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  • L'étrange affaire Angelica | Les deux scènes
    choisi pour figurer les rêves d Isaac Contrastes d autre part entre les couleurs désaturées de sa chambre et celles très intenses des photos qui y flottent dans l air suspendues à une corde à linge En s animant celles ci deviennent des petits films incrustés dans le grand des cadres dans le cadre qui viennent souligner l impossibilité de l amour absolu que fantasme le jeune artiste ailleurs que dans la mort Concernant la magie de L Etrange Affaire Angelica il faut encore saluer la splendeur du sourire de Pilar Lopez de Ayala qui incarne dans ce film l une des plus belles mortes de toute l histoire du cinéma Entre le moment où Manoel de Oliveira a écrit la première version du scénario et celui où il a fait le film le monde a changé l auteur aussi La question juive notamment est moins brûlante qu en 1952 et le cinéaste ainsi qu il s en explique dans le dossier de presse a modifié le scénario en conséquence Si quelques détails font penser que l action se déroule aujourd hui une certaine théâtralité dans les décors dans les costumes dans les gestes la libère d une historicité précise Dans cette perspective l identité juive d Isaac apparaît surtout comme une manière de souligner l étrangeté des deux amants l un à l autre que redouble leur différence de classes Désargenté le jeune artiste est de fait du côté des paysans qu il prend chaque jour en photo et dont le chant magnifique vient régulièrement scander le rythme de l intrigue La beauté de ce film sa douceur ensorcelante vient essentiellement du point de vue que Manoel de Oliveira adopte sur les penchants mortifères de ce personnage qu il a fait interpréter par son petit fils Ricardo Trepa Comme s il était lui même prêt à rejoindre la farandole de ses fantômes Isabelle Renier Le Monde Une nuit pluvieuse une voiture arrive dans une bourgade portugaise Ses occupants missionnés par leurs employeurs une famille de notables de la région sont à la recherche d un photographe La jeune femme de la maison Angélica qui venait de se marier est morte subitement On souhaite que ses traits sur son lit de mort soient saisis pour en garder la trace et le souvenir Le photographe local étant absent on fait donc appel à Isaac jeune homme juif féru de photographie qui loge à la pension de Dona Rosa Quand Isaac pénètre dans la chambre mortuaire d Angélica en présence de toute la famille il a un choc la jeune femme dans sa grande robe de princesse est non seulement ravissante mais elle sourit Plus encore alors qu il la vise avec son objectif elle ouvre les yeux et lui adresse un sourire encore plus grand Isaac tombe amoureux d Angélica Mais dès le lendemain Isaac se livre à une autre passion prendre en photo les ouvriers viticulteurs à l ancienne qui chantent le long des coteaux La place nous manquerait pour

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  • Changement d'adresse | Les deux scènes
    cocasse des silences de Fanny Valette ingénuité suspecte de la logorrhée de Frédérique Bel Mais le film est riche aussi d un envers plus désenchanté Plusieurs rebondissements contraignent les personnages à des extrémités peu glorieuses tandis que l étalement du récit sur plusieurs années dévoile leur face cachée les mauvais plis qu ils prennent Loin de Rohmer à qui Emmanuel Mouret est souvent comparé on a ainsi le temps de voir changer les sentiments en fonction des circonstances et de douter qu il existe une combinaison amoureuse idéale reliant tel et telle Louis Guichard Télérama Lors de la présentation du troisième long métrage d Emmanuel Mouret en mai à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes on a cru lire ici et là que le réalisateur proposait une synthèse d Eric Rohmer et de Woody Allen La formule séduisante mais approximative vaut ce que valent toutes les formules Il semble plus juste d établir une autre filiation une sorte de rencontre de Fernandel et Jean Pierre Léaud pour vraimentrendre justice au cinéma de Mouret en l abordant par les acteurs plutôt que par une mise en scène dont les réminiscences rohmériennes avérées ne jouent pas forcément en faveur du jeune cinéaste Rattaché à la catégorie assez rare des réalisateurs acteurs Mouret incarne le même personnage d amoureux maladroit dans la plupart de ses films le cinéaste apporte de prime abord un sens très sûr très fin très élaboré du casting et partant des mécanismes dramaturgiques qui résultent de l archéologie et de la matière des corps qui servent son histoire Qu est ce en effet considéré en soi que l argument deChangement d adresse sinon le canevas mille fois remis sur le métier de part et d autre de l Atlantique d un canon de la comédie sentimentale selon lequel chacun des protagonistes s inflige mille détours et mille morts avant de comprendre que la chaussure qui convient à son pied se trouvait dès le départ tout à côté de lui dans la peau du classique et tendre confident Dans Changement d adresse cela donne la trame suivante David jeune provincial embarrassé qui enseigne l art du cor s installe à Paris en colocation avec Anne jeune fille délurée et expansive rencontrée dans la rue et qui tient une boutique de photocopies Après une première et naturelle tentative de rapprochement charnel les deux partenaires conviennent que le fondement d une colocation réussie relève de l entretien d une saine amitié plutôt que de celui des braises de la passion Chacun s occupe donc de son côté à son affaire elle avec un client de passage dont elle tombée illico amoureuse et qu on ne verra jamais lui avec Julia une jeune étudiante timide mais infiniment séduisante qu il poursuit de ses assiduités à mesure qu elle se soustrait à son désir Le grand intérêt du film réside pourtant moins dans l art subtil mais attendu de ménager les nombreux rebondissements de son action que dans la manière beaucoup plus

