matériel moral ou caractérisé par la perte d une chance Faudrait il donc que l entreprise échappe à la règle selon laquelle celui qui cause un dommage par sa faute s oblige à le réparer entièrement Interrogeons nous qui accepterait le plafonnement des réparations dues à la victime d un accident de circulation causé par un chauffard au prétexte qu il faudrait alléger les charges des compagnies d assurance Un plafond pour la perte d un bras un plafond pour la perte d un proche Injustice et absurde C est pourtant bien le même principe qu il s agit ici d appliquer un plafond pour la perte d un emploi Ce barème au rabais gommera artificiellement l étendue du préjudice propre à la situation de chaque salarié Le juge prud homal les yeux rivés sur ses tableaux ne pourra plus se préoccuper des pièces qui lui seront soumises des vies qui lui seront confiées butant sur le plafond empêchant la prise en compte de l âge des difficultés de réinsertion des parcours professionnels brisés des accusations injustement subies des atteintes à la santé ou à la vie personnelle et familiale À l injustice s ajoutera d ailleurs l absurde L inégalité entre les salariés selon la taille de leur entreprise d abord prime à la manœuvre d optimisation sociale des employeurs qui répartissent leurs activités en filiales de petite taille et injustice conduisant à n accorder qu une misère au salarié âgé qui restera durablement privé d emploi L ancienneté du salarié comme seule variable ensuite alors qu elle ne cesse d être réduite au fil de carrières de plus en plus accidentées et qu en outre le salarié peut se voir licencier après avoir accepté de quitter un précédent emploi stable victime de promesses non tenues Pour justifier ce gâchis en forme de nouvelle et inutile concession au patronat le gouvernement ne craint pas les contre vérités Indemniser les salariés à juste proportion de leurs préjudices nuirait aux embauches Non le poids des condamnations prud homales ne fait pas chavirer les entreprises en France Moins de 2 des licenciements économiques y sont contestés les salariés n y font pas plus de recours qu en Allemagne le contentieux prud homal