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  • Burn after reading | Les deux scènes
    Téléchargements Contact Billetterie Cinéma Comité de sélection 2012 2013 Lycéens et Apprentis au Cinéma en Franche Comté Burn after reading Calendrier À l affiche Mardi 19 Mars 2013 à 9h00 Mardi 19 Mars 2013 à 10h00 Comité de sélection 2012 2013 Lycéens et Apprentis au Cinéma en Franche Comté Burn after reading Joel et Ethan Coen 1h35 États Unis 2008 Synopsis Osborne Cox analyste à la CIA est viré Très en colère il rentre chez lui écrire ses mémoires et noyer ses ennuis dans l alcool Sa femme Katie consternée décide alors de le quitter Quelque part à des années lumière de là Linda Litzke et son collègue Chad Feldheimer employés d un club de sport tombe sur un CD contenant des informations destinées au livre de Cox ils décident de tirer parti de cette aubaine Les événements se précipitent et échappent bientôt à tout contrôle Générique Titre original Burn after reading Réalisation Joel et Ethan Coen Scénario Joel et Ethan Coen d après l oeuvre de Stansfield Turner Image Emmanuel Lubezki Musique Carter Burwell Montage Joel et Ethan Coen crédités sous le pseudonyme de Roderick Jaynes Interprétation George Clooney Harry Pfarrer Francis McDormand Linda Litzke John Malkovitch Osborne Cox

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  • Bonnie and Clyde | Les deux scènes
    Benton avaient écrit le script pour François Truffaut Arthur Penn en tira une oeuvre légendaire qui mélange les genres avec un bonheur constant et s appuie sur deux interprètes en passe de devenir des stars La carrière fulgurante du gang Barrow est prétexte à une tragi comédie sanglante et hétéro gène où Penn sur des rythmes jazzy reconstitue les Etats Unis des années 30 à coups de fausses actualités et d inter mèdes burlesques Le crépitement des mitrail lettes et les corps criblés de balles sont au rendez vous en son temps le film fit polé mique mais il est clair qu il ne fait jamais l apologie de la violence étudiant sans fausse pudeur la place des armes à feu dans la société américaine Aurélien Ferenczi Télérama tv 3 mai 2008 Et si le problème d Arthur Penn c était d avoir été le type clean d une génération de cinéastes défoncés On s aventure peut être mais on voit mal cet intellectuel bon teint le nez planté dans un saladier plein de coke C est pourtant l image obligée d un trublion du New Hollywood telle que déposé par les génies Coppola ou Scorsese Penn leur a ouvert la voie Bonnie and Clyde puis Easy Rider de Dennis Hopper sont les deux films qui marquent le tournant seventies du cinéma américain bouleversant de fond en comble le mode de fonctionnement des studios et les codes du récit cinématographique Pourtant Penn est devenu peu à peu une fig ure lointaine à la filmo effilochée très tôt dès 1981 avec son dernier véritable grand film Georgia Douce amère C est aussi qu il connaît tardivement la gloire à Hollywood puisque lorsque Warren Beatty le contacte pour Bonnie and Clyde Penn a 44 ans L acteur producteur le veut parce qu il cherche un type efficace qu il pourra dominer sur le plateau Le tournage sera tendu Beatty se mêle de tout discute de chaque emplacement de caméra de choix de mise en scène Penn avait fait la grimace en lisant les premières versions du scénario il voulait remettre un peu de raison dans le script foutraque d un duo de jeunes inconnus David Newman et Robert Benton Vous êtes en plein délire les gars Vos héros sont déjà assez marginaux comme ça Ils tuent ils dévalisent des banques Si vous en faîtes en plus des désaxés le public ne s identifiera jamais à eux Ça va bousiller le film Au bout du compte l odyssée du couple de gangsters dans l Amérique de la Dépression l idée de casting unissant au bogosse déjà millionnaire Warren Beatty une blonde qui n avait tourné que des panouilles mais dégageait une énergie de pétroleuse le montage à l emporte pièce les ralentis le banjo obsédant en bande son tout participait à l excitation inouïe du film bien de son époque et peut être même un peu en avance sur elle capable de tenir dans la course folle d un couple de criminels insolents