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  • De GDFSUEZ à ENGIE : les dessous d’un changement de nom | PCF.fr
    et asiatique Cette fusion réalisée en deux fois coûte au total 20 milliards d euros plombant la situation financière du groupe l endettement passe de 46 à 62 des capitaux propres Pour payer IP et réduire cet endettement qui dépasse la norme il s ensuit un plan d austérité et de cessions d activités de grande ampleur Un programme d austérité sans limite Les incertitudes sur le positionnement du groupe les difficultés sur le marché historique où s exerce l essentiel de l activité difficultés du marché de l électricité problème de l inversion des courbes de prix gaz long terme court terme le rachat à prix très élevé d International Power ont plombé la confiance des actionnaires l action qui a connu un pic autour de 40 euros durant le projet de fusion est aujourd hui autour de 18 à 20 euros Cela conduit la direction a toujours plus d économies pour produire plus de résultat pour distribuer plus de dividendes censés permettre de reconquérir la confiance des actionnaires Le taux de distribution est supérieur à 100 du résultat c est encore vrai cette année résultat 2014 L année 2013 le dividende a été de 3 6 milliards d euros pour un résultat de 9 milliards d euros Tout cela pèse sur le personnel sur les effectifs sur les salaires sur les conditions de travail et sur les investissements nécessaires Le plan d économie dit Perform est le seul domaine où les objectifs sont dépassés et à chaque fin d année il est réévalué parti pour économiser 3 5 milliards par an à l horizon 2015 le plan vise maintenant près de 5 milliards Les effectifs européens baissent de 3 000 emplois entre fin 2012 et mai 2014 La seule maison mère devrait perdre 2 000 emplois sur 7 000 entre 2013 et 2016 si les plans prévus sont appliqués Le périmètre historique est considéré selon le jargon des analystes stratégiques bien connus du BCG comme une vache à lait activités matures censées avoir perdu toute dynamique de développement mais encore fortement rentables permettant de financer de nouvelles activités Cette vision de l énergie et des services énergétiques en Europe est erronée Ancien monde nouveau monde pas de rupture une complémentarité Après avoir finalisé la fusion avec IP en 2012 Mestrallet annonce en février 2014 On ne peut pas s accrocher au monde ancien et à l héritage des monopoles Le monde ancien je le déprécie Je veux changer la culture de l entreprise et investir dans le monde nouveau qui passe par notre implication dans la transition énergétique en Europe et l accélération de notre développement dans les pays à forte croissance interview dans Le Monde Cette déclaration qui mélange beaucoup de choses a eu le don de hérisser tous les salariés tant du vieux monde du monopole les gaziers que du vieux monde géographique l Europe Elle portait cependant en elle une avancée la stratégie était au moins en affichage modifiée puisqu à côté du développement dans les pays émergents était enfin affiché un développement en Europe autour de la transition énergétique Ce n était pas une nouveauté pour les représentants CGT en CEE CCE comité de groupe qui pointaient inlassablement l absurdité d une stratégie uniquement internationale qui niait l avenir des activités de 90 du personnel du groupe Europe logique mortifère à l heure où les enjeux énergétiques demandaient des actions sur notre continent et notre pays Pour quel développement industriel Reste à régler deux questions 1 Comment coordonner cette deuxième dimension avec l activité classique 2 Comment la rendre concrète par des investissements tant humains qu industriels Car le vieux monde n est pas mort Preuve en est d ailleurs donnée par le groupe lui même l essentiel des investissements fait dans les pays émergents porte sur des usines électriques thermiques classiques gaz charbon et s il y a apport de technologies modernes cela n en reste pas moins du vieux monde L idée qui a été avancée par la CGT est donc au contraire de construire le futur sur la connaissance et l expérience du personnel de capitaliser sur les connaissances les expertises la maîtrise des technologies et les qualifications des salarié e s du groupe pour développer de nouvelles technologies tout en assurant les métiers actuels tant dans l énergie pure que dans les services énergétiques Car il y a cohabitation et renforcement mutuel des activités classiques et des activités nouvelles et non rupture La CGT a depuis plusieurs années pointé le besoin de se saisir des enjeux de la transition énergétique pour développer de nouvelles formes d énergie de technologies et de services de nature à apporter progrès technique et environnemental mais aussi social efficacité énergétique en particulier Cette évolution ne doit pas être opposée aux métiers d aujourd hui qui seront toujours nécessaires comment assurer la continuité de service sans centrales thermiques sans stockages de gaz sans réseaux Comment promouvoir les techniques du futur si on ne maîtrise pas déjà les techniques d aujourd hui Les apprentis sorciers des énergies renouvelables s appuient en réalité sur le filet de sécurité apporté par EDF et Gaz de France en cas de pépin en cas d interruption de la continuité de fourniture c est le vieux monde qui prend la relève avec ses infrastructures attaquées pourtant de toutes parts Une entreprise énergétique virtuelle Et c est là que ça coince bien qu il y ait des projets biogaz hydrogène développement du Gaz Naturel Carburant mais aussi du Gaz Naturel Liquéfié carburant hydraulique éolien en mer hydrolien la conception de la direction du groupe supputée car elle ne s étend pas beaucoup sur le détail serait plutôt d être un architecte en utilisant l innovation et les investissements des autres entreprises équipementiers comme Areva Alsthom ou des clients qui veulent économiser de l énergie en clair une activité d expertise pour des investissements faits par les autres L objectif non dit reste de conserver la priorité des ressources au développement international Dans les

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  • Prime d’activité (Fiche pédagogique) | PCF.fr
    celles applicables à la PPE Calcul et versement de la prime Le montant de la prime d activité sera évalué à partir des revenus des bénéficiaires et de leur situation familiale sachant que tous les revenus du ménage seront pris en compte à la différence de la PPE Ce qui restreint le panel éligible à cette nouvelle prime La prime d activité devrait être versée par la CAF et non plus par les impôts La PPE jusque là versée sous forme de crédit d impôt se transforme avec la PPA en une allocation sociale Ce qui n est pas neutre notamment en matière de suivi et de contrôle Cette prime sera versée une fois par mois Une réforme en trompe l œil et perverse Une réforme à budget constant loin des besoins des précaires Le budget alloué à la Prime pour l activité sera de 4 1 milliards soit exactement le cumul RSA activité et PPE Or 50 des bénéficiaires potentiels du RSA activité ne font pas valoir leurs droits Autrement dit reprenant les mêmes conditions d accès que le RSA activité la prime pour l activité exclut de fait près de 1 bénéficiaire potentiel actuel sur 2 du RSA Pas de réels gagnants mais beaucoup de perdants Sur 4 5 millions de ménages potentiellement destinataires de cette nouvelle prime 1 2 million verront leur revenu disponible augmenter de 75 euros en moyenne mais 800 000 le verront diminuer de 45 euros en moyenne Les contrôles CAF se chargeront d éliminer le plus possible de personnes de ce dispositif Les revenus des bénéficiaires de la prime d activité seront en effet contrôlés trimestriellement par la CAF incluant jusqu à un contrôle du compte bancaire du ménage bénéficiaire On imagine ce qui peut se passer si sur une période il y

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