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  • Gloria | Les deux scènes
    Lorsque Gloria la voisine en manque de café vient sonner à leur porte il a l idée de lui confier son fils Phil qui ainsi échappera peut être à la mort qui lui semble promise Réticente Gloria accepte à contrecoeur et emmène Phil auquel son père a confié un livre important Quelques instants plus tard la fusillade éclate Gloria et Phil partent dans les rues de New York Générique Titre original Gloria Réalisation John Cassavetes Scénario John Cassavetes Image Fred Schuler Musique Bill Conti Montage George C Villasenor Son Danny Rosenblum James Perdue Décors René D auriac Costumes Peggy Farrell Emmanuel Ungaro Production Columbia Pictures Corporation Distribution Mission Cinéma Distribution Sortie en France 31 décembre 1980Couleurs Durée 2h03 Interprétation Gloria Swenson Gena Rowlands Phil Dawn John Adames Jack Dawn Buck Henry Jeri Dawn Julie Carmen Margarita Vargas Lupe Guarnica Le barman Lawrence Tierney Critique Juste avant d être assassiné Jack Dawn comptable de la Mafia confie son petit garçon à Gloria une ancienne danseuse D abord réticente Gloria entreprend de sauver l enfant témoin gênant traqué par les tueurs de l organisation John Cassavetes filme une réalité nue et violente celle de la grande ville Dans cet immense dédale urbain le polar éclôt presque naturellement l assassinat d une famille par la Mafia la traque d une femme et d un enfant New York palpite au rythme de guérillas privées dont le déchaînement paraît soudain presque ordinaire L histoire d amour et d apprivoisement que le cinéaste insère dans cette frénésie est elle exceptionnelle Gloria personnage ambigu volontaire jusqu alors résolument égoïste s attache peu à peu à un inconnu de 6 ans Un mini macho qui l énerve et l émeut comme un vrai amoureux A eux deux peu à peu ils recréent dans leur fuite une cellule originelle

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  • Une Bouteille à la mer | Les deux scènes
    Tal reçoit une réponse d un mystérieux Gazaman Générique Réalisation Thierry Binisti Scénario Thierry Binisti Valérie Zenatti Producteurs Mylena Poylo Gilles Sacuto TS Productions Directeur de la photographie Laurent Brunet AFC Ingénieur du son Erwan Kerzanet Olivier Dandré Montage Jean Paul Husson Casting Brigitte Moidon ARDA Chef décorateur Boatz Katznelson Chef costumière Hamada Attalah Musique Originale Benoît Charest Acteurs Agathe Bonitzer Mahmoud Shalaby Hiam Abbass Critiques De ce film qui s ouvre sur le vacarme effrayant d un attentat à la bombe au coeur de Jérusalem Ouest la première qualité est contre toute attente le charme Celui de ses personnages celui de leur jeunesse Elle s appelle Tal elle a 17 ans et elle est venue de France pour vivre en Israël avec ses parents Il s appelle Naïm il a 19 ans il est palestinien et vit à Gaza Une bouteille à la mer a créé comme un trait d union entre eux Tal y avait glissé un message disant son incompréhension face aux attentats anti israéliens et aussi son ignorance de ce que sont vraiment ces Palestiniens qu on appelle simplement autour d elle les ennemis Le frère de Tal soldat de Tsahal a jeté la bouteille dans la mer de Gaza Et le message est arrivé jusqu à Naïm Cette histoire séduisante est tirée d un livre pour la jeunesse écrit par Valérie Zenatti qui s inspirait de son expérience personnelle 1 Le film rend attachantes la spontanéité des personnages leur manière de s approprier le conflit israélo palestinien sans se laisser dicter des réponses par les adultes Leurs e mails rythment le film Lus en voix off ils font surgir le quotidien Il fait froid j ai me l hiver à Jérusalem une réalité proche du documentaire comme lorsque Tal assiste à la cérémonie du treizième

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  • Tous au Larzac | Les deux scènes
    faible contre le fort qui les a unis dans un combat sans merci pour sauver leurs terres Un combat déterminé et joyeux mais parfois aussi éprouvant et périlleux Tout commence en 1971 lorsque le gouvernement par la voix de son ministre de la Défense Michel Debré déclare que le camp militaire du Larzac doit s étendre Radicale la colère se répand comme une trainée de poudre les paysans se mobilisent et signent un serment jamais ils ne cèderont leurs terres Dans le face à face quotidien avec l armée et les forces de l ordre ils déploieront des trésors d imagination pour faire entendre leur voix Bientôt des centaines de comités Larzac naitront dans toute la France Dix ans de résistance d intelligence collective et de solidarité qui les porteront vers la victoire Plus que jamais le Larzac est vivant Générique Réalisateur et scénariste Christian Rouaud Producteurs Sandrine Brauer Marie Masmonteil Denis Carot Avec Léon Maille Pierre et Christiane Burguière Marizette Tarlier Michel Courtin José Bové Christian Roqueirol Pierre Bonnefous Michel Vincent Critiques Le Larzac plateau rocailleux du Massif central a bien failli se transformer en champ de manoeuvres En 1971 l armée projetait d en expulser les habitants pour agrandir le camp militaire local Sans doute l Etat tenait il la petite centaine d agriculteurs concernés pour quantité négligeable Grave erreur Le reste dix ans de lutte contre les gouvernements successifs appartient à l histoire sociale et politique de notre pays Le cinéaste Christian Rouaud est revenu sur cette terre de résistance pour interroger le passé Il bâtit son film sur les témoignages des anciens A priori austère cette forme se révèle passionnante le montage serré vif forme une palpitante épopée Chacun avec sa gouaille son émotion fait surgir les images Toute la France bouillonnante d après 1968 est

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  • Morse | Les deux scènes
    la cour enneigée de son immeuble et imagine des scènes de vengeance Quand Eli s installe avec son père sur le même palier que lui Oskar trouve enfin quelqu un avec qui se lier d amitié Ne sortant que la nuit et en t shirt malgré le froid glacial la jeune fille ne manque pas de l intriguer et son arrivée dans cette banlieue de Stockholm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses Il n en faut pas plus à Oskar pour comprendre Eli est un vampire Leur complicité n en pâtira pas au contraire Générique Titre original Låt den rätte komma in Réalisation Tomas Alfredson Scénario John Ajvide Lindqvist d après son roman Låt den rätte komma in Image Hoyte Van Hoytema Musique Johan Söderqvist Son Mikael Brodin Christoffer Demby Maths Källqvist Montage Dino Jonsäter Tomas Alfredson Décors Eva Norén Costumes et maquillage Maria Strid Production Efti Overture Films Hammer Film Productions Producteurs John Nordling Carl Molinder Interprétation Oskar Kåre Hedebrant Eli Lina Leandersson Håkan Per Ragnar Erik Henrik Dahl Yvonne Karin Bergquist Critiques Sorti en pleine Twilight mania Morse n a pas bénéficié de la mode des vampires à l écran Les ados auraient pourtant eu tout à gagner à découvrir ce film fantastique suédois superbe antithèse à la mièvrerie de Stephenie Meyer La neige recouvre les mornes banlieues des années 1980 comme un linceul Les mouvements au ralenti des personnages engourdis par le froid contribuent à l atmosphère cotonneuse de Morse Tomas Alfredson a eu l intelligence de renoncer au folklore gousse d ail crucifix pieu dans le coeur pour privilégier le silence et les ellipses Les explosions de violence n en sont que plus impressionnantes Violence bestiale d Eli vampire à jamais figé dans le corps d une gamine de 12 ans

